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Tonic 178 - Mars 2014

Tonic 178 – Mars 2014

1 mars 2014 à 12:00 - 1 commentaire

Bouxwiller : Un riverain croule sous une avalanche de contraventions !
Zittersheim : Une guerre entre voisins se prépare !
Portrait : Pascal May / Disquaire « La Troccase »
Surbourg : Accusé à tort d’avoir volé du bois
Zimmersheim : Quand les banques se remplissent les poches sur le dos des plus vulnérables !
Sarrebourg : De l’argent pour l’hôpital ou pour le cinéma ?… La municipalité a fait son choix !
Haguenau : La lente descente aux enfers d’une policière municipale
Otterswiller : Municipales à Otterswiller : seppele pour la 7ème fois ?
Bischheim : Sweet home…burger !
Neuwiller-lès-Saverne : Après le mur de la honte, voici le jardin des soupirs !
Herbitzheim : Rouler son monde… La meilleur façon d’obtenir des terrains gratuits !
La Petite-Pierre : Affaire Cléone : des articles qui font des vagues
Pays de Bitche : Qui tient les rênes au Pays de Bitche ?
Marienthal : Haut lieu de piété… attention où vous mettez vos pieds !
Dossier spécial JO d’hiver : Storchy à Sotchi
DOSSIER : Les élections municipales 2014
ZOOM SUR… : L’osterputz, ou le fameux nettoyage de printemps

Le plus intéressant… c’est maintenant !

Dans quelques jours (le 23 et le 30 mars prochains) auront lieu les élections municipales et nous allons élire nos nouveaux conseillers municipaux qui, entre eux, choisiront le nouveau Maire qui gèrera, durant les six prochaines années (officiellement avec, mais souvent sans son équipe) les intérêts de sa commune. Presque toujours, les prétendants à ce poste se font connaître bien avant leur campagne électorale. Ce sont souvent des personnes qui, soit sont mécontentes du travail de celui en place et/ou convaincues qu’il faille du changement pour « ré-booster » la vie communale (c’est souvent le cas dans les petites communes) et ils s’y présentent avec un courage aussi énorme que leur conviction. Ou alors ils sont « maires sortants » et se sentant bien à leur place n’ont pas trop envie d’en bouger… ou, ce sont des individus qui ont fait de la politique leur métier – dans lequel cas l’intérêt dépasse la plupart du temps le simple « bien-être » de leurs concitoyens (le prétexte incontournable pour ces gens) – pour occuper le devant de la scène et pour surtout disposer d’un tremplin qui pourra les catapulter à un poste bien plus éminent (où l’aspect pécuniaire tient tout de même le rôle le plus important).

Mais le plus intéressant dans une élection politique (et ce… quelle qu’elle soit !) n’est pas le résultat du vote en lui-même, mais la manière dont les élus ont réussi à tirer la couverture vers eux.
Et dans cette phase, aujourd’hui, à quelques jours de la consultation, nous y sommes en plein dedans !
Les « sortants » découvrent tout d’un coup qu’ils pourraient, lors de leur prochain mandat, faire des choses qu’ils auraient dû faire durant leur dernier mandat déjà mais, diront-ils, qu’ils n’ont pas pu faire par la faute d’un tel ou d’un autre. « Je vais » ou « Je ferai » sont leurs débuts de phrases préférés suivis d’une ribambelle de promesses qu’ils ne tiendront que très peu ou alors pas du tout.
Leurs opposants ont, eux, une toute autre tactique… celle du : « Moi Maire, je… » également suivi d’un programme à couper la chique à n’importe quel électeur, mais qui, dans les faits, sera aussi efficace que celui de leur adversaire.
Alors va gagner celui qui sait entuber le mieux son électorat, celui qui sait proférer les plus extraordinaires mensonges, celui qui aura la meilleure tchatche, celui qui caressera le mieux dans le sens du poil, celui qui est le plus hypocrite… celui qui sait le mieux jouer au poker menteur !…Et sur ce terrain là il y a de vrais spécialistes !

Mais il faut aussi croire que les électeurs ont l’air d’aimer ça… de se faire enjôler (synonyme : d’entuber !) de temps en temps… histoire de mieux pouvoir critiquer celui qu’ils ont eux même voté ! (Ça ne vous rappelle rien ?) Pour bien faire, il faudrait donc donner sa voix à celui qu’on ne voudrait pas voir diriger la commune… mais là aussi, il n’est pas certain du tout que le problème serait résolu !
Le mieux, c’est encore que chacun aille voter en son âme et conscience, et tant pis s’il met le mauvais ticket dans l’urne… bonne chance !

Que vous soyez de gauche ou de droite, des extrêmes ou du centre, abstentionnistes ou désintéressé(e)s par la politique, pour nous, peu importe votre opinion… toute l’équipe de Tonic magazine vous souhaite… une bonne et agréable lecture de ce nouveau numéro !
Claude Schaeffer

Tonic 167 - Mars 2013

Tonic 167 – Mars 2013

1 mars 2013 à 12:00 - Aucun commentaire

Collectivité territoriale d’Alsace : Un ticket ministériel pour Philippe Richert ?
Berstheim : Le passager voulait ramasser le GPS… il prend une amende de 90 euros !
Colmar : Sondage électoral
Hôpital de Sarre-Union : Des pâtes au beurre pour les « p’tits vieux » !
Social : L’inhumanité, ras le bol !
Sarrebourg : Rien que de la misère… stop !
La Walck : Droits à la retraite… une loi incompréhensible !
Agglomération mulhousienne : Après les pigeons les dindons
Portrait : Denis Rambaud, premier adjoint de la Ville de Mulhouse
Mulhouse : Il était une fois aux urgences
Coup de gueule de la planète mars : Les policiers passent et la misère reste !
Club hippique de Saverne :Licencié pour avoir nourrit des chats !
Bining : Guerre entre voisins : c’est le tribunal qui décidera !
Lingolsheim : Elle héberge des amis qui lui font quitter son appartement !
Strasbourg : Immatriculé dans les Vosges, il paie 200 euros de plus qu’un client strasbourgeois !
Mulhouse : Les coquelicots sont chers à mulhouse cette année
Oberhoffen s/Moder : Un véhicule (quotidiennement ?) en infraction
Rencontre : Hubert Kempf, Créateur et restaurateur de vitraux
DOSSIER : Troubles de voisinage… bien vivre avec votre voisin !
Juridique : Les droits des personnes handicapées I. L’accès à la scolarité
Interview décalée : Tonic ton maire : Jacques Bigot

Allons danser !

Connaissez-vous Jacques, Bibi, Jimmy et Jacky ?… Non ?… Certainement oui pour quelques-uns d’entre vous et certainement non pour les autres. Pourtant, ils le méritent… d’être connus !

Dans cet édito, et en ce tout début du mois de mars – qui va sonner le glas de l’hiver, durant lequel les journées vont être vraiment de plus en plus longues, où les rayons du soleil réchaufferont déjà assez la terre pour que les premières fleurs percent, où l’on s’occupera des premier semis – j’ai décidé de ne pas vous parler de crise monétaire ou sociale, d’avenir noir, d’hiver pourri, de la Collectivité Territoriale, d’un Gérard qui fout le camp ou d’homosexuels qui ont désormais le droit de s’enfiler… un anneau autour du doigt !

En ce début du mois de mars, j’ai décidé de fermer l’œil qui ne voit que le mal, la souffrance et les difficultés et de laisser ouvert celui qui ne voit que le bien, le merveilleux et l’agréable. Regardons pour une fois les bonnes choses. Le printemps qui arrive, la vie qui reprend, les oiseaux qui rechantent et cette nature toute entière qui sort de sa torpeur… Quel bonheur !

Bientôt la gent féminine pourra à nouveau se balader sans se couvrir l’épiderme jusqu’au ras du cou, même si les jupes courtes ne sont pas encore tout à fait de saison. Les terrasses devant les bistrots, les amer-bière et le Pinot Noir réapparaîtront eux aussi lors des journées les plus clémentes et la gent masculine pourra également pleinement jouer de son charme, de sa virilité et de sa vigueur retrouvée devant ces dames qui arboreront une féminité printanière.

Les deux meilleures saisons de l’année sont devant nous. Nous entrons de plain-pied dans ce cycle où les fourmilières grouillent, où tout le monde a des idées plein la tête et le courage de les transformer en actes plein les tripes. Alors, soyons nous aussi fourmis… mais cigales également !

Et c’est là que réapparaissent Jacques, Bibi, Jimmy et Jacky puisque ces quatre là sont des vendeurs de bonheur, des semeurs de joie. Bien sûr, il y en a d’autres comme eux qui s’évertuent à la même discipline et ils ne sont pas toujours quatre. Souvent seul, à deux, trois, quatre, cinq ou même plus… leur mérite est de nous rendre heureux !

Jacques, bibi, Jimmy et Jacky sont musiciens. Leur groupe s’appelle « Les Marley Brown » et ils font rêver, danser et chanter les fourmis/cigales.

Pour l’avoir testé, je peux vous dire que ça marche ! J’en suis même devenu un adepte invétéré et désormais je les suis, tous les dimanches – peu importe où ils posent leurs instruments – entre l’écriture du début d’un article le matin et sa finition le soir.

Moi fourmi, je me fais donc cigale, le temps de quelques heures, en veillant à ne laisser ouvert que l’œil qui ne voit que le bien, le merveilleux et l’agréable, en veillant surtout à laisser fermé celui qui ne voit que le mal, la souffrance et les difficultés. Le monde devient alors extraordinaire et on aimerait rester borgne toute sa vie.

Donc, allons danser et le monde n’en sera que plus beau…

Toute l’équipe de Tonic magazine vous souhaite bonne lecture de ce nouveau numéro et un début de printemps doux et chaleureux… s’gilt !

Claude Schaeffer

Tonic 156 - Mars 2012

Tonic 156 – Mars 2012

1 mars 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

Reichshoffen :
Son nom ne figure pas sur son acte de naissance

Bining :
L’État au pilori

Mulhouse :
La justice ne croit que ce qui est écrit

Colmar :
Miss Asia à Colmar

Femmes d’Alsace :
Pour l’égalité en politique !

19 mars 2012 :
50ème anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie

Niedermodern :
La gâchette facile

Nothalten :
Deux poids… deux mesures

Rencontre avec…
Jean-Paul Sorg, philosophe

Pôle métropolitain Strasbourg-Mulhouse
Nouveau gadget technocratique ?

Histoires d’ours…
Comment protéger les derniers grands espaces canadiens ?

Colmar :
Écoles mortes

PAGES RÉGIONALES 67 :

La Walck
Logée dans un appartement inhabitable
Zinswiller
75 000 euros ou… la rue !
Marmoutier
Où sont passés les gains ?
Hatten
Le fioul plus cher que le loyer


PAGES RÉGIONALES 68 :

Ensisheim
Encore une victime de ThermoSEME
Ballersdorf
Ambiance…
Altkirch
On nous aurait menti ?!
Bockel, seigneur de Haute Alsace
Seppois-le-Bas
Le joujou fait encore parler de lui

C’ « été » l’hiver…

Cher lecteur, ça fait longtemps qu’on ne s’est plus fait un tête à tête éditorial toi et moi, puisque désormais tu passes ces moments d’intimité un mois sur deux avec Claude Schaeffer qui, j’en suis sûre, a déjà fait tourner les têtes de ces dames… ça va ça va, ne vous bousculez pas mesdames, y’en aura pour tout le monde !

On est en mars, c’est bien ça ? Ouf ! on l’a échappé belle, un peu plus et le mois de février durait toute l’année. Si je t’assure. Figure-toi que j’en ai appris une bonne début février… Tiens-toi bien, je ne sais pas si tu vas supporter la nouvelle. Prêt ? Bon d’accord mais tu l’auras voulu. Eh bien, cette année – retiens la date surtout, février 2012 – il a fait froid en hiver. Je vois d’ici ta mine perplexe et tes yeux exorbités, mais c’est pourtant la stricte vérité. Tu penses bien qu’on en a parlé aux nouvelles du matin, du midi, du soir, avec des flashs spéciaux si de trop gros flocons s’abattaient sur la région… Brrrr ! ça a duré trois semaines. Trois semaines d’angoisse pendant lesquelles on se demandait si Gérard, interviewé par une chaîne de télévision, allait réussir à gratter son pare-brise avant d’aller travailler, si Marcel ne glisserait pas sur le trottoir devant chez lui et si Marguerite, interrogée le lendemain, se rappelait d’avoir eu un jour aussi froid en hiver. Trois semaines à vivre au rythme de terribles intempéries. Trois semaines à braver le froid et à attendre, grelottants, que le journal télé veuille bien nous donner son verdict cinglant : le froid s’est installé, et en plein mois de février ! Si c’est pas une honte ! Mais que fait la police ?
Voilà au moins une actualité accessible pour les journalistes, pour peu qu’on n’ait pas à se les geler trois heures dans la rue à faire des micros-trottoirs. Sinon, j’ai une solution toute trouvée, il suffit de faire ça au printemps, tu mets un peu de neige artificielle par-ci par-là, tu enfiles ta tenue de ski et tu prépares ton sujet pour les trois années à venir. Succès garanti (sauf températures tropicales en plein mois de février, mais dans ce cas arrête de mentir, tu n’es pas en Alsace !), tu feras un malheur tous les ans avec un minimum d’efforts. Audimat garanti.
Plaisanterie mise à part, évidemment on a eu froid cet hiver, peut-être un peu plus que l’année dernière, soit, mais au fond qu’est-ce qui change ? Les victimes sont toujours les mêmes, elles sont « juste » un peu plus nombreuses. Alors oui, on peut parler de météo trois fois par jour, y consacrer 25 minutes du journal et accuser ce vilain vilain vent de Sibérie de tous les maux, il n’en reste pas moins que si personne n’était à la rue, personne ne mourrait de froid, en Alsace ou ailleurs, en décembre, en janvier ou en février. Mais il est plus simple de parler du temps. Moi aussi j’aime bien parler du temps, ça ne mange pas d’pain comme dirait l’autre, et puis c’est divertissant, on en parle avec tout le monde, son voisin, sa boulangère, dans la salle d’attente du médecin… on parle moins des gens qu’on croise en allant bosser, qui dorment sur le trottoir d’en face, transis de froid. En dire quoi ? Que c’est inacceptable ? Révoltant ? Que rien que d’y penser on en a des nausées ? Et après ? Après… on fait comme tout le monde, on passe à autre chose. On ouvre son Tonic et on s’aperçoit que non, rien ne change, on prend les mêmes et on recommence… Ce mois-ci lecteur, j’ai décidé d’accorder quelques pages aux femmes. Non, je ne suis pas une chienne de garde, juste une femme. Une femme. en 2012. Une femme qui souhaite que la parité en politique ne se résume pas à un texte de loi. Une femme qui croit encore en ses rêves. Une femme comme les autres ? Peut-être. Sans doute.
Rien ne change, donc. Nous non plus. Et après ? Après… c’est le printemps. Ma saison préférée. Moi aussi je pourrais parler du temps à longueur de temps, si j’avais le temps. Le temps de penser au temps, le temps de voir défiler le temps. Le temps d’avoir du temps. Du temps pour les autres. Du temps pour mon voisin. Du temps pour ma boulangère. Cela nous permettrait de parler d’autre chose que du temps. Au printemps peut-être, quand le temps sera plus clément. Mais au printemps, profitons plutôt du temps… nous aurons tout le temps, cet hiver, de perdre notre temps.
Puisque décidément rien ne change, si nous trinquions ? Le Pinot Noir est bien meilleur au printemps.

G’sunteit !
Alexandra vallat et toute l’équipe

Tonic 145 - Mars 2011

Tonic 145 – Mars 2011

1 mars 2011 à 12:00 - Aucun commentaire

/ ! \ 2 COUVERTURES, 1 SEUL MAGAZINE / ! \
Afin de vous satisfaire pleinement, Tonic vous propose deux couvertures spécifiques (Haut-Rhin – Bas-Rhin).
Le contenu reste toutefois inchangé et concerne toujours toute la région.

Les cantonales du Nord au Sud

Colmar :
Ca fait tache

Saint-Louis :
Le proviseur relaxé

Saverne :
La police municipale à contre-sens

Dambach-la-Ville :
Le calvaire d’un bénévole !

Et si Patrick Binder n’avait pas lu Tonic ?

Marmoutier :
Comprendre la mort de son enfant

Rittershoffen :
Vétérinaire indélicat ?

Dehlingen :
La guerre des chemins

L’Arche de Noé :
Comment Joseph HEYER s’est fait prendre ses 5 chevaux

Le Sundgau :
Faites demi-tour dès que possible !

Berentzwiller :
On leur a sonné les cloches !

Les limousines mulhousiennes :
À l’assaut de la Franche-Comté !

Langensoultzbach :
Le fils de son ami brûle sa voiture

Merxheim :
La mort du presbytère ?

Otterswiller :
Des lettres et des chiffres… Seppele fait rougir Blessig

Association :
Le sourire de Cathy « Vivre sa vie malgré la maladie »

Fort-louis :
(Tonic) Pigeonné par des p’tits vieux

Le Donon :
Le tourisme autrement

ThermoSEME :
Le concessionnaire de Richwiller condamné

Niederschaeffolsheim :
Amende payée : on lui redemande le fric !

Troxler ou la bataille pour l’alsacien de père en fille

Ungersheim :
L’honneur rendu à Marc Grodwohl

La dernière de Bockel


“Temps” pis pour nous !

Vous le voyez comme moi, ce mince rayon de soleil qui tente de faire sa place au milieu de cette mélasse neigeuse ?
Je l’ai aperçu tout à l’heure, me faisant de l’œil alors que je tremblais comme une feuille morte, engoncée dans une doudoune et des moon boots ultra sexy.
T’en penses quoi, lecteur ? que le printemps pointe le bout de son nez ? Tu vas me dire : il serait temps ! on se farcit quand même, depuis le mois d’octobre, une météo à nous bouffer le peu de vitamines et d’énergie emmagasinées l’année dernière. Pas de quoi tenir le choc en Alsace ! À force de voir nos têtes de vieilles serpillières usagées, on a même pensé à délocaliser nos bureaux sur une plage au soleil. Mais après mûre réflexion, on s’est dit que, dégoter des infos alsaciennes croustillantes sous un cocotier dominicain, ça le ferait moyen.
Bref, nous voilà, comme chaque année, à attendre l’arrivée du printemps qui durera comme chaque année 10 jours à tout casser et qui, comme chaque année, va nous coûter bonbon en asperges, en fraises, en rhubarbe et en apéros entre copains. Ceci dit, mieux vaut se ruiner à grands coups de fraise melba qu’en gaz, électricité et achat intempestif de fioul. L’autre jour je suis tombée par mégarde sur ma dernière facture d’électricité (d’habitude je les jette, pas toi ? ça fait moins mal au derrière et ça brûle bien dans la cheminée) et j’ai calculé le nombre de tartes aux fraises que je pourrais faire avec ça… ben ça fait peur, y’aurait de quoi assouvir les envies d’une femme enceinte sur plusieurs générations ! Je sais, ce calcul ne sert à rien, mais en même temps j’ai jamais été douée pour les calculs qui servent à quelque chose, du genre « je fais mes comptes à la fin du mois » ou des trucs rasants de ce genre.
On rigole on rigole, mais pour peu que t’ais envie de te faire un ciné en famille à la fin du mois, t’as plutôt intérêt à la jouer serré et à supprimer immédiatement de tes pensées impures l’idée de te payer une petite bouffe après.
Même si ton compte en banque ressemble plus au désert de Gobi qu’à l’océan pacifique (je t’avais dit de rien offrir à la Saint Valentin mais t’as pas voulu écouter), fêtons ensemble l’arrivée des beaux jours (mais si ils vont arriver, mauvaise langue) et préparons-nous à un printemps mouvementé sous le soleil alsacien. Tu verras, en lisant ce Tonic, que nos élus n’en ont que faire des tartes à la rhubarbe, des transats au soleil et autres réjouissances saisonnières. En combinaison de ski ou en string léopard, ils rêvent avant tout de se la dorer sous le soleil élyséen, quitte pour cela à bouffer la poussière dans l’ombre de leur édile ou de leur idole, c’est selon.
Bon c’est pas qu’on t’aime pas, mais il est temps pour nous d’aller nous refaire un petit ravalement de façade avant que la lumière printanière ne vienne accentuer sur nos visages les ravages d’un hiver trop rude. Au programme, soins du visage, épilation (oui oui, les mecs aussi, un journaliste Tonic, ça s’entretient), french manucure, coiffeur, séances de gym tonique (on a l’intégralité des CD au bureau) et tout le toutim. Mais avant tout, remettons un peu de blush sur ce nouveau Tonic qui, malgré les intempéries, n’a rien perdu de son bagout.

Bonne lecture et amitiés de toute l’équipe,
Alexandra Vallat

Tonic 134 - Mars 2010

Tonic 134 – Mars 2010

1 mars 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

Haguenau
Nous avons testé un magnétiseur

Kaltenhouse
Des hallucinations pour le maire ?

Cité Barberousse
Les aventures de Coco

On vous l’avait dit !
Des vacances aux frais de la princesse (NOUS !)
pour les potentats locaux

Mulhouse
Un tramway nommé malaise

Mulhouse
Les travaux ont tué le tabac

Sarre-Union
Les pompiers de Sarre-Union se les gèlent

Mulhouse
La ministre de la Justice dit comment
poursuivre les boycotteurs

Mulhouse
Bruits de couloir

Alsace Bossue
Un élu exécuté

Obernai
Astérix chez des bouchers

Nord Alsace
Arnaque à la Sécurité Sociale

Crédit Mutuel
Tel est pris qui croyait prendre

Tchou tchou
Roland Ries, le grand européen !

Erreur médicale
Une justice sous influence

Colmar
Ordre National du Mérite

Mulhouse habitat
1,4 millions de perte de loyers

Schilick
Schellige esch e Hundsnàtion

Mulhouse
Chuchotements mulhousiens

Lutterbach
Dénucléarisée, renucléarisée et bientôt incarcérée

N’attendons pas que l’on nous jette la cacahuète !
Aux urnes Alsaciens

Niedersoultzbach
La précarité : un emploi àtemps plein ?

Régionales et régionalisme
Y’a du boulot !

Tournez immédiatement à gauche !

Les vœux de bonne année, c’est fait. Les crêpes, c’est fait. La Saint Valentin, c’est fait (ou pas). Les alertes à la neige, c’est fait (ou pas).
Nous restent le soïwater et les élections régionales, autant dire qu’on n’est pas sorti de l’auberge. Tiens, à ce propos, il semblerait que l’Alsace ait mis son clignotant à gauche et que l’UMP risque d’aller droit dans le mur. C’est pourtant pas les derniers dans l’art de contourner les obstacles… à croire que le chauffeur est bourré, va savoir ! Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs, ou les bœufs dans la charrue je sais plus…
On a bien essayé de savoir ce que chaque parti propose à l’Alsace dans les six prochaines années, si si je t’assure, même qu’on a organisé un dîner-débat (p.31) à ce sujet et qu’on a laissé parler tout le monde… même les moins drôles. Question d’équité. Et des questions, on en a posé plein justement, des questions de citoyens lambda, des questions d’Alsaciens en manque de réponses, des questions d’Alsaciens qui ont peur, des questions d’Alsaciens qui ont encore de l’espoir, des questions de tous les jours, des questions d’Alsaciens en manque d’Alsace.
Des réponses, on n’en a pas eu beaucoup. Déjà faut réussir à décrypter tous ces messages alambiqués. Accroche-toi Jeannot ! Je sais pas toi, mais moi je me sens jamais aussi blonde que pendant un discours politique. Du coup, je me suis refait ma couleur au cas où, et je trimballe partout mon diplôme du BEPC. Bah oui mon pote, tu peux venir avec tes phrases à rallonge, moi aussi j’ai été à l’école ! Hé ouai je sais, ça en jette.
J’en étais où ? Ha oui, la droite, la gauche, le centre et leurs promesses pour l’Alsace. On parle de parlement alsacien, d’autonomie financière, de bilinguisme, de drapeau Rot un Wiss, on parle d’une Alsace forte, à la fois indépendante et à la hauteur des enjeux européens, mais le fond du discours s’enlise dans d’ordinaires guerres politiciennes.
Pas de réelle avancée, donc. Pas de proposition décoiffante, rock n’roll, bouleversante, impertinente ! A une semaine des élections, pas vraiment de quoi envisager un Conseil régional décomplexé et prêt à en découdre. Tout juste de quoi raccommoder les morceaux avec quelques poncifs revisités et une coiffe à la Hansi.
Mertalors, qu’est-ce qu’elle est pessimiste cette fille, pas rigolote du tout, faites-la taire ! Bah oui, ça doit être la pluie, faut dire que la météo en Alsace, c’est pas vraiment ce qui nous sort de la sinistrose.
Allez, c’est décidé, pendant une heure on ne pense plus ni à la politique, ni aux courses à faire, ni au temps (celui qu’il fait et celui qui passe), ni à la crise, ni à tous ces trucs pas marrants qui nous donnent ce teint de serpillière usée. Que celles et ceux qui ont un teint de pêche nous pardonnent et nous donnent leur recette beauté.
Pendant une heure, on (toute l’équipe TONIC) va penser à toi, lecteur, qui nous donne chaque matin l’envie de sortir du lit. On va penser à notre belle Alsace, si unique, si particulière, si riche de tous les possibles. On va penser au printemps, au ciel bleu, au soleil et aux miracles dont nous serons capables si nous unissons nos forces.

Le compte à rebours a commencé. Plus que 59 minutes. Accompagnons cette trêve d’un verre de Pinot Noir.

Gsundheit !

Alexandra Vallat