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Tonic 180 - Mai 2014

Tonic 180 – Mai 2014

1 mai 2014 à 12:00 - Aucun commentaire

Biesheim : Pourquoi le Maire (enfin l’ancien) a-t-il voulu s’approprier le club de karting ?
Haguenau : L’enfer du parc des Berges de la Moder
Mulhouse : Centre socioculturel Drouot… la suite !
Bitche : Sa mère lui demande de partir… parce qu’il ressemble trop à son père !
Télévision : Ne m’appelez plus jamais France… 3 Alsace !
Portrait : Robert Montanaro : sculpteur/peintre
Bust : Une salle multi activités en plein milieu du village ?
Hattmatt : Où est passé le matériel du comité des fêtes ?
Wasselonne : Un carrefour giratoire… inutile ?
Sarre-Union : Le coût d’un report
Mertzwiller : Travaux de réhabilitation achevés… et voila que des moisissures apparaissent !
Cernay : Pour quelle raison le maire veut-il démolir le presbytère ?
Mackwiller : Il est obligé de payer la redevance d’assainissement alors qu’il n’est même pas branché au réseau !
Sarrebourg : Une facture de 507,00 euros… alors qu’elle voulait seulement faire changer une lampe défaillante !
Ca s’est passé en avril
DOSSIER : Que faire de ses animaux de compagnie pendant les vacances ?

Vivent les fusions de régions !

Nos arrières-arrière-grands-pères ont combattu au coude à coude dans les tranchées durant la Première Guerre mondiale. Nos arrière-grands-pères ont été, d’un côté comme de l’autre, incorporés de force dans la Wehrmacht, et nos grands-pères respectifs ont, quant à eux, foulé les sables chauds de Batna, de Biskra, de Touggourt ou d’une autre ville du Sahara algérien où des fellagas leur tendaient des embuscades meurtrières.
Nos ancêtres communs sont… les Gaulois ! Notre pays est… la France et notre hymne national est… La Marseillaise ! À l’école nous avons suivi les mêmes cours, nous avons les mêmes coutumes, nous parlons la même langue et chacun possède un patois qui se ressemble tellement que, lorsque l’un dresse un peu l’oreille, l’autre est capable de se faire comprendre.
Nous avons du schnaps ?… eux aussi ! Ils ont leur potée ?… nous également ! Nous avons du Riesling ?… eux ont les Côtes de Toul ! Nous avons des quetsches ?… eux ont les mirabelles !
Finalement, à y regarder de près, il n’y a vraiment pas de différence entre les uns et les autres, si ce n’est leur gentilé puisqu’on appelle les uns… les Alsaciens, et les autres… les Lorrains !
Que nous le voulions ou non, de par notre histoire commune et de par notre vécu commun… nous sommes frères de sang !
Pourquoi certains voudraient-ils alors, sous couvert d’une prétendue « identité régionale », nous monter les uns contre les autres, au moment où l’on parle de fusions entre régions ?
Dans la période actuelle, où les Français doivent « fermer leur gueule » lorsqu’il s’agit d’accueillir n’importe quel étranger qui vient étoffer notre patchwork identitaire français… cela peut paraître étrange !
Qu’avons-nous donc, nous les Alsaciens et les Lorrains lambda, à perdre le jour où nos régions fusionneront ?… Rien !
Bien au contraire ! Nous pourrions unir nos connaissances, nos compétences et notre goût du travail pour former une région française frontalière avec 4 pays européens : La Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne et la Suisse. Une situation géographique ouverte sur des marchés de la communauté européenne que toutes les autres régions françaises nous envieraient.
Les seuls perdants dans cette affaire seraient, à n’en pas douter, certains hommes politiques départementaux et régionaux ainsi que les vassaux accrochés, comme des sangsues, à leurs baskets. Lesquels ?… Ceux-là mêmes qui, dans les prochains temps, porteront à grand bruit que cette union, nous plongera dans les abysses du jacobinisme. Ces individus, par leur braillement et leurs gesticulations, seront donc aisément reconnaissables alors que leur seul souci et leur unique objectif est de pouvoir garder leur « bonne planque » ainsi que le portefeuille qui va avec.

Une chose est certaine, c’est l’union qui fait la force ! Quant à l’identité régionale, elle n’est pas prête à se perdre. Que les peureux se rassurent. Il est déjà certain que, même sans « frontières » un Lorrain ne sera jamais Alsacien et un Alsacien ne sera jamais Lorrain. Alors, n’ayons pas peur d’avancer main dans la main, comme jadis nos aïeux et… vivent les fusions de régions !

Toute l’équipe de Tonic Magazine vous souhaite une très bonne lecture de ce nouveau numéro.
Claude Schaeffer

Tonic 169 - Mai 2013

Tonic 169 – Mai 2013

1 mai 2013 à 12:00 - Aucun commentaire

Haguenau : Une commerçante peu commerçante !
Volksberg : L’agriculteur laboure un chemin et son fossé !
Aline Parmentier : Secrétaire départementale du PCF 68
Coup de gueule de la planète mai : En mai, fait ce qu’il te plaît… opération transparence !
Wingen-sur-Moder : Pas de crise au Conseil Général
Neuwiller-les-Saverne : Un chemin de discorde
Brumath : Erreur médicale… la patiente a eu beaucoup de chance !
Grandfontaine : Où est passé le bardage amianté ?
Catherine Kohler, une artiste photographe dans les villes
Affaire Anaïs : Me Moser réagit à l’émission de Karl Zéro
Drulingen : Danger dans la rue du Levant
Brunstatt : Une relaxe partout
Colmar : Fusion et effusion
Haguenau : Epuisée par les troubles que lui impose son voisin !
Mulhouse – Centre socioculturel du quartier Drouot… Quoi de neuf ?
Strasbourg : Un combat pour un travail durable
Environs de Batzendorf : Le restaurateur refuse de servir de l’eau en carafe
Mulhouse : Un petit jeu de filage pour égayer l’ambiance à la mairie
Trois-Epis : Jamais deux sans trois
Mulhouse : Tensions politiques
Renée Hallez, écrivaine à double lecture
Politique : Jérôme Cahuzac et sa part d’ombre

Que ferons-nous en ce mois de mai ?

Les week-ends, les jours fériés et les ponts sont tellement nombreux ce mois-ci que certains d’entre-nous ne travaillent même pas la moitié des 31 jours qui le composent. On a souvent tendance à dire que le mois de mai est un des plus beaux de l’année… certes ! C’est peut-être le mois du vrai premier soleil, le mois de transition entre le printemps et l’été mais c’est certainement aussi l’un des plus monotones et des plus ennuyeux dans la série des douze… surtout cette année.
Avec notre escarcelle qui tire la gueule jusqu’en-dessous des genoux, il sera difficile de combler tout ce temps libre en voulant faire autre chose que de rester à la maison. Il y a peu de temps, on pouvait encore s’offrir une petite escapade de 2 ou 3 jours dans un hôtel des Vosges ou de la Forêt Noire, une p’tite virée à l’Europa-Parc, au Haut- Koenigsbourg et à la Montagne des Singes, visiter une partie de la Route des Vins ou tout simplement siroter une boissons, en famille, sur la terrasse d’un restaurant en mangeant une belle part de tarte aux fraises ou à la rhubarbe.
Fini tout ça depuis qu’on doit chercher la baguette chez LIDL parce qu’elle est moins chère que chez le vrai boulanger… et tant pis si elle est moins bonne !
A défaut d’aller faire le tour du village ou celui du quartier à pied, nous resterons donc gentiment à la maison, de préférence devant la « Klotzkischt » à attendre que les jours fériés passent.
De plus, depuis que les Alsaciens ont massivement refusé l’idée d’un Conseil unique d’Alsace, on ne discute plus que du beau temps si celui-ci n’est pas mauvais. La fièvre du référendum est retombée et aucune élection, à part peut-être celle de la miss Radis rond, n’est au programme avant l’année prochaine.
Rien ne se passera au mois de mai et on aura vraiment l’impression d’être au beau milieu d’un Sahara alsacien.

Heureusement qu’il reste Tonic Magazine ! Rien de tel pour égayer copieusement ce fade mois de mai, rien de tel pour permettre à nos lecteurs de trouver ce moi de mai un peu moins long !
Tonic, une oasis en plein désert !

Claude Schaeffer

Tonic 158 - Mai 2012

Tonic 158 – Mai 2012

1 mai 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

Dieffenbach-lès-Woerth :
Élève dyslexique : quelle solution ?

Oermingen / Prisons d’ici et d’ailleurs :
Le contribuable aux petits soins des prisonniers ?

Colmar :
Reliques sacrées à Colmar

Mulhouse :
Le bilinguisme s’invite une nouvelle fois aux débats du Conseil municipal

Roppenheim : « The Style Outlet » :
Pas d’invitation pour l’initiateur du projet

Ungersheim :
La dernière saison du Bioscope

Suicide (culturel) collectif au théâtre alsacien

Le Südtirol :
« l’Alsace italienne » ?

Brunstatt : Amen

Mulhouse :
Il refuse sa carte d’électeur !

Rencontre :
Pierre Freyburger : Au nom de la rose, de Mulhouse et de ceux qui aiment la ville

Volksberg :
Bientôt une antenne relais à faisceaux hertziens

Nos langues, nos cultures = un Droit, une Loi !

Oberhoffen sur Moder :
On s’essuie les pieds sur Sarkozy

Souffelweyersheim :
Des artistes d’excellence pour des élèves plein de talents

Mietesheim :
« Usine cidou » attention danger !

Schweighouse-sur-Moder
Un agriculteur endommage un site classé Natura 2000

Haguenau / Cliniques et centre hospitalier :
Assez de parkings pour les handicapés ?

Saverne :
J’ai une gueule de tiroir-caisse ?

Présidentielles :
Qui votre Maire a-t-il parrainé ?

Betschdorf :
Escroqué par un entrepreneur en maçonnerie

Schiltigheim :
Un buraliste qui fume

Ecoles en danger

Facho victime

Pas très classe comme titre ? C’est vrai, mais j’ai trouvé largement moins classe : les résultats du 1er tour des Présidentielles !

22 avril 2012, 20h01

Sarkozy 32.92%
Le Pen 22.12%
Hollande 19.29

Bam. Attends j’éteins la télé. Je patiente. Je vais boire un coup de Pinot Noir. Ça doit être une erreur, quoi d’autre ? Je rallume. Pas d’erreur. Aucune. Le Front Natonal arrive en seconde position en Alsace. Marine Le Pen siège derrière Nicolas Sarkozy et devant François Hollande.
Elle boit son petit lait. Je ravale mon amertume.
Cher lecteur, tu ne t’es pas trompé de journal. Tonic n’a pas pour vocation de donner de direction (encore moins de directive) politique. La preuve !
Tonic a pour vocation de ne pas se taire. Moi aussi, j’ai pour vocation de ne pas me taire. Aujourd’hui c’est un peu plus qu’une vocation. C’est ça ou une crise de calgon carabinée. C’est ça ou ne plus jamais me regarder dans une glace.
L’Alsace, si pleine de spécificités, l’Alsace, ayant bénéficié de l’ouverture des frontières, de sa situation privilégiée au centre de l’Europe, de l’immigration, de son bilinguisme, de sa capacité naturelle à intégrer le muticulturisme, encourage un parti prônant le replis sur soi, la fermeture des frontières aux peuples et à l’économie ? L’Alsace, la plus européenne des régions, l’Alsace, encore si privilégiée, voudrait casser la branche sur laquelle elle est assise ?
Non, définitivement non, le danger ne vient pas de la boucherie Halal du coin. Le danger ne vient pas non plus de Mohamed ou de Nassera, qui paraît-il touchent le RSA sans même l’avoir mérité. Paraît même qu’ils touchent des allocs sans rien foutre, si si je l’ai entendu de Mme Schmitt qui le sait de sa voisine. Si c’est pas un monde, alors que toi et moi, bon Alsaciens, on les mérite non, tous ces privilèges sociaux gagnés grâce à… la gauche !
Mais je m’égare… Et si le danger, le vrai, celui qui fait trembler l’Alsace au point d’offrir ses droits civiques au FN, venait de notre incompétence à nous remettre en question, à nous réformer afin de garder toute notre place, d’essaimer nos valeurs, nos idées face au rouleau compresseur des nouvelles grandes puissances mondiales ?
Bien sûr tout va mal, le pouvoir d’achat est en berne, on nous prend pour des cons et il faudrait aimer ça. Bien sûr les plus fragiles veulent qu’on les entende, bien sûr il faut savoir mettre du poing sur la table et dire NON. Mais par la peur de l’autre et de ses différences ? par la haine ? par le conservatisme ? par la xénophobie ?
Alors que je m’entretenais avec lui des résultats fachos heuuu fâcheux de ce premier tour, quelqu’un que j’aime beaucoup m’a dit la chose suivante : « on n’accroît pas les biens (des riches) en les divisant, c’est vrai, mais on accroît ceux des pauvres en partageant, c’est mathématique ». Tout est dit, non ?

Lorsque tu liras ce Tonic, la France connaîtra peut-être son nouveau Président. Alors le changement, c’est maintenant ? Pas si sûr. Mais j’y pense, ma bouteille de Pinot Noir n’est pas finie. Si on la partageait ? Parce que le partage, y’a qu’ça d’vrai.

Bonne lecture et amitié de toute l’équipe.
Alexandra Vallat

Tonic 147 - Mai 2011

Tonic 147 – Mai 2011

1 mai 2011 à 12:00 - Aucun commentaire

Bouxwiller :
Avocate… le jour et pute… la nuit

Sundgau :
Lettre ouverte et portes closes

Cantonales :
La surprise de Sarre-Union
Schiltigheim : La faute des faux écologistes

Huguette Durr :
L’Alsace au coeur

Agriculteurs :
Pieds et mains liés

Haguenau :
Quelles conditions d’accueil au centre aéré Robert Schuman ?

Mulhouse :
Des pistes cyclables bien mal enCADRées

Le printemps Sundgauvien

L’Art à Mulhouse :
Sauve qui peut !

Sarre-Union :
Concession automobile : une parole jamais tenue !

Colmar :
Parité linguistique

Mulhouse :
Bockel viré mais content, Binder condamné et furieux
La mairie se réveille au bout de sept ans

Puberg :
Prisonniers dans leur propre propriété

Colmar :
Motions nucléaires

Molsheim :
La corporation des patrons coiffeurs… hors la loi ?

Thal-Drulingen :
Rue de la Montée : on ne passe plus !

De Fukushima à Fessenheim

Saverne :
La solidarité du peuple fait plier le Conseil municipal

Batzendorf :
La sécurité en question

Allemagne :
La pénurie de main-d’œuvre guette le Pays de Bade

Schiltigheim :
Censure républicaine ?

La victoire du vandalisme :
La destruction du bloc vapeur DMC de 1812

Opinion :
Le nom des gens (film) et débat sur l’engagement politique (au cinéma de Guebwiller)

Espoir : Ou le droit à la dignité

Conflit ivoirien :
L’activisme néo-colonial de la France

François Brumbt :
L’Europe sans frontière est née dans sa chanson à Marckolsheim

Mai… mais encore ?

Cher lecteur, je te parlais le mois dernier d’un peuple japonais à l’agonie et de la dangereuse montée du Front National en France. Rien n’a changé depuis, si ce n’est ce que veulent bien nous en dire les médias. Le Japon ? Le tsunami ? Fukushima ? On n’en entend plus parler, ou si peu, comme si la détresse d’un peuple s’était évaporée dans le nuage radioactif qui planait encore sur nos têtes il y a quelques semaines. Non, rien n’a changé, la catastrophe n’en est même qu’à ses débuts et la reconstruction – si elle est possible – sera longue, lourde de conséquences et douloureuse… pour le Japon, et pour le monde entier. Mais n’en parlons plus ! TF1 a bien mieux à faire, à l’aube des présidentielles. Cirer des pompes prend du temps. Le temps de la réflexion ? Pas sûr ! Le temps de se fabriquer un Audimat, sans doute. Le Japon, la radioactivité, c’est bon, on en a assez entendu parler. Le téléspectateur (qui n’a qu’une partie de cerveau disponible) risque de se lasser de tous ces trémolos ressassés et de la dérive d’une population à des milliers de kilomètres de nos préoccupations. Le téléspectateur veut de l’info, de la vraie, celle qui se chiffre dans l’instant, celle qui se compte en nombre de morts, en sang versé, celle qui se mesure à son croustillant, à son sensationnel, à ses conséquences directes, à son influence sur notre quotidien à nous, là, maintenant, tout de suite. Ce qui se passera dans dix ans, dans vingt ans, dans cinquante ans parce qu’un tsunami a tout ravagé sur son passage, on s’en fiche éperdument. Finalement, ce qui compte c’est l’information flash, la « une » qui va faire parler mémé au café, juste après les dernières annonces météo et le mariage de Kate et William (une info comme ça, ma bonne dame, on n’en a pas tous les jours… heureusement !). À l’heure où nous mettons sous presse, les titres sympathiques ne manquent pas, il suffit de piocher au gré de ses envies et se faire son petit apéro médiatique, avant les grands agapes du soir. Au choix, « une nouvelle journée de violence meurtrière en Syrie », « avis de recherche international lancé après la tuerie de Nantes », « Vosges: un jeune homme de 20 ans tué par balles », « Nouveaux combats entre Thaïlandais et Cambodgiens », « Marie-France Pisier retrouvée morte dans la piscine de sa villa », et la nouvelle déclaration de George Tron : « On peut encore réduire le nombre de fonctionnaires » (encore un qui va se faire des tas d’amis!). Si jamais tu as quelques heures à perdre et que la recherche des nids de pâques te branche moyen, tu peux aussi faire ta petite analyse personnelle des futures présidentielles. Je te conseille de boire un petit coup en même temps, la boulette passera mieux. Tiens, puisqu’on parle des présidentielles, Carlita serait enceinte… Comment ça, ça n’a rien à voir avec les élections ? Au contraire, cette nouvelle est même au centre du débat, Sarkozy joue là sa dernière carte, après avoir épuisé toutes ses cartouches politiques. Un bébé… enfin un programme qui va émouvoir des électeurs désabusés, désespérés, résignés ? De quoi faire verser une larmichette à la ménagère de moins de cinquante ans et au « bonus pater familias ». Bien joué l’artiste, mais pas sûr qu’un petit chérubin (aussi mignon soit-il… pourvu qu’il tienne de sa mère) puisse faire passer aux Français le goût amer (bière) des cinq dernières années.
J’ai beau me la dorer tranquillement au soleil en ce beau lundi de pâques, me gaver de chocolats en lisant les conseils de Montignac (Maigrir en mangeant… en voilà un mec bien!), j’ai beau me dire qu’on est bien en France, avec notre mutuelle et les indemnités de la CAF , j’ai beau me dire qu’on pourrait vivre un véritable cauchemar (habiter aux Etats-Unis par exemple), j’ai beau me dire que le bonheur est là, en ce début du mois de mai, juste entre mes doigts de pied en éventail et le bout de ma tong rose bonbon, mais…
Mais je viens d’acheter mon kilo d’asperges à 7 euro, ma baguette à 1,20 euro, et demain, il faudra faire le plein de ma merveilleuse automobile rouge (une Seat Ibiza de 1998, je ne te dis que ça… un vrai bijou) pour la modique somme de 65 euro, avant d’aller bosser. Alors Nicolas et Carla peuvent bien essayer de nous faire un petit machin joufflu et mignon comme tout et patati et patata, ça ne me donnera pas vraiment envie de rempiler pour cinq ans. Et toi ?
Bon, c’est pas tout mais je vais me les faire cuire, ces asperges, et ne compte pas sur moi pour oublier la mayo. Bon appétit lecteur, et savoure à ta guise ce nouveau Tonic qui ne suit ni l’inflation ni les effets de mode.
Alexandra vallat

Tonic 136 - Mai 2010

Tonic 136 – Mai 2010

1 mai 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

Mulhouse
Le projet controversé de déménagement de l’Office du Tourisme

Mulhouse
La comm, ça déconne à la ville de Mulhouse

Mulhouse
Le grand vizir Izrottnergood toujours pas
calife à la place du calife El Bockel

Évènement
6ème édition réussie du festival « Augenblick », consacré, en Alsace, au cinéma d’expression allemande

Wingen-sur-Moder
Musée Lalique: Gaspillage de l’argent public ?

Oberhoffen-sur-Moder
La nature détruite ?

Seltz
Violation d’une urne mortuaire

Alerte !
Séisme en Alsace !

Ammerschwihr
Il faut sauver les sophoras d’Ammerschwihr

Région de Sarreguemines
Non à la centrale

A qui la patate chaude ?
Qui va se brûler les pattes avec la patate?

Sélestat
L’UNESCO va-t-elle labelliser la Bibliothèque Humaniste ?

Saverne
Logement insalubre

Enseignement bilingue :
Les perspectives de la rentrée 2010 dans le département du Haut-Rhin

Mulhouse
Au théâtre ce soir

Mulhouse
les grandes manoeuvres ont commencé

Preuschdorf
Privé de ses droits de travailleur?

Colmar
Leçon d’arithmétique

La Petite-Pierre
Le maire se croyait au-dessus de la loi

Colmar
Radars aux feux tricolores

Association
« Franck, un rayon de soleil »

Plaine
Les lois selon Saint Pierre !

La tête dans les nuages

Tu vois cher lecteur, je t’avais pas menti en annonçant l’arrivée du printemps, du soleil, des belles pépés en jupes courtes (on laisse les culottes courtes au monde ecclésiastique. Amen) et des Jacky en 205 turbo touch’, sono à fond et toutes fenêtres ouvertes. Dans une autre vie, je serai médium. Dans celle-ci, j’écris cet éditorial les doigts de pied en éventail devant une plâtrée d’asperges made in Alsace, accompagnée de jambons et d’une mayo made in grosses fesses. Et alors ? J’ai jamais dit que je ferais partie des pépés en jupes courtes moi, j’ai pas de Jacky pour aller avec de toute façon. Je disais quoi au juste ? Ah oui, que le printemps était arrivé et que le ciel alsacien était sans nuages.
Oui bon, je te l’accorde, y’a bien des petits restes de nuage islandais par-ci par-là et mes voisins partis à la Réunion il y a un mois ne sont toujours pas rentrés. Nous, la seule réunion qu’on connaisse, c’est celle qu’on fait chaque lundi dans le bureau d’à côté. Hé ouai que veux-tu, c’est le seul voyage qu’on peut se payer quand on bosse dans la presse… la presse indépendante en plus ? Ho merde ça fait froid dans l’dos d’un coup.
Ceci dit, pour une fois on n’était pas mécontents de pas faire partie des nantis. Franchement, faire 10 jours de camping à Roissy pour rentrer en Alsace un jour peut-être, à moitié desséchés (bah oui y’a pas de vin d’Alsace à Roissy non ? faut suivre un peu !), coincés dans un charter avec des rangées de chaussettes qui puent et au bord de la crise de nerfs, c’est moyen moyen.
N’empêche qu’il nous a bien eu le volcan islandais Eyjafjöll (brrr y’a des jours je suis heureuse de travailler dans la presse écrite et pas à la radio !) ; l’espace aérien européen paralysé, des pertes financières colossales, un bordel incommensurable, et ça s’agite, et ça s’énerve, et ça panique, et ça fait moins l’malin! Enfin, heureusement que la SNCF a été raisonnable en arrêtant ses grèves, histoire de prendre le relais et d’assurer un trafic ferroviaire normal… mais non j’déconne, ha quelle blagueuse je fais ! Vous pensiez quand même pas que la SNCF allait faire son boulot en pleine panique générale ? Nooooonnnnnn la SNCF a préféré camper (mais pas à Roissy) sur ses positions et continuer la grève coûte que coûte, après moi le déluge ! Au lieu de s’en mettre plein les fouilles, de sortir (un tout petit peu) le pays du marasme et de redorer son image, la SNCF fait grève. Pléonasme, quand tu nous tiens ! Gageons qu’elle révisera sa copie lorsqu’elle sera soumise aux règles du privé, à savoir 50% de personnels en moins, des journées à rallonge et des trains pourris, faute de moyens. À ce moment-là il sera trop tard et je serai pas la première à leur faire un don.
Bah pourquoi je m’énerve avec la SNCF, c’était pas prévu dans l’édito ça ! C’est pas grave, ce petit hurlement primaire m’a un peu (juste un peu) décrispée, pas vous ?
Bref, tu vois, on peut s’agiter dans tous les sens avec de gros billets, des copains en yacht, une belle pépé en jupe courte (elle prend pas de mayo avec les asperges et elle a le Jacky qui va avec, tout s’explique) et une Rolex au poignet, ça change rien, tu bouges pas mon gars, et t’attends que le nuage passe, comme tout le monde (sauf que tu fais pas de camping à Roissy, certes) !
Voilà, j’ai commencé à parler d’asperges et je me retrouve à faire une crise de tension nerveuse à cause d’un nuage même pas alsacien.
Mais tu verras, chez nous aussi il s’en passe de bien bonnes. D’ailleurs, l’équipe « tonique » n’est pas partie en vacances (ouf) et n’a pas fait grève (c’est quoi ça au juste ?) pour t’offrir, une fois encore, 48 pages bien gratinées.
En attendant le prochain numéro, profite bien du soleil et pas de folies. Quoique…

Alexandra Vallat