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Tonic 181 - Juin 2014

Tonic 181 – Juin 2014

1 juin 2014 à 12:00 - Aucun commentaire

Rexingen : La nonchalance du personnel soignant transforme l’unité de soins paliatifs en mouroir !
Wasselonne : Le parking du collège a-t-il été construit à l’envers ?
Sarre-Union : On leur a empoisonné, mutilé ou tué tous leurs chats
Portrait : Nicolas Clauss, artiste plasticien… Terres arbitraires
Kilstett : Le maire fait poser des barrières sur des chemins communaux
Rencontre : Le troisième sexe… Etre homosexuel !
Ingwiller : Victime d’un accident… l’assurance tarde à lui verser son indemnisation !
Fusion des régions : Une occasion pour Philippe Richert de redevenir ministre ?
Mulhouse : Nouveau Drouot Mulhouse état d’urgence!…L’abandon ?
Voellerdingen : Bail volontairement égaré ?… Un père et ses enfants risquent de se retrouver à la rue !
Baerenthal : Camping municipal : la commune n’a aucune compassion pour une dame de 84 ans !
Strasbourg : Quel soutien du conseil général !
Petit Réderching / Rohrbach-les-Bitche : On lui vole sa tronçonneuse… il se fait justice lui-même !
DOSSIER : Les bienfaits et les dangers du soleil
CAHIER CENTRAL : Coupe du monde football – Brésil 2014

Dégoûté !

Une fois de plus, le Racing club de Strasbourg Alsace a été la risée du football français, même si dans l’Hexagone, la majorité des supporters des équipes de ligue 1 ou de la ligue 2 ne se souvient plus, ou ne sait même pas que le RCSA a, lui aussi un jour, joué à ces niveaux.
D’ailleurs, profitons ici pour féliciter notre voisin mosellan, le FC Metz, qui vient d’accéder à l’élite du football français après une saison exemplaire. Espérons aussi que la fusion des régions se fasse très, très vite… au moins aurons-nous alors une grande équipe à soutenir au plus haut niveau.
Huit matchs gagnés sur trente-quatre joués ! Les supporters strasbourgeois n’avaient pas une masse d’occasions cette saison pour exulter après une victoire dans une Meinau où les sifflets accompagnaient la plupart du temps les joueurs à leur sortie du terrain.
« Nous ne sommes pas onze mais des milliers… » fut l’adage du Racing cette année ! Une fois de plus, des milliers ont à nouveau répondu présent à chaque match alors que c’étaient les onze qui étaient inscrits aux abonnés absents.
Et, quelle ambiance, à chaque match dans ce stade où les supporters n’attendent que de vibrer. Des affluences dignes d’une ligue 1 dans les gradins de la Meinau et des chèvres juste assez bonnes pour brouter le gazon de la pelouse ! Si une « équipe » mérite bien de retrouver un jour la ligue 1 ce sont bien les supporters et certainement pas celle des joueurs actuels ! Car, lorsqu’on gagne quelques milliers d’euros pour faire 1h30 d’entrainement par jour et pour courir après un ballon durant 90 minutes une fois par semaine, lorsqu’on se prend pour des stars, il faudrait au moins – par respect pour ceux qui travaillent toute la semaine et qui dépensent une somme conséquente de leur salaire pour aller les supporter – descendre du terrain avec un maillot mouillé et la certitude qu’on a tout donné pour offrir un moment de plaisir aux milliers de personnes présentes dans les tribunes.
La faute aux joueurs, la faute à l’entraîneur remplacé, la faute aussi aux dirigeants et à ceux qui gèrent ce club dans l’ombre et qui, faute d’avoir voulu céder un jour le Racing à un financier qui n’aurait jamais fait pire, sont aujourd’hui obligés de nager dans les eaux troubles du CFA.
Quel gâchis !
Et si la solution était de jeter dehors tous ces amateurs de dirigeants alsaciens qui essayent de gérer ce club depuis des années et qui n’y arrivent pas ? En vérité, le Racing aux Alsaciens, c’est un Racing qui végètera à jamais dans les terres du football amateur.
Le vrai supporter des bleus n’en peut être que dégoûté !

Heureusement il y a la coupe du monde pour mettre un peu de baume au cœur des footeux et leur faire oublier la saison catastrophique du Racing club de Strasbourg.
Et puis, la saison prochaine, ils seront à nouveau des milliers… espérons que les onze sur le terrain sauront enfin mouiller leur maillot !

Toute l’équipe de Tonic magazine vous souhaite une très bonne lecture de ce nouveau numéro !

Tonic 170 - juin 2013

Tonic 170 – juin 2013

1 juin 2013 à 12:00 - Aucun commentaire

Niederbronn-les-Bains : On l’oblige à payer le loyer de son appartement… alors qu’elle n’y habite plus !
Mulhouse : Sondage : une vérité qui dérange
Arnaque aux faux annuaires téléphoniques : Une escroquerie qui n’en finit pas !
Wimmenau – Ingwiller : Un radar mal placé
Strasbourg : Drame évité à la maison d’arrêt
Mulhouse : Le vilain petit Qatar dans le nid de nos cigognes
Goetzenbruck : Un tagueur vandalise une maison d’habitation
Wingen sur Moder : Un beau cadeau communal
Politique : Y’a d’la joie, les couteaux sont sortis à Mulhouse
Politique : Appel pour le pluralisme de la presse en Alsace
Coup de gueule de la planète juin
Mulhouse : Centre socioculturel quartier Drouot (suite)
Strasbourg : Pas de pitié pour les colocataires
Fénétrange : Les remparts de la ville s’effondrent
Uhrwiller : Heiratsschwindlerin
Colmar : Sculpteur d’images
Donon – grandfontaine : L’hotelier-restaurateur aurait entamé la construction d’un chalet… sans autorisation !
Mulhouse au fil de l’eau : Le canal du Rhône au Rhin
Rhinau – Friesenheim – Diebolsheim : Pot de terre contre pot de fer
Bliesbruck : On leur a vendu une cuisine contre leur gré
Niederbronn-les-Bains : Mais que se passe-t-il à l’office du tourisme ?
Rencontre : Nicole Spannagel, la femme qui a fait renaître Le Point-Mulhouse.
ça c’est passé en mai
DOSSIER : Les personnes âgées en maisons de retraite

Pluies et émeutes… la météo du futur ?

L’événement majeur, le fait le plus important qui a autant marqué les esprits que l’actualité quotidienne durant tout le mois de mai fut, sans ambiguïté aucune, le temps exécrable qui nous a été servi du 1er au 31. Et il semblerait que ça ne soit pas fini puisqu’aujourd’hui, personne ne sait si c’est le dernier hiver qui se prolonge ou si c’est le prochain qui commence tôt… trop tôt !
Alors que, par une carence évidente d’ensoleillement, la Vitamine D commence à manquer sérieusement, aussi bien chez les adultes que chez les enfants, et qu’il faille remplacer l’action des rayons du soleil sur notre organisme par des apports vitaminés en comprimés, la seule chose qui a vraiment augmenté entre mars et juin est bien le niveau des rivières et des fleuves. Et si jamais – après le printemps qui devrait lui aussi encore montrer qu’il existe – l’été se décidait quand même encore à venir avant la fin de l’année 2013, j’espère tout simplement qu’ils n’iront pas jusqu’à nous décréter une canicule avec restriction d’eau au bout de deux journées à + 25°C !
Une chose est certaine, les gens en souffrent, de ce temps de cochon, aussi bien physiquement que psychiquement. Les salles d’attente chez les médecins sont pleines à craquer et le moral général est à la baisse.
On en a marre du mauvais temps, marre d’un hiver qui n’en finit pas, marre que de l’eau se rajoute là où il y en a déjà assez !
Pourtant, alors que les météorologues se veulent confiants et nous promettent des jours meilleurs pour bientôt, c’est le temps qui leur fait la nique, qui nous fait la nique, et qui décide, seul, de quoi seront faits nos prochains lendemains.

L’autre événement majeur de ce mois de mai qui vient de s’écouler, et qui a aussi frappé les esprits, était l’émeute urbaine qui a eu lieu à Paris, après le 3ème titre de champion de France de football décroché par le PSG. Ce qui devait être une grande fête du foot s’est vite transformée en « guerre » de la rue. Les fauteurs de troubles furent rapidement désignés du doigt. D’abord les « Ultras » de la Tribune Boulogne (des supporters bannis du Parc des Princes), ensuite les hooligans parisiens et enfin les casseurs… !
Et si le vrai responsable de ces débordements, qui ont fait une trentaine de blessés, des vitrines brisées, des voitures brulées et des touristes agressés, était notre météo politico-gouvernementale française ?
Comme l’hiver, la crise nous plombe le moral. Comme la Vitamine D, l’argent commence sérieusement à nous manquer et la seule chose qui augmente depuis des mois est le niveau de la rivière et du fleuve où sont déversés nos taxes et nos impôts. Les gens souffrent de ce temps de cochon, aussi bien physiquement que psychiquement.
On en a marre de ces conditions de vie, marre de cette crise qui n’en finit pas, marre que des chômeurs se rajoutent là où il y en a déjà assez !
On nous promettait un changement… des jours meilleurs pour bientôt !
Le ras-le-bol est général mais peu de personnes osent encore vraiment l’extériorisé sauf ceux qui s’immiscent dans des mouvements de protestation quelconques où ils peuvent lâcher leur déception et leur dégoût de la politique menée.
Un début de révolution ?

Toute l’équipe de Tonic vous souhaite un ensoleillé mois de juin.
Claude Schaeffer

Tonic 159 - Juin 2012

Tonic 159 – Juin 2012

1 juin 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

Mulhouse :
Pas d’enfance au Nouveau Drouot ?

Colmar :
Muscles et sueur

Enchenberg :
Le mur de l’église a disparu

Drulingen :
Erreur médicale : La patiente a failli perdre la vie

Du Sundgau aux 3 Frontières :
Alain Koegler dans les starting-blocks

Lambach (Moselle) :
Le tribunal annule la vente du chemin communal

Analyse du vote Front National en Alsace

Colmar :
200 gr de liberté d’expression

Waltenheim sur Zorn :
Jamais sans ma fille…

Rencontre avec Maître Muriel Thielen

Nuit des musées :
À Mulhouse la nuit tombe à 14h

Ingwiller :
Un banquier voleur

Communauté de Communes de l’Alsace Bossue :
Fiché pour retirer des sacs poubelles

Wasselonne :
Une invasion de rats

Mulhouse :
Au «JR Mulhouse Circus», le spectacle est permanent…

Ungersheim :
La vie est une question de priorités !

Haute Vallée de la Bruche :
Spolié dans la succession de ses parents

Législatives :
Les belles conneries de nos politiques

Canton de Hochfelden :
Deux mamans pour un bébé

Petersbach :
Des coups de pieds pour le chat

Schweighouse-sur-Moder :
Les enseignants du collège affichent leur joie

Plaine – Diespach :
La décharge est toujours là !

Allons enfants de la patrie, les années noires vont arriver !

La France a un nouveau Président… François Hollande.
Avec 51,62 % des suffrages, il est devenu le septième Président de la Ve République.
Le programme du « candidat » Hollande devait être plus alléchant que celui de son rival !
La création dans l’Éducation Nationale de 60 000 postes, l’augmentation de 25 % de l’allocation de rentrée scolaire, l’accueil des enfants de moins de 3 ans en maternelle, la création de 2,5 millions de logements intermédiaires, sociaux et étudiants, les 150 000 emplois d’avenir pour l’insertion des jeunes, les 500 000 « contrats de générations », la fin du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la taxation des transactions financières, l’imposition à 45 % pour les revenus supérieurs à 150 000 euros et 75 % pour les revenus au-dessus d’un million, le droit de vote pour les étrangers non communautaires aux élections locales, le droit au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels ou encore la renégociation du traité européen ont sûrement été autant de mesures qui ont fait pencher la balance du côté du candidat socialiste.
Aujourd’hui une question se pose. A-t-il (le candidat Hollande) cédé à la facilité d’une liste de promesses ?
Le Président Hollande doit maintenant trouver 100 milliards d’euros – somme représentant le niveau record d’endettement du pays et de la crise – pour rétablir les finances. François Hollande fera porter l’effort sur la fiscalité qui sera rééquilibrée, en taxant le capital autant que le travail, au nez et à la barbe des classes moyennes supérieures.
Le « candidat » Hollande a bien alerté sur la gravité de la crise et sur l’étroitesse du chemin, mais la cure d’austérité sera infiniment plus rude que prévue.
Aujourd’hui la France voit la vie en rose… demain elle verra peut-être rouge.
Son rival aurait-il été plus compétent pour protéger la France de cette crise ?
Certainement pas !
Aussi, celui qui a été élu le 6 mai dernier sera indéniablement le plus mauvais Président de la Ve République puisqu’on lui reprochera d’enfoncer encore plus notre pays dans les eaux profondes de la crise, incapable d’y faire face, ne serait-ce que d’un iota.
Alors, que faire ?

Aux Etats-Unis d’Amérique est apparu, il y a quatre ans, un nouveau courant anticrise et des centaines de milliers de personnes en sont adeptes : la consommation collaborative.
En France, la tendance a aussi pris son élan. Pour tenter de contourner cette crise qui approche, une nouvelle façon de consommer devient nécessaire. La consommation collaborative qui englobe certaines formes d’échanges directs entre particuliers est une assez bonne stratégie anticrise.
L’échange de logements pendant les vacances ou le covoiturage sont légion depuis quelques années déjà. Voilà qu’on échange des fruits et des légumes du potager, des habits, des chaussures, des livres, des bijoux, des disques… etc. On partage sa machine à laver, sa tondeuse, son outillage et on fait des achats groupés.
En 2007, 27 % des Français avaient déjà goûté aux achats de seconde main, ils sont actuellement… 41 %.
Avec un pouvoir d’achat en berne, cette nouvelle tendance consumériste est peut-être une des meilleures stratégies pour mieux gérer son budget.
Pourquoi dépenser toujours plus lorsqu’on peut revendre ou acheter en commun, partager, échanger ou louer ?
Allons enfants de la patrie, les années noires vont arriver !

Toute l’équipe de Tonic magazine vous souhaite bonne lecture de ce nouveau numéro… s’Gilt !
Claude Schaeffer

Tonic 148 - Juin 2011

Tonic 148 – Juin 2011

1 juin 2011 à 12:00 - Aucun commentaire

Mulhouse :
Il faut sauver la maison Weber

Reipertswiller :
La place des randonneurs interdite au public

Alsace :
Identité ? Non, Marque !

La Petite-Pierre :
Les eaux usées en pleine nature

Sundgau :
Je cumule, tu cumules, il cumule…

Sundgau :
Un socialiste égaré…

Bouxwiller :
Guerre déclarée entre les enseignants et leur directeur

Frohmuhl :
Un ralentisseur pour le Conseiller général ?

Com-Com de la plaine de la sauer…
Une redevance ordures ménagères arbitraire

Mulhouse :
Rottner rackette le PS

Asswiller :
Agressés devant témoins… l’affaire est classée !

Forum à Ungersheim :
Pourquoi il faut fermer Fessenheim

Lichtenberg :
Hospitalisée pour une diarrhée, elle décède 15 jours après

Schleithal :
La chasse aux ânes… ouverte ?

Saverne :
Agressé par ses voisins

Reipertswiller :
À qui appartient le trottoir ?

Colmar :
Les Nénuphars percés !

Oberhoffen-sur-Moder :
Crise de calgon

Jean-Pierre Schackis :
La vie est une énigme à résoudre

Altkirch :
Psychanalyse de groupe

Colmar :
Nuisance sonore et sport mécanique

Reipertswiller :
On ne respecte plus les morts de la Seconde Guerre Mondiale

Brumath :
Sauver la Cour du Château

Coiffeurs du Bas-Rhin :
Un appel à l’union

Goxwiller :
Vandalisme

Nucléaire :
La « Faim » de Fessenheim !

Coup de soleil

Alors ma bonne dame, elles s’annoncent comment ces présidentielles ? Ha ! ha ! On va bien rigoler… non ? Y’a trois semaines c’était pas folichon, mais là c’est carrément la débandade, même si le terme est particulièrement inapproprié !
Blague mise à part, et cet avis n’engage que moi, Dominique Strauss Kahn semblait être le seul à pouvoir contrer cette vague bleu marine, adepte du repli sur soi, nouveau populisme qui voudrait sortir la France de l’Euro, arrêter la marche de l’Europe et fermer les frontières. La survie de la France est dans l’acceptation du phénomène de la mondialisation et dans la modernisation d’un socialisme poussiéreux, que DSK aurait pu incarner, peut-être… pourquoi pas ? Encore une fois, cet avis n’engage que moi et les derniers espoirs que je mettais dans la politique. Envolés les espoirs, noyés dans une flaque de boue pour une sordide histoire de fesses. Comme le dit mon papa (qui a toujours raison) : « le cerveau, même le plus brillant, se retrouve vite dans le slip chez ceux qui ne savent pas dominer certains instincts ». Quel gâchis.
À Sarko de reprendre les commandes ? Avec son nouveau costume de bon père de famille, nul doute qu’il fera verser au quidam quelques larmichettes de compassion. C’est beau. Mais revenons-en à l’affaire DSK qui, si elle fait les choux gras de la presse française et internationale, aura eu le mérite de faire de l’ombre au festival de Connes… heu ! pardon… au festival de Cannes, qui se la ramenait un peu moins avec ses robes à paillettes, ses décolletés glamour et ses pathétiques cirages de pompes. Un point positif donc, dans le marasme ambiant et le nuage de cendre du volcan islandais « Grimsvötn » (encore un truc imprononçable, f’tami) qui plane actuellement sur nos têtes enfarinées.
C’est du grand n’importe quoi, mais que les fraises sont bonnes !
Elles sont gorgées de soleil nos fraises, sucrées, juteuses, colorées. Elles s’épanouissent, voluptueuses et impudiques, sur les sols arides de ce printemps alsacien, pendant que d’autres se meurent de trop de sécheresse.
Depuis le temps qu’il nous sert des plans canicule au nom du principe de précaution, le gouvernement pourra peut-être se targuer cette année de nous avoir sauvé la vie en nous apprenant à boire, à manger et à ne pas laisser « nos vieux » agoniser sous un soleil de plomb. Merci d’avance, on se sent déjà mieux, et surtout moins bêtes !
Désolée lecteur pour cette petite parenthèse éducative. Où en étions-nous ? Aux fraises d’Alsace, qui se la dorent sous le soleil, n’en déplaise aux machins décolorés venus d’Espagne, engraissés aux pesticides, véritable insulte à nos palais aguerris.
Imagine-toi assis à une terrasse de café, tranquillou, en ce magnifique mois de juin. Il fait beau, une petite brise te chatouille le bout du nez, les filles sont jolies (les garçons moins, mais ça, c’est toute l’année), les jupes sont courtes, et les fraises que tu dévores avec gourmandise n’en finissent plus de rougir devant cet étonnant spectacle. Rajoute à cela la lecture de ce nouveau Tonic qui lui aussi a grandi sous le soleil alsacien et tu sauras que le bonheur est à portée de main.
Alexandra vallat

Tonic 137 - Juin 2010

Tonic 137 – Juin 2010

1 juin 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

Brunstatt
Un glissement de terrain affecte la carrière

Beinheim
Agression d’un garde-pêche

Gries
Tremblement de terre !

Sarre-Union
Pris en flagrant délit

À la tienne !
Le racket des bourrés

Football
À quand une équipe d’Alsace ?

Sélestat
Ville d’art, d’histoire et d’effet d’annonce

Wingen-sur-Moder… ou presque !
Un “Heilig” pas trop saint

Mulhouse
Jean Grimont aura une vraie rue

Wimmenau
Pollution sauvage

Strasbourg
Objets perdus aux objets trouvés

Mulhouse
La guerre des commerces aura-t-elle lieu ?

Pays de la Petite Pierre
Service donné… service… pas rendu !

Richert prend du galon ?

Habsheim
Les Mulhousiens indésirables à la piscine bobo-chic

Concessions automobiles
Où sont les vendeurs ?

La CGT attaque Binder

À force de marcher sur la tête,
il va finir par nous pousser des pattes !

Huningue
36 ans pour divorcer

Wingen sur Moder
Plus de boîte aux lettres !

Vendenheim
Par jalousie, le voisin devient : « malade imaginaire »

Altkirch
Plouf

Mulhouse
Un débat sur le bilinguisme traduit une belle unanimité au Conseil municipal de Mulhouse

Commémoration
Des Bleuets pour Sarkozy

Saâles
Village vert

Mulhouse
Jean Rottner sait-il faire un bon café ?

Chuchotements mulhousiens

Solidarité
SCHELTERBOX : une nouvelle action phare du ROTARY

Mulhouse
Faut pas prendre les électeurs mulhousiens pour des cons

Je m’aime toi non plus

Avec l’arrivée de l’été (on y croit), viennent les bonnes odeurs de barbecues, le farniente en terrasse et les apéros… En ce moment, la mode est aux apéros géants organisés par Facebook. Une arrivée en fanfare pour une fin prématurée, avec la mort d’un jeune homme à Nantes, tombé d’un pont avec plus de deux grammes d’alcool dans le sang à la suite d’un de ces rassemblements. Les médias se déchaînent, Facebook est pointé du doigt et vas-y que je te sorte l’artillerie lourde, des psychologues, des sociologues spécialisés en nouvelles technologies, tout ça pour en arriver à une conclusion innovante, déconcertante, un véritable scoop : les jeunes boivent de l’alcool et se déchaînent lorsqu’ils se retrouvent pour un apéro… Wouatch ça m’en bouche un coin ! Il semble pourtant que depuis la nuit des temps, chaque être humain sait se mettre en danger comme un grand sans l’aide d’Internet, d’un livre, d’un film ou d’un concert de Marilyn Manson. Je me rappelle d’apéros à rallonge plutôt mouvementés dans ma jeunesse (il y a un siècle et demi environ) sans facebook, où le diabolo menthe ne coulait pas à flots, sans que l’on nous ait incité à la débauche ou poussé au vice.
Qu’importe, c’est à nouveau l’occasion d’ouvrir grand les parapluies et d’en appeler au principe de précaution, au contrôle, au flicage, d’encadrer et de sécuriser le périmètre. Restez chez vous pour vous alcooliser et tuez-vous sur votre balcon, ça fera moins désordre ! Le couperet tombe, désormais ces rencontres devront être encadrées par la police et se dérouler sans alcool, youhou, tout de suite on se bouscule moins au portillon, c’est bizarre. Pourtant, personne ne s’indigne autant des rassemblements après les matchs de foot, qui finissent pour certains en véritables orgies, la casse en plus ! ça doit être pour la bonne cause, sport national oblige.
Non, vous n’avez pas devant vous une inconditionnelle de Facebook, que je n’utilise qu’à dose homéopathique. Au contraire, le terme pompeux de « réseau social » est parfaitement oxymorique. Je parlerais plutôt de « réseau de nombrils » où chacun, tel narcisse, admire son image et se plaît à la renvoyer aux autres avec une stupéfiante impudeur. Sous couvert de partage et d’échanges, on raconte sa journée, on parle de ses humeurs, on informe ses « amis » (drôle de terme, là encore…) de ses bobos, de quel soutien gorge on a mis aujourd’hui et de quel slip on emmènera en week-end demain pour l’anniversaire de mamama. Quel fabuleux reluiseur d’ego (oui madame, moi aussi j’ai le droit d’inventer des mots) à l’heure où on se sent comme un mouton mollasse, diminué au rang de travailleur laborieux dans un monde en crise. Eh oui, rester planté sur facebook, c’est moins cher que d’aller boire un verre entre amis (les vrais), où tu vas payer au bas mot 3 euros ta bière ! Et une bière c’est quoi, 20 minutes dans une soirée, pas rentable le truc. Eh oui, plus que jamais, le temps c’est de l’argent, ou peut-être que gagner de l’argent prend plus de temps, ouais ça doit être ça… Et si en plus on veut donner un euro pour une association histoire de se donner bonne conscience et pouvoir partir à Palavas les Flots l’esprit tranquille, tu vois le truc, faut économiser mon gars. Bref, c’est quand même ballot, alors que ce « réseau social » virtuel veut sortir de derrière ses écrans pour boire un coup, badaboum, c’est la claque, le scandale, on remballe tout et on se remet à son ordi pour partager des histoires passionnantes de crèmes anti-rides et de kilos en trop. Remarquez, c’est la saison, va bientôt falloir se mettre en maillot et être plus beau que son voisin de plage. Pas gagné. Du calme, je parle pour moi.
Alors Facebook, véritable outil de communication ou arme de destruction massive des rapports humains ? À chacun de se faire son cocktail… sans alcool.
Nous, notre cocktail détonant c’est Tonic, on fait le forcing alors même que la presse écrite se vautre lamentablement dans les bas-fonds de la crise financière. On sait que tu seras là, lecteur, pour nous lire, entre deux bières ou entre deux blogs, qu’importe, car les liens qui nous unissent n’ont, eux, rien de virtuel.

Alexandra Vallat