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Tonic 171 - juillet-août 2013

Tonic 171 – juillet-août 2013

1 juillet 2013 à 12:00 - Aucun commentaire

Gries : École maternelle : on ne rigole pas avec les retards !
Oberhoffen-sur-Moder : Un véhicule toujours garé en infraction
Saverne : Moto en panne : ça n’était que le bouchon du réservoir
Mulhouse : Filage et fayotage, la joyeuse ambiance à la mairie
Mulhouse : Pierre freyburger n’aimerait pas tonic ?
Haguenau : Il ne verra plus jamais la couleur de son argent
Mulhouse : La complainte de sire Jean
Reichshoffen : Il n’y a plus un chat à Reichshoffen
Strasbourg : La fin des commerces de proximité…
Billet d’humeur : Youpi ! Du pain et des jeux !
Bourde : Rottner enterre Mandela et ressuscite Binder
Reichshoffen : Un sinistre mal remboursé
Mulhouse : Le Ramadan
Pfaffenhoffen : Il se fait escroquer par sa curatrice
Coup de gueule de la planète juillet : Courage, fuyons pour oublier !
Dannelbourg : La commune déclare la guerre à un agriculteur
Ca c’est passé en juin
Dabo : Le maire refuse de marier un couple d’hétéros

Rosteig : On lui a enlevé sa fille
Rencontre : Raphaël Dargent, Le prof qui écrit des livres d’histoire
DOSSIER : Vacances gâchées…
Juridique :
Validation des acquis de l’expérience (VAE)

Souriez… c’est l’été !

Enfin nous y sommes… voila l’été !
C’est qu’on l’attendait celui-là. Purée, qu’est-ce qu’il fait moche depuis des mois et des mois déjà. En tout cas, même s’il n’est pas certain que l’été va être beau et chaud, j’ai quand même rangé mes vêtements d’hiver et j’ai sorti mes shorts, mes T-shirts et les claquettes. Il est vrai qu’aujourd’hui, avec les 17°C qu’il fait dehors, je pense que je vais encore rester un peu dedans.
Tous les jours, à partir du premier juillet, il y aura des grillades au menu, de la salade de pommes de terre, de concombres, de carottes. Je mangerais dehors, sur ma terrasse, les doigts de pied en éventail et une bonne blonde à mes côtés… je ne sais pas toi, mais moi, j’ai un petit faible pour la… Météor !
Et dans très peu de semaines… les vacances… les vraies ! Ceux-là où on charge la bagnole à fond, où l’on fixe la chaise longue sur le porte bagage, où la petite princesse et son frérot bien installés à l’arrière demandent, après seulement 30 km de route, si le trajet est encore loin, alors qu’il en reste encore plus 1 000 km à rouler.
Une chose est certaine, on ne sera pas les seuls sur les routes. Une aubaine pour l’Etat et surtout pour ses finances en crise. Imagine le pactole qu’ils vont gagner rien qu’avec la traditionnelle petite hausse des carburant avant les grands départs. Et là je ne parle même pas du fric qu’ils empochent avec les radars… parce que nous roulons trop vite. Difficile de leur échapper car, désormais, il y en a plus de 4 000 qui sont éparpillés sur les routes de France. Et on vient de nous promettre que, prochainement, ils seront encore plus intelligents et plus efficaces. Plus le droit à la moindre erreur ! Ils sont même en train d’étudier la possibilité d’intégrer des boîtes noires dans nos caisses roulantes mais, comme le prétend un délégué interministériel à la Sécurité routière « Pas dans le but d’espionner les voitures et leurs conducteurs ! ». Ah ! Et pourquoi alors ?
Leur problème actuellement, c’est que le Français fait désormais très attention à sa vitesse lorsqu’il roule en voiture. Trop même puisqu’il ne se fait plus assez avoir par les radars et provoque donc, par sa conduite exemplaire, un manque à gagner pour l’Etat.
Manuel Valls n’exclut en conséquence plus de réduire les limitations de vitesse. Officiellement il est « convaincu qu’en baissant davantage la vitesse sur les routes, et notamment les routes secondaires, que nous aurons une baisse de la mortalité ». Officieusement il doit aussi être convaincu qu’avec une réduction des limitations de vitesse les flashs des radars vont à nouveau crépiter beaucoup plus.
Pourquoi se cassent-ils tant la tête pour essayer de nous piéger alors que la solution à leur problème d’argent serait très vite trouvée ?
Pourquoi n’enverraient-ils pas un PV d’office tous les trimestres à chaque automobiliste français ? Tous font des excès de vitesse à un moment ou à un autre lorsqu’ils roulent en voiture et… on économiserait même les radars !

En tout cas faites comme moi. Lorsque vous verrez un radar… souriez !… si déjà vous êtes flashé !

Toute l’équipe de Tonic magazine vous souhaite de passer d’agréables vacances et… une bonne route et rendez-vous à partir de septembre pour un nouveau numéro.
Claude Schaeffer

Tonic 160 - Juillet/Août 2012

Tonic 160 – Juillet/Août 2012

1 juillet 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

Woerth :
Les rivières polluées

Freiburg :
Visite au Waldkindergarten de Rieselfeld

Outre-Forêt :
Victime de la pauvreté ?

Strasbourg :
Grand Contournement Ouest : unsere schissdreck !

Strasbourg :
Conte-moi les droits de l’homme

Brunstatt :
Rien à signaler ?

Plaine – Diespach :
Décharge sauvage… plus là !?

Brumath :
Cour du Château : des travaux esthétiquement disgracieux…

Buswiller :
Des corbeaux crucifiés dans les champs

Barr :
Ramassage des déchets : On en remet une couche

Wittelsheim :
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Bining :
Le maire perd la première bataille

Wasselonne :
Invasion de rats : la commune a réagi !

Mulhouse :
Pas de place ni de paix pour les tilleuls !

Gingsheim :
Chats empoisonnés

Mulhouse :
Les palmes d’or des comiques politiques…

DOSSIER :
FACE Alsace : Agir contre l’exclusion

RENCONTRE :
La vie de galère et d’amour de Josiane Krafft

Forstfeld :
Un trottoir pour l’adjoint au maire

Mulhouse :
Pollution publicitaire !

Vallée de Villé :
1,7 Million d’euros pour le centre de secours

Demain j’peux pas j’ai soldes !

Les soldes, une raison comme une autre de déserter le bureau ou de louper son cours de Cuisse Abdo Fessier (CAF pour les intimes), à ne surtout pas confondre avec la Caisse d’Allocations Familiales, qui ne produit pas les mêmes résultats. Lorsque tu liras ce magazine, cher lecteur, tu te seras peut-être déjà fait piétiner une multitude de fois, dans une multitude de magasins, pour une multitude d’objets en soldes que tu auras désiré plus que tout, mais sûrement pas plus que la furie en talons aiguilles juste à côté de toi, rappelle-toi, celle qui t’a planté son 40 fillette pile poil dans ton gros orteil parce que ton outrageuse impertinence t’a fait rêver un instant que l’objet tant convoité atterrirait dans TON placard et non dans le sien.
Malheureusement, je n’ai pas encore goûté à ces instants de bonheur, puisqu’à l’heure où nous mettons sous presse le premier jour des soldes vient d’être ouvert, et que bleuter un bouclage de Tonic, c’est un peu signer son arrêt de mort. À côté de ça, un talon dans un gros orteil c’est une cure de jouvence, tu vois ce que je veux dire ? Mais passons sur nos terribles conditions de travail. Où en étais-je ? Les soldes, donc.
Après avoir passé le printemps en hiver, mangé des asperges en doudoune et avoir survécu aux élections successives, il faudrait donc, à l’arrivée de l’été, aller se vautrer dans une foule aux aguets, courir, trébucher, suer et tenter de survivre aux affres de la consommation, en espérant rentrer avec l’écran plasma tant convoité ou cette petite robe sexy si bien assortie au canapé fleuri de mamama ? Pas que j’aie peur des furies en talons aiguilles, nooooonn, mais j’aime autant laisser ma place et renoncer à la petite robe à moitié prix, le canapé de mamama supportera une année de plus les guenilles de la collection 2003. Et si c’est pour regarder les programmes de l’été à la télé, ma bonne dame, une vieille télévision et un slip troué feront bien l’affaire.
Mamama me dit toujours de sortir avec des slips neufs : « tu te rends compte, s’il se passe quoi que ce soit et que tu te retrouves à l’hôpital avec un slip troué ? » Alors je les porte à la maison, en regardant les programmes passionnants d’NRJ12 tout en mangeant des glaces au chocolat. Comment ça ? Il faudrait éviter les glaces au chocolat ? Et NRJ12 (là je te rejoins) ? Nager ? Courir ? Faire de l’aquabike ? Danser la zoumba ? Eliminer les toxines ? S’occuper enfin de cette vilaine vilaine cellulite incrustée et pas belle du tout ? Faire un régime hyperprotéiné ? Penser au bikini taille 36 acheté (pas en soldes) cet hiver dans un élan d’optimisme en dégustant une torche aux marrons ? Et quoi encore ? Je mangerai des glaces au chocolat et je boirai du Pinot Noir* en slip troué si je veux, en feuilletant ce nouveau numéro de Tonic. Là encore, pas de marronniers pour fêter l’été, pas de dossier spécial régimes, pas de bons plans détox, après tout je t’aurais appris quoi, qu’une salade de tomates c’est meilleur pour la ligne qu’une tartiflette ? Youhou. J’en frissonne d’avoir faite une trouvaille pareille.
Eh bien non ! Plutôt que de te parler de plages et de sable fin (qu’on espère tous avoir la chance de voir cet été), Tonic te parle d’emploi, de discrimination, de petites et de grandes arnaques, de petits et de grands villages, de petits et de grands coups de cœur.
Tonic c’est vous, c’est nous, c’est ce qui nous sépare et ce qui nous rassemble, c’est la richesse de ce mélange, c’est la vie, tout simplement.

Le programme pour la rentrée ? Des nouveautés et de belles surprises… en attendant, cher lecteur, toute l’équipe te souhaite un été à la hauteur de tes espoirs et surtout, refuse quoi qu’il arrive les marchands d’infos en soldes.

S’Gilt !
Alexandra Vallat

*l’abus d’alcool est dangereux pour la santé

Tonic 149 – Juillet/Août 2011

Tonic 149 – Juillet/Août 2011

1 juillet 2011 à 12:00 - Aucun commentaire

Bilinguisme :
Gambsheim : Pas de site bilingue
Colmar : La guerre des langues

Mulhouse :
On se mobilise pour sauver la maison Weber

Saint Amarin :
Le coup de gueule d’un routier alsacien

Otterswiller :
Seppele ne digère pas sa défaite

Vieille ville de Mulhouse :
Ô Schreck, le retour de la bagnole !

Goxwiller :
Lotissement « Les Petits Champs » : Les pieds dans l’eau

Mulhouse :
Appelez-moi Riedweg !

Rottner n’a pas digéré Ramadan

Docteur Eugène Ricklin… D’r sundgauer Leeb

Haguenau :
Coup de pouce ou coup de massue ?

Mulhouse :
Les grandes manœuvres ont commencé !

Schweighouse et environs :
Le pouvoir du médecin conseil

Colmar :
Percée des Nénuphars : Un premier pas vers l’urbanisation complète du quartier !

Wingen-Sur-Moder :
Musée Lalique : pas d’invitation pour Tonic

Sélestat :
Éloge de la diversité

Mulhouse :
Le Kulturführer a eu la peau du directeur de la Filature

Fessenheim :
Rien à craindre, Bockel est là

Wangen :
Où sont passées les chouettes effraies ?

Rallye des Gazelles 2012 :
Sandrine et Laetitia dans les starting-blocks

Alsace-Moselle :
Hommes d’église : pourris par la soif du pouvoir ?

Mulhouse :
Louvoyer un jour, louvoyer toujours…
L’eau lourde … ou la connerie lourde ?

Sundgau :
Une politique touristique particulière

Goxwiller :
Vertes prairies

Rencontre :
Il est minuit, docteur Schittly

Andolsheim :
Le chemin de la colère

Schoenbourg :
Une impasse privée, payée par le contribuable

Wimmenau :
Spolié par la nièce de Philippe Richert

Quels mots pour nos maux ?

35° à l’ombre. Pas vraiment une température pour s’activer les neurones, résoudre des équations, se préparer à polytechnique ou chercher à sauver le monde. Tout juste de quoi s’avachir dans une chaise longue et faire du gras en se gavant de cônes glacés au chocolat (pourquoi au chocolat ? parce que tout ce qui se mange devrait être au chocolat, et je veux rien entendre).
Remettons nos ambitions et nos projets grandiloquents à plus tard, quand la glace (au chocolat) aura fini de fondre au soleil, quand nos peaux bronzées ne seront plus qu’un beau souvenir, quand… quand ? Quand cesserons-nous de subir, passifs et désabusés, ce monde à la dérive ? Un jour peut-être, un jour d’orage où l’insolence prendra le dessus sur l’indolence.
Une chose est sûre, de là où il est, DSK (Der Sitz im Keffi… merci à Pascklin pour cette trouvaille !) n’est pas responsable des derniers soubresauts de l’actualité.
Dans ses chefs d’accusation, ne figureront ni le sinistre destin réservé aux jolies joggeuses, ni les bagarres d’adolescents qui finissent en bain de sang à la sortie du collège. Sauf preuve du contraire, il n’est pour rien dans les fuites du Baccalauréat et la prolifération de la bactérie Escherichia coli. Eh non, il n’est pas responsable non plus de massages de pieds non consentis (il le prend bien autrement, son pied), ni même du décès de Columbo ou de l’arrivée prématurée de la canicule.
Comme quoi, faut toujours voir le côté positif des choses… Mais bon, ça nous en fait une belle (de jambe) de savoir que DSK n’est pas la cause de tous nos maux. Il n’en reste pas moins que les mots manquent pour les définir (les maux), et j’ai beau continuer avec assiduité ma cure de chocolat (j’ai une volonté parfois, c’est impressionnant), je me lève chaque matin en me demandant quelle sera la catastrophe du jour : la toxicité des graines germées ? de l’aspartame ? des concombres ? des poissons élevés aux hormones ? des poulets en batteries ? du chocolat (non pitié pas ça !) ? Ok ok, faut plus rien manger. Un esprit sain dans un corps sain, c’est ma nouvelle devise. Sauf que… j’ai pas vraiment l’impression qu’aller courir dans les bois, une contrex à la main, soit vraiment la condition sine qua non pour avoir un corps sain, l’essentiel étant surtout de le garder en vie, le corps. Pour l’esprit sain (à ne pas confondre avec le Saint Esprit), faudra revenir aussi. Comment avoir un esprit sain alors qu’on sait d’avance ce qu’on va nous servir tout l’été ? Des campagnes pour la présidentielle aux émissions de télé-réalité, en passant par la promo des derniers régimes à la mode et l’arrivée de nouvelles bactéries tueuses (Marine est démasquée !), y’a pas vraiment de quoi se rouler de bonheur sur son canapé. DSK (encore lui) échappera au moins à la grande comédie politique qui se prépare aujourd’hui en coulisses. Le scénario est toujours le même et pourtant, on continue à y croire, un peu, parce qu’il le faut bien, parce que cesser d’espérer c’est cesser de vivre. On se demande bien quelle tête va avoir notre futur super héros (super héroïne ? Non, faut pas déconner), celui qui nous sortira du chômage, de la peur, de la délinquance, et qui saura dire aux vilains qu’ils sont pas gentils du tout. Par contre on a bien une idée pour les résultats à l’élection de super connard, ça se bouscule au portillon et j’ai comme l’impression qu’il y aura plusieurs gagnants.
L’été sera chaud. Un verre de Pinot Noir s’impose.

Belles vacances à toi, lecteur, et savoure comme il se doit ce nouveau Tonic. Rendez-vous au mois de septembre pour une rentrée qui s’annonce mouvementée !
Alexandra Vallat

Tonic 138 – Juillet/Août 2010

Tonic 138 – Juillet/Août 2010

1 juillet 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

Mussig
Apologie du décibel

Guebwiller
Festival « Bilingo » en faveur de la langue régionale, 5ème !

Climbach
Tous logés à la même enseigne ?

Denis le Rouge hésite entre
le look Rambo et Indiana Jones…

Quand la « Musik » est bonne…

Mulhouse
Alpinisme obligatoire au zoo

Geudertheim
Une commune en « serré » !

Harskirchen
Attentat à la nature

Mulhouse
Un bilinguisme affiché !

Le FN patine en Alsace et se fissure

Région Lorraine : Meisenthal
Des ralentisseurs en pleine montée !

Vente par correspondance
Que le haut à mettre !

Jean-Marie Bockel est t’il toujours connecté ?

Acte de naissance d’« Eltern Alsace »,
en présence de Marcel Bauer, Maire de Sélestat

Rosteig
L’école maternelle en sursis ?

Geudertheim
La fin de l’Arbre Vert

Eschbourg
Pas de retraite pour les militaires ?

Hatten
Un homme détruit

Kaltenhouse
Bonjour Monsieur le Maire !

Ecologie
Rallye or not Rallye ?

Kunstkartoffelacker 2010

Délégation alsacienne reçue au Südtirol

Dettwiller
Quand la médecine française défaille

Mulhouse
Bravo Michèle !

L’extraordinaire itinéraire de
Roger Hassenforder le Magnifique

Oberhoffen-sur-Moder
Discrimination ?

Mulhouse
Les improbables œuvres de Tobias Rehberger

Puberg
La promesse de Richert… 10 ans déjà !

Restauration
Baisse de la TVA… les restaurateurs nous prennent pour des cons !

Sélestat
Détonations guerrières et droit à la tranquillité

Radar
« Sarkozy, je te vois ! » (1)

Gries
Tremblement de terre : suite et fin

Crise
Partons en vacances, vite, car la rentrée sera chaude

Les vacances de l’humour

ça y est, cher lecteur, l’été pointe le bout de son nez. Après un printemps apocalyptique, le ciel a décidé de nous laisser un petit coin de ciel bleu et l’occasion de mettre enfin les tongs roses et le petit shorty tout en strass achetés en solde l’été dernier. Bon ok j’ai jamais acheté ça (mon homme me dit que je ressemble à un roulé de porc là-dedans… mauvaise langue va) mais quand même, ça fait du bien d’oublier pour un temps les mi-bas (très sexy, ça aussi) et les bottines en peau de zèbre. Vive les terrasses de café, les piscines, les odeurs de monoï, les bonnes blondes bien fraîches (du calme Robert, je parle des bières), les soirées à rallonge et les vacances. Les vacances… c’est quoi de nouveau ce truc ? Ah oui, c’est le moment de l’année où t’as le droit de rien faire du tout, de te lever à midi si t’as envie et t’es payé quand même c’est ça ? Y’a des jours comme ça, où j’me dis que la vie est belle… Ok ok, je suis d’accord avec toi, à part le soleil rien n’a changé, tout le monde il est pourri, la crise continue à nous faire les fonds de tiroir et t’as franchement envie de tirer dans le tas, mais garde ça pour l’automne. De toute façon les plus pourris ont déjà pris leurs billets d’avion pour les Seychelles, et nous, on a tout juste les moyens d’aller s’entasser sur les plages du Sud avec la glacière remplie de sandwichs au pâté. Quoi et alors, le pâté c’est bon aussi… parfois… quand y’a rien d’autre.
Les vacances, c’est aussi un vide médiatique abyssal… Chaque année c’est la même rengaine mais j’arrive encore à m’étonner d’un tel néant, bah oui, quand je te parlais de mes racines blondes, je te mentais pas. À la télé comme à la radio, on t’assomme de rediffusions et autres best-of sortis tout droit du soutien-gorge de Loanna. Si encore les télévisions et radios publiques nous offraient le reste de l’année des programmes acceptables, je sais pas moi, des films qui datent pas des années 80, des enquêtes qui sortent des traditionnels « Cindy, 16 ans, veut se faire liposucer », « les jeunes et la prostitution », « j’ai épousé le premier mari de ma mère », des émissions de radio qui ne parlent pas uniquement de fesses et de concours de pets, je serais prête à pardonner ces deux mois d’été pathétiques. Mais là…se farcir des best-of d’ « extraordinaires talents », de « confessions intimes » et autres fonds de poubelle, c’est une insulte à l’intelligence et un manque de respect manifeste. Si c’était pas aussi grave, ça pourrait presque être drôle, mais l’humour ma bonne dame, ça aussi ça se perd. Regarde un peu ce qui se passe sur Radio France, qui n’a pas attendu l’été pour creuser son vide médiatique… Stéphane Guillon et Didier Porte se sont faits virer comme des malpropres parce que l’humour, paraît t-il, a des limites. Lesquelles au juste ? Celles du pouvoir en place, à deux ans à peine des prochaines élections présidentielles ? Ces moments d’humour caustique, ces joutes verbales à la fois brillantes et décomplexées me donnaient l’impression de vivre dans un pays libre. Ce n’était qu’un leurre. Dommage. Dommage pour eux, dommage pour nous, dommage pour la liberté de la presse et pour cette saison médiatique qui tiendra une fois de plus ses grandes promesses de médiocrité.

On te propose donc, lecteur, de passer l’été en Alsace, radio et télévision éteintes, à savourer ton nouveau Tonic, un peu plus touffu que d’habitude… vacances oblige ! Chez nous pas de best-of, pas de remâché, pas de vieux fonds de placards mais du frais et du croustillant, servi sur un plateau. Comme tous les ans, on se retrouve début septembre pour de nouvelles aventures et une rentrée en fanfare.
En attendant, bons baisers de toute l’équipe et bonnes vacances !

Alexandra Vallat