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Tonic 164 - Décembre 2012

Tonic 164 – Décembre 2012

1 décembre 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

Colmar : Aide aux personnes âgées
Ernolsheim sur Bruche : Une antenne de la SPA… voleuse de chats ?
M2A : Changement de société de gestion pour les aires d’accueil
Illzach-Modenheim : Les citoyens se sont fait entendre
Goxwiller : Rue des Vosges : des arbres trop hauts !
Politique : Retour au temps des rois !
Wingen sur Moder : La femme de ménage aimait trop les bonnes bouteilles
Sarre-Union : Seule avec ses trois enfants dans un logement sans chauffage !
Mulhouse : Soléa, l’entreprise qui roule à perdre les procès
Sarrebourg : Un braquage raté
Brumath : On lui lance une bouée qui la fait couler !
Saint-Louis : Un certain art de vivre
Brumath : Derrière les murs de l’EPSAN
M2A : La révolte des Pigeons
Mulhouse : Solidarité pour la boulangère
Sélestat : Quel avenir pour la chapelle Saint-Quirin ?
Rohrbach-Lès-Bitche : L’eau du robinet était impropre à la consommation
Rencontre : Jacques-Marie Bourget
Ça s’est passé en novembre
DOSSIER : Troubles érectiles : le mal des hommes
Juridique : La Procréation Médicalement Assistée
Interview décalée : Tonic ton maire : Gilbert Meyer

La fin du monde !

Ça y est… on y est presque ! Quel grand et important moment pour l’humanité. Alors qu’il n’y avait personne au commencement, lorsque Dieu créa les cieux et la terre, qu’est-ce qu’on sera nombreux à la fin, lors du dernier jour, lors de ce fameux 21 décembre 2012 qui sera, d’après le Tzolkin (le calendrier Maya à caractère divinatoire et religieux) le jour de la fin du monde !
Selon de savants calculs faits par de savants contemporains, il semblerait que l’apocalypse n’aura finalement pas lieu le 21 décembre prochain (Les prophètes mayas s’étant décidément gourés dans leur appréciation) mais seulement le 22 à minuit trente !
Cela n’a aucune importance ? Pour moi… si !
Le 21, j’ai pris rendez-vous chez mon coiffeur. C’est une chance puisque je quitterais au-moins ce monde avec les cheveux coupés et le brushing impeccablement léché.

Mon coiffeur, lui, a moins de veine ! Maintenant que François Hollande a annoncé que les homosexuels pourraient enfin se marier, voila que la fin du monde va leur bousiller de « gays » perspectives. C’est ce qu’on appelle (dans un langage très familier) l’avoir dans le c… (baba) !
Et si jamais la fin du monde n’arrivait pas aux dates prévues par les astrologues mayas, les gays et les lesbiennes fêteront, dès le lendemain, l’avènement d’une nouvelle ère… celle de l’homo sapiens homos !
Une femme pourra donc bientôt se marier avec une femme et un homme pourra engager un devoir de partage et d’assistance mutuelle, d’amour et de fidélité avec un autre homme.
Une très belle avancée sur le terrain des droits égaux aux citoyens qui engage, sans aucun doute, l’évolution de toute la société.

Mais, si cette avancée était le vrai début de la vraie fin ? Celle de la disparition de l’humanité toute entière ?
Espérons simplement que cet engouement pour le mariage entre personnes du même sexe ne s’étende pas à tous les individus du monde entier car, si les hommes ne lutineraient plus qu’avec des hommes et les femmes qu’avec les femmes… d’où viendront un beau jour les enfants ?

Si jamais cela devrait arriver, gageons que d’ici là les progrès de la science et l’ingéniosité humaine auront trouvé une belle parade, en l’occurrence une autre manière de procréer… Au risque de devoir, un jour, greffer une bistouquette à l’une des mesdames ou d’implanter un utérus à l’un des messieurs !
Si la nature a fabriqué l’homme et la femme, les mâles et les femelles, c’est certainement qu’elle en avait ses raisons. Celle-ci (la nature) reprend d’ailleurs toujours ses droits, peu importe de quelle manière on essaye de la dompter !

Et si la fin du monde n’est pas pour le 21 décembre prochain, toute l’équipe de Tonic vous souhaite de passer d’agréables fêtes de fin d’année.

Claude Schaeffer

Tonic 163 - Novembre 2012

Tonic 163 – Novembre 2012

1 novembre 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

Le ticket chic et choc de Mulhouse : La maison Engelmann
Wittelsheim : ça chauffe !
Brumath : Une cour mal faite ?… C’est la justice qui tranchera !
Lemberg : Vol de bois de chauffage : ça va péter dans la chaumière
Oberstinzel : Marcher… ou crever !
Mertzwiller : On accorde à une association ce que l’on refuse à une autre
Grandfontaine : Classement d’une parcelle modifiée… la mairie reste délibérément aveugle !
Haguenau : Sortie restaurant : une facture trop salée
Phalsbourg – sarrebourg – Abreschwiller : Agresseurs identifiés… l’enquête n’avance plus !
Guebwiller : Elle se fout de la loi !
Bourtzwiller : Lettre aux femmes
Colmar : La passerelle des talents
Mulhouse : Mélange de genres médical ?
Haguenau : Local commercial hors normes : chauds, chauds les croissants !
Soufflenheim : « J ’veux m’en sortir » une association pas comme les autres !
Mulhouse : Le maire arboritueur renvoyé sur les roses
Rencontre : Cathy Bernecker : Fille d’Alsace, artiste plurielle
Ça s’est passé en octobre
Région de saverne : Un nouveau casse-tête pour le président du smictom
DOSSIER : Toxicomanie: «L’enfer» du décor
Juridique : Usage de stupéfiants
Interview décalée : Tonic ton maire : Romain Siry

Le temps qu’il fait dehors

Il y a quelques jours à peine, nous sommes passés de l’heure d’été à l’heure d’hiver.
Nous avons pu dormir soixante minutes de plus et nous en avions bien besoin. On ne dirait pas à première vue, mais un été ça crève quand même !
Avec le changement d’heure, est aussi arrivé le temps des premiers frimas significatifs. C’est qu’il faut mettre des gros pulls maintenant !
Eh oui ! Le temps est venu… Celui où il fait nuit presque quinze heures par jour, celui où les températures chutent presque autant que la cote de popularité de François Hollande, celui où il vaut mieux avoir de quoi se chauffer, au risque de bien se geler les … !
Se chauffer et manger ! Deux principes fondamentaux pour qui veut passer une fin d’automne et un hiver dans les meilleures conditions. Mais il semblerait que cela devienne de plus en plus difficile, pour plus en plus de monde, de pouvoir jouir convenablement de ces bases vitales.
Le temps est venu… celui où les structures d’accueil d’urgence vont rouvrir leurs portes, celui où l’aide alimentaire sera la bienvenue pour les personnes dans le besoin, celui où les appels aux dons se feront à leur maximum.
Le temps est venu… celui où chacun d’entre nous a le droit de contribuer à sa manière et surtout d’après ses possibilités à une solidarité active.
Faute de dons, Emmaüs vient de fermer un de ses lieux d’accueil et les associations caritatives tablent sur une sérieuse baisse des offrandes, qu’elles soient pécuniaire ou autres.
Mais qui peut encore donner dans une période où la conjoncture économique invite à la plus grande prudence et que l’avenir est incertain pour tout un chacun ?
Surtout que le temps d’été nous a déjà généreusement asséné de pernicieuses hausses de prix et de dommageables augmentations tarifaires et que pour les prochains mois notre gouvernement nous a préparé un cocktail de mesures financières qui se révéleront explosives et destructrices pour certains ménages. Et ce ne sont pas les 3 millions (et des poussières) de chômeurs annoncés en octobre qui iront relever notre indice de confiance.
Dans ces conditions, la solidarité devient obligation et l’entraide un devoir… sinon !
En ce mois de novembre, s’affiche un temps d’automne donc ! C’est à se demander ce que sera alors le temps d’hiver ! Il semblerait que nous ne soyons pas sortis de l’auberge et que le pire soit encore devant nous.

Heureusement qu’il y a Tonic Magazine pour nous remonter un peu le moral et nous faire oublier… le temps qu’il fait dehors !

Toute l’équipe vous souhaite de passer d’agréables moments avec ce nouveau numéro.
Claude Schaeffer

Tonic 162 - Octobre 2012

Tonic 162 – Octobre 2012

1 octobre 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

Dieffenbach-lès-woerth : Son enfant pourrait lui être retiré
Brumath : Cour du château : Le Wolf Center !
Obernai : Les rues de la ville : un paradis pour piétons et cyclistes ?
Col du Donon – Grandfontaine : Complaisant avec l’hôtelier, la commune cède un chemin rural
Lichtenberg : Des projets aux coûts pharaoniques
Colmar : Relooking avenue Foch
Schiltigheim : Jardins familiaux, rien à foot ?
Rencontre : Audrey Rose Schmitt
Baerenthal : Puanteur au camping : la commune ne réagit pas !
Fénétrange : Chasse : il étale deux bêtes d’un seul coup de fusil
Bitche : Les uns font les dettes… les autres payent !
Volksberg : Les riverains ont gagné la bataille
Haguenau : On leur fait adopter un chat malade
La walck : Liquidation d’une SCI : une magouille pour récupérer de l’argent
Colmar : Trans-Rhin-Rail
Otterswiller : Échec au roi
Beinheim : En guerre avec son avocate
Strasbourg : La maison d’arrêt de l’Elsau est-elle une zone de non-droit ?
DOSSIER : Aires d’accueil des gens du voyage – La logique du profit ?
JURIDIQUE : Les régimes matrimoniaux

Adipeux toi-même !

Cette fois c’est officiel, à moins d’un retournement de situation de l’ordre du paranormal, les barbecues et autres excentricités estivales, c’est fini. Même Hollande, pourtant si charismatique dans ses annonces (« le changement, c’est maintenant » qu’il nous disait le monsieur) n’y pourra rien. Rangez les shorts, les mini-jupes, les crèmes solaires et tout le toutim. Au placard. Circulez y’a rien à voir, faites place aux cirés, aux bottes en caoutchouc et aux pantalons en velours côtelé façon Charles Ingalls. Trop sexy je sais, mais il faut savoir vivre avec son temps et par « temps » j’entends « météo » et non « époque ». L’époque, je te l’accorde, serait plus à la jupe fendue rose bonbon, au pantalon en cuir moulant ou au slim léopard, mais pour la cueillette des champignons c’est quand même limite. Passé le mois de septembre, en Alsace, c’est pas très compliqué, tu as le choix entre manger compulsivement du chocolat en attendant que le ciel se dégage (très très risqué) ou décider d’aller à la cueillette des champignons (très très risqué aussi, surtout si tu cueilles les mauvais) quitte à mettre ton sex-appeal de côté. Ceci dit, en cherchant bien, il existe d’autres alternatives… mon mari m’en a trouvé une taillée sur mesure pour arriver au printemps de façon digne, c’est-à-dire sans devoir entamer une cure de désintox liée à une surconsommation de pralinés et autres tartiflettes. Mon cher et tendre (jusque-là) arrive un beau soir de septembre, après un repas entre amis (le dernier pris en terrasse, doudoune sur le dos et chaussettes de ski aux pieds mais fermement décidés à ne pas abdiquer face aux diktats météorologiques), vous savez, de ces repas qui vous font lâcher un « ahhhh que c’était bonnnn, miam, slurp, vivement le prochain », et me dit, tendrement (c’est pire) : « chérie, tu sais que je te trouve très belle, et je ne dirais pas que tu es grosse, non, pas du tout, tu es magnifique mais un tout petit peu adipeuse. Pour que tu te sentes bien cet hiver je t’ai fait une surprise, vingt séances d’aquabike, tu commences demain ! Alors alors ? Qu’est-ce qu’on dit à son chéri ? »
J’avale mon dessert et je me précipite sur Robert (le dictionnaire, pas mon mari) :
Adipeux/adipeuse : qui a les caractères de la graisse ou qui en contient : tissu adipeux.
ça, c’est fait. Se faire traiter d’adipeuse après 15 ans de mariage, à la veille de l’hiver, c’est moche. Qu’est-ce qu’on dit à son chéri ?! Je vais t’en donner du tissu adipeux, je vais pédaler dans l’eau jusqu’à ce que les derniers stigmates de la dernière tranche de raclette ne soient plus qu’un lointain souvenir, et je me promènerai ensuite en robe moulante. Oui monsieur, même pour aller cueillir les champignons, et tu pourras te faire cuire toi-même tes omelettes pendant que je soignerai mon adiposité avec détermination. « Allez mesdames on s’endort pas, onnnnn pédaaaaleeee, on fait bouger tout ça, debout, assise, vitesse maaaaaximuuuum, allllezz, on relâche pas l’efffort, il faut que ça tire sur les cuisses, alllllezzzz, on raffermit ses fessiers !»…
Ho hé, elle se prend pour qui la petite jeunette moulée dans son short rose fluo ? Cher lecteur, l’aquamachin ça concurrence pas une bonne choucroute, et puis ça fait des ampoules aux pieds, et puis ça donne faim, et puis on verra ça l’année prochaine non ? Petit message personnel à chéri : moi et mon adiposité on a décidé de passer l’hiver entre un reblochon et des caramels au chocolat. À bon entendeur, salut.
Pourquoi je te parle de météo, de cellulite, d’aquabike et de tartiflette alors que le monde entier s’écroule ? C’est vrai, j’aurais pu te parler de politique, de chômage, de liquidations judiciaires, de suicides, d’OGM, de maladies, de précarité. J’aurais pu te parler des gens qui crèvent de faim, des gens qui crèvent de soif, des restos du cœur bondés, des trottoirs squattés. J’aurais pu te parler de la misère, celle qu’on n’voit pas qu’à la télé, j’aurais pu te parler de l’égoïsme, de l’hypocrisie, de l’indifférence. J’aurais pu te parler de la résignation, de la soumission, de la peur. De notre résignation. De notre soumission. De nos peurs. À tous. Car en dehors des effets d’annonce et des révolutions aux bistrots du coin le samedi soir, qu’est-ce qui compte vraiment ? Notre frigo, notre compte en banque, notre emploi, notre télé, notre profil facebook, notre iphone 5, notre adiposité.
Les rapports humains, la souffrance des autres, c’est comme les régimes, c’est bien d’en parler le soir du nouvel-an, la bouche dégoulinante de petits fours et de dinde farcie.

Au menu de ce nouveau Tonic ? Un dossier consacré aux gens du voyage et un tas d’informations que vous ne trouverez nulle part ailleurs. Laissons les autres attendre le soir du Nouvel An. C’est ici et maintenant que ça brûle.

S’gilt !
Alexandra Vallat

Tonic 161 - Septembre 2012

Tonic 161 – Septembre 2012

1 septembre 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

Lutzelbourg : Un septuagénaire maltraité
Mittelhausbergen : Un logement insalubre
Diemeringen / Pays de Bitche : Elle quitte son mari pour vivre dans le péché avec… le pasteur
Wasselonne : Victime d’un beau parleur
Nothalten : Une sécurité non sécurisée
Keskastel : Victimes de lâches voleurs
Haguenau : Mauvaise gestion des déchets… « sauvages » !
Mulhouse : Jean Rottner, maire arboritueur
Tieffenbach : Un curieux agressi
Mothern : Handicapé et obligé de réintégrer son poste de travail
Rentrée politique 2012 à Mulhouse : La bataille des municipales a déjà commencé !
Brumath : Cour du château : Epilogue ?
Goxwiller : Privés de fleurissement
Conseil régional : Un week-end à Londres à plus de 800 euros par jour et par personne
Strasbourg : Assurément « pas » humaine !
Rencontre : Claude Diringer, poète-pèlerin d’Alsace et du monde
Mulhouse : Boîte à B.A.C
Geudertheim/Brumath : Un champ… de cigognes !
Wingen-sur-Moder : Le facteur a peur des oies
Oermingen : Centre de détention : un prisonnier dénonce !
DOSSIER : Victime de violences ? Moi ? Jamais !
Hindlingen : Ses fleurs, ses cigognes… son maire !
Tonic ton maire : Gérard Cronenberger
Vendanges : vos droits à consommer sans modération !

Le changement… c’est maintenant !

Ça y est, nous voilà au mois de septembre… déjà !
L’été n’est pas encore tout à fait fini que déjà l’automne pointe son nez. Septembre c’est aussi l’un des deux seuls mois qui comptent vraiment dans l’année… l’autre, c’est janvier !
Alors que janvier sonne le glas d’une année trépassée et nous balance dans une autre toute nouvelle, toute fraîche, septembre est à la croisée de deux périodes cruciales… celle estivale et celle de la reprise.

Fini le sable chaud et la bronzette sous un soleil de plomb. Terminé les apéros qui durent jusqu’à 16 heures et les parties de pétanque. Passé les soirées à palabrer la moitié de la nuit à l’abri d’un ciel étoilé et les bains de minuit. Fini le farniente et les balades dans la nature. Terminé les sorties piscine et celles à vélo. Passé la découverte des châteaux et la visite des musées.
En un mot… fini les vacances !
Hop jetzt ! On range les sacs de voyage et les serviettes de plage, les shorts et les jupes, les maillots de bain et les claquettes… Ihr sin doch jetzt àlli scheen brün !
Au placard le rosé, le pastis et l’amer bière (pas trop au fond non plus celui-là… laissez-le quand même à portée de main… on ne sait jamais !) et les bretzels.

Comme en janvier, on prend aussi des résolutions importantes en septembre. On décide de perdre les kilos pris pendant les vacances et qu’on va arrêter la cigarette, on décrète qu’on aura enfin le courage de demander une augmentation à son patron et de dire à son homme qu’on ne l’aime plus et qu’on va le quitter pour un autre qu’on a rencontré sur un site Internet.
Comme disait l’autre… celui qui a passé ses vacances au Fort de Brégançon : « Le changement c’est maintenant ! »
Et puis, il n’y a pas que les vacances dans la vie. Faut aussi bosser de temps en temps… non ?

Regarde, nous chez Tonic Magazine !
Pas de bronzette sur le sable chaud, pas de parties de pétanque, pas de soirées à palabrer, pas de farniente, pas de balades dans la nature et encore moins un apéro à l’amer biè… (bon, la fin de la phrase on la laisse de côté !) Mer sin net brün… Mer hànn g’schafft !

Eh oui ! Pendant que les autres se sont dorés la pilule au soleil avec les doigts de pied en éventail, nous ici on a trimé dur, pire que dans les geôles de Cayenne naguère, puisque nous aussi, nous nous sommes résolus à apporter quelques changements à ton mensuel régional préféré.

Et le résultat tu l’as en main !

Avoue que tu as failli ne pas reconnaître ton nouveau Tonic.
La couverture avait besoin d’un sérieux ravalement de façade. Elle se veut désormais sobre, dépouillée de toutes fioritures inutiles.
Bien sûr que toutes les rubriques sont restées les mêmes, surtout tes préférées… Il suffit de jeter un p’tit coup d’œil au sommaire, mais nous avions le souci de rendre ta lecture encore plus attractive et encore plus séduisante.

Chez Tonic aussi, le changement c’est maintenant, et toute l’équipe espère que, dès ce numéro, tu seras charmé par la nouvelle présentation du magazine… S’gilt !

Claude Schaeffer

Tonic 160 - Juillet/Août 2012

Tonic 160 – Juillet/Août 2012

1 juillet 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

Woerth :
Les rivières polluées

Freiburg :
Visite au Waldkindergarten de Rieselfeld

Outre-Forêt :
Victime de la pauvreté ?

Strasbourg :
Grand Contournement Ouest : unsere schissdreck !

Strasbourg :
Conte-moi les droits de l’homme

Brunstatt :
Rien à signaler ?

Plaine – Diespach :
Décharge sauvage… plus là !?

Brumath :
Cour du Château : des travaux esthétiquement disgracieux…

Buswiller :
Des corbeaux crucifiés dans les champs

Barr :
Ramassage des déchets : On en remet une couche

Wittelsheim :
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Bining :
Le maire perd la première bataille

Wasselonne :
Invasion de rats : la commune a réagi !

Mulhouse :
Pas de place ni de paix pour les tilleuls !

Gingsheim :
Chats empoisonnés

Mulhouse :
Les palmes d’or des comiques politiques…

DOSSIER :
FACE Alsace : Agir contre l’exclusion

RENCONTRE :
La vie de galère et d’amour de Josiane Krafft

Forstfeld :
Un trottoir pour l’adjoint au maire

Mulhouse :
Pollution publicitaire !

Vallée de Villé :
1,7 Million d’euros pour le centre de secours

Demain j’peux pas j’ai soldes !

Les soldes, une raison comme une autre de déserter le bureau ou de louper son cours de Cuisse Abdo Fessier (CAF pour les intimes), à ne surtout pas confondre avec la Caisse d’Allocations Familiales, qui ne produit pas les mêmes résultats. Lorsque tu liras ce magazine, cher lecteur, tu te seras peut-être déjà fait piétiner une multitude de fois, dans une multitude de magasins, pour une multitude d’objets en soldes que tu auras désiré plus que tout, mais sûrement pas plus que la furie en talons aiguilles juste à côté de toi, rappelle-toi, celle qui t’a planté son 40 fillette pile poil dans ton gros orteil parce que ton outrageuse impertinence t’a fait rêver un instant que l’objet tant convoité atterrirait dans TON placard et non dans le sien.
Malheureusement, je n’ai pas encore goûté à ces instants de bonheur, puisqu’à l’heure où nous mettons sous presse le premier jour des soldes vient d’être ouvert, et que bleuter un bouclage de Tonic, c’est un peu signer son arrêt de mort. À côté de ça, un talon dans un gros orteil c’est une cure de jouvence, tu vois ce que je veux dire ? Mais passons sur nos terribles conditions de travail. Où en étais-je ? Les soldes, donc.
Après avoir passé le printemps en hiver, mangé des asperges en doudoune et avoir survécu aux élections successives, il faudrait donc, à l’arrivée de l’été, aller se vautrer dans une foule aux aguets, courir, trébucher, suer et tenter de survivre aux affres de la consommation, en espérant rentrer avec l’écran plasma tant convoité ou cette petite robe sexy si bien assortie au canapé fleuri de mamama ? Pas que j’aie peur des furies en talons aiguilles, nooooonn, mais j’aime autant laisser ma place et renoncer à la petite robe à moitié prix, le canapé de mamama supportera une année de plus les guenilles de la collection 2003. Et si c’est pour regarder les programmes de l’été à la télé, ma bonne dame, une vieille télévision et un slip troué feront bien l’affaire.
Mamama me dit toujours de sortir avec des slips neufs : « tu te rends compte, s’il se passe quoi que ce soit et que tu te retrouves à l’hôpital avec un slip troué ? » Alors je les porte à la maison, en regardant les programmes passionnants d’NRJ12 tout en mangeant des glaces au chocolat. Comment ça ? Il faudrait éviter les glaces au chocolat ? Et NRJ12 (là je te rejoins) ? Nager ? Courir ? Faire de l’aquabike ? Danser la zoumba ? Eliminer les toxines ? S’occuper enfin de cette vilaine vilaine cellulite incrustée et pas belle du tout ? Faire un régime hyperprotéiné ? Penser au bikini taille 36 acheté (pas en soldes) cet hiver dans un élan d’optimisme en dégustant une torche aux marrons ? Et quoi encore ? Je mangerai des glaces au chocolat et je boirai du Pinot Noir* en slip troué si je veux, en feuilletant ce nouveau numéro de Tonic. Là encore, pas de marronniers pour fêter l’été, pas de dossier spécial régimes, pas de bons plans détox, après tout je t’aurais appris quoi, qu’une salade de tomates c’est meilleur pour la ligne qu’une tartiflette ? Youhou. J’en frissonne d’avoir faite une trouvaille pareille.
Eh bien non ! Plutôt que de te parler de plages et de sable fin (qu’on espère tous avoir la chance de voir cet été), Tonic te parle d’emploi, de discrimination, de petites et de grandes arnaques, de petits et de grands villages, de petits et de grands coups de cœur.
Tonic c’est vous, c’est nous, c’est ce qui nous sépare et ce qui nous rassemble, c’est la richesse de ce mélange, c’est la vie, tout simplement.

Le programme pour la rentrée ? Des nouveautés et de belles surprises… en attendant, cher lecteur, toute l’équipe te souhaite un été à la hauteur de tes espoirs et surtout, refuse quoi qu’il arrive les marchands d’infos en soldes.

S’Gilt !
Alexandra Vallat

*l’abus d’alcool est dangereux pour la santé

Tonic 159 - Juin 2012

Tonic 159 – Juin 2012

1 juin 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

Mulhouse :
Pas d’enfance au Nouveau Drouot ?

Colmar :
Muscles et sueur

Enchenberg :
Le mur de l’église a disparu

Drulingen :
Erreur médicale : La patiente a failli perdre la vie

Du Sundgau aux 3 Frontières :
Alain Koegler dans les starting-blocks

Lambach (Moselle) :
Le tribunal annule la vente du chemin communal

Analyse du vote Front National en Alsace

Colmar :
200 gr de liberté d’expression

Waltenheim sur Zorn :
Jamais sans ma fille…

Rencontre avec Maître Muriel Thielen

Nuit des musées :
À Mulhouse la nuit tombe à 14h

Ingwiller :
Un banquier voleur

Communauté de Communes de l’Alsace Bossue :
Fiché pour retirer des sacs poubelles

Wasselonne :
Une invasion de rats

Mulhouse :
Au «JR Mulhouse Circus», le spectacle est permanent…

Ungersheim :
La vie est une question de priorités !

Haute Vallée de la Bruche :
Spolié dans la succession de ses parents

Législatives :
Les belles conneries de nos politiques

Canton de Hochfelden :
Deux mamans pour un bébé

Petersbach :
Des coups de pieds pour le chat

Schweighouse-sur-Moder :
Les enseignants du collège affichent leur joie

Plaine – Diespach :
La décharge est toujours là !

Allons enfants de la patrie, les années noires vont arriver !

La France a un nouveau Président… François Hollande.
Avec 51,62 % des suffrages, il est devenu le septième Président de la Ve République.
Le programme du « candidat » Hollande devait être plus alléchant que celui de son rival !
La création dans l’Éducation Nationale de 60 000 postes, l’augmentation de 25 % de l’allocation de rentrée scolaire, l’accueil des enfants de moins de 3 ans en maternelle, la création de 2,5 millions de logements intermédiaires, sociaux et étudiants, les 150 000 emplois d’avenir pour l’insertion des jeunes, les 500 000 « contrats de générations », la fin du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la taxation des transactions financières, l’imposition à 45 % pour les revenus supérieurs à 150 000 euros et 75 % pour les revenus au-dessus d’un million, le droit de vote pour les étrangers non communautaires aux élections locales, le droit au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels ou encore la renégociation du traité européen ont sûrement été autant de mesures qui ont fait pencher la balance du côté du candidat socialiste.
Aujourd’hui une question se pose. A-t-il (le candidat Hollande) cédé à la facilité d’une liste de promesses ?
Le Président Hollande doit maintenant trouver 100 milliards d’euros – somme représentant le niveau record d’endettement du pays et de la crise – pour rétablir les finances. François Hollande fera porter l’effort sur la fiscalité qui sera rééquilibrée, en taxant le capital autant que le travail, au nez et à la barbe des classes moyennes supérieures.
Le « candidat » Hollande a bien alerté sur la gravité de la crise et sur l’étroitesse du chemin, mais la cure d’austérité sera infiniment plus rude que prévue.
Aujourd’hui la France voit la vie en rose… demain elle verra peut-être rouge.
Son rival aurait-il été plus compétent pour protéger la France de cette crise ?
Certainement pas !
Aussi, celui qui a été élu le 6 mai dernier sera indéniablement le plus mauvais Président de la Ve République puisqu’on lui reprochera d’enfoncer encore plus notre pays dans les eaux profondes de la crise, incapable d’y faire face, ne serait-ce que d’un iota.
Alors, que faire ?

Aux Etats-Unis d’Amérique est apparu, il y a quatre ans, un nouveau courant anticrise et des centaines de milliers de personnes en sont adeptes : la consommation collaborative.
En France, la tendance a aussi pris son élan. Pour tenter de contourner cette crise qui approche, une nouvelle façon de consommer devient nécessaire. La consommation collaborative qui englobe certaines formes d’échanges directs entre particuliers est une assez bonne stratégie anticrise.
L’échange de logements pendant les vacances ou le covoiturage sont légion depuis quelques années déjà. Voilà qu’on échange des fruits et des légumes du potager, des habits, des chaussures, des livres, des bijoux, des disques… etc. On partage sa machine à laver, sa tondeuse, son outillage et on fait des achats groupés.
En 2007, 27 % des Français avaient déjà goûté aux achats de seconde main, ils sont actuellement… 41 %.
Avec un pouvoir d’achat en berne, cette nouvelle tendance consumériste est peut-être une des meilleures stratégies pour mieux gérer son budget.
Pourquoi dépenser toujours plus lorsqu’on peut revendre ou acheter en commun, partager, échanger ou louer ?
Allons enfants de la patrie, les années noires vont arriver !

Toute l’équipe de Tonic magazine vous souhaite bonne lecture de ce nouveau numéro… s’Gilt !
Claude Schaeffer

Tonic 158 - Mai 2012

Tonic 158 – Mai 2012

1 mai 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

Dieffenbach-lès-Woerth :
Élève dyslexique : quelle solution ?

Oermingen / Prisons d’ici et d’ailleurs :
Le contribuable aux petits soins des prisonniers ?

Colmar :
Reliques sacrées à Colmar

Mulhouse :
Le bilinguisme s’invite une nouvelle fois aux débats du Conseil municipal

Roppenheim : « The Style Outlet » :
Pas d’invitation pour l’initiateur du projet

Ungersheim :
La dernière saison du Bioscope

Suicide (culturel) collectif au théâtre alsacien

Le Südtirol :
« l’Alsace italienne » ?

Brunstatt : Amen

Mulhouse :
Il refuse sa carte d’électeur !

Rencontre :
Pierre Freyburger : Au nom de la rose, de Mulhouse et de ceux qui aiment la ville

Volksberg :
Bientôt une antenne relais à faisceaux hertziens

Nos langues, nos cultures = un Droit, une Loi !

Oberhoffen sur Moder :
On s’essuie les pieds sur Sarkozy

Souffelweyersheim :
Des artistes d’excellence pour des élèves plein de talents

Mietesheim :
« Usine cidou » attention danger !

Schweighouse-sur-Moder
Un agriculteur endommage un site classé Natura 2000

Haguenau / Cliniques et centre hospitalier :
Assez de parkings pour les handicapés ?

Saverne :
J’ai une gueule de tiroir-caisse ?

Présidentielles :
Qui votre Maire a-t-il parrainé ?

Betschdorf :
Escroqué par un entrepreneur en maçonnerie

Schiltigheim :
Un buraliste qui fume

Ecoles en danger

Facho victime

Pas très classe comme titre ? C’est vrai, mais j’ai trouvé largement moins classe : les résultats du 1er tour des Présidentielles !

22 avril 2012, 20h01

Sarkozy 32.92%
Le Pen 22.12%
Hollande 19.29

Bam. Attends j’éteins la télé. Je patiente. Je vais boire un coup de Pinot Noir. Ça doit être une erreur, quoi d’autre ? Je rallume. Pas d’erreur. Aucune. Le Front Natonal arrive en seconde position en Alsace. Marine Le Pen siège derrière Nicolas Sarkozy et devant François Hollande.
Elle boit son petit lait. Je ravale mon amertume.
Cher lecteur, tu ne t’es pas trompé de journal. Tonic n’a pas pour vocation de donner de direction (encore moins de directive) politique. La preuve !
Tonic a pour vocation de ne pas se taire. Moi aussi, j’ai pour vocation de ne pas me taire. Aujourd’hui c’est un peu plus qu’une vocation. C’est ça ou une crise de calgon carabinée. C’est ça ou ne plus jamais me regarder dans une glace.
L’Alsace, si pleine de spécificités, l’Alsace, ayant bénéficié de l’ouverture des frontières, de sa situation privilégiée au centre de l’Europe, de l’immigration, de son bilinguisme, de sa capacité naturelle à intégrer le muticulturisme, encourage un parti prônant le replis sur soi, la fermeture des frontières aux peuples et à l’économie ? L’Alsace, la plus européenne des régions, l’Alsace, encore si privilégiée, voudrait casser la branche sur laquelle elle est assise ?
Non, définitivement non, le danger ne vient pas de la boucherie Halal du coin. Le danger ne vient pas non plus de Mohamed ou de Nassera, qui paraît-il touchent le RSA sans même l’avoir mérité. Paraît même qu’ils touchent des allocs sans rien foutre, si si je l’ai entendu de Mme Schmitt qui le sait de sa voisine. Si c’est pas un monde, alors que toi et moi, bon Alsaciens, on les mérite non, tous ces privilèges sociaux gagnés grâce à… la gauche !
Mais je m’égare… Et si le danger, le vrai, celui qui fait trembler l’Alsace au point d’offrir ses droits civiques au FN, venait de notre incompétence à nous remettre en question, à nous réformer afin de garder toute notre place, d’essaimer nos valeurs, nos idées face au rouleau compresseur des nouvelles grandes puissances mondiales ?
Bien sûr tout va mal, le pouvoir d’achat est en berne, on nous prend pour des cons et il faudrait aimer ça. Bien sûr les plus fragiles veulent qu’on les entende, bien sûr il faut savoir mettre du poing sur la table et dire NON. Mais par la peur de l’autre et de ses différences ? par la haine ? par le conservatisme ? par la xénophobie ?
Alors que je m’entretenais avec lui des résultats fachos heuuu fâcheux de ce premier tour, quelqu’un que j’aime beaucoup m’a dit la chose suivante : « on n’accroît pas les biens (des riches) en les divisant, c’est vrai, mais on accroît ceux des pauvres en partageant, c’est mathématique ». Tout est dit, non ?

Lorsque tu liras ce Tonic, la France connaîtra peut-être son nouveau Président. Alors le changement, c’est maintenant ? Pas si sûr. Mais j’y pense, ma bouteille de Pinot Noir n’est pas finie. Si on la partageait ? Parce que le partage, y’a qu’ça d’vrai.

Bonne lecture et amitié de toute l’équipe.
Alexandra Vallat

Tonic 157 - Avril 2012

Tonic 157 – Avril 2012

1 avril 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

ZOOM SUR… :
Lampe fluorescente… Danger ?

Niederbronn-les-Bains :
Un billet de train à 170,50 euros

Pollution à bining…
le problème toujours pas résolu !

Mulhouse :
Le klapperstein en furie

Universités de Strasbourg et de Mulhouse :
Vers un mariage de raison ou de passion ?

Le Dalai Lama,
persona non grata à Metz !

Rencontre :
André Chamy, avocat de combat

M2A :
Des bus écolos ?

Wingen-sur-Moder :
Il trie… et pourtant on lui refuse sa poubelle

Puberg :
Le chasseur confond cheval et sanglier

Fessenheim :
Piscine nucléaire

Mulhouse :
« Querelle d’Allemands » au « Herre Owe » ?

DOSSIER :
Derrière les murs

PAGES RÉGIONALES 67 :
Bischwiller et environs :
Syndicat mixte Intercommunal pour l’Enlèvement des Ordures Ménagères
Une rupture de contrat abusive !
Bitche (Lorraine)
Un don du sang qui tourne mal
Nothalten
Décharge sauvage ?
Soucht (Lorraine)
Grimpez, grimpez… les p’tits vieux !

PAGES RÉGIONALES 68 :
Altkirch
Une nouvelle dynamique ?
Mulhouse
Collection particulière ou le fait du prince
Altkirch
Tous les coups sont permis !
Patrimoine architectural mulhousien
Les chefs d’œuvre en péril

C’est le printemps

So, der esch weder erum ! Je parle de l’hiver, et il était temps.
Encore un qui est derrière nous alors que personnellement je ne m’attarde pas trop sur les saisons, et encore moins sur la météo et le temps qu’il fait, puisque de toute manière on ne pourra jamais le changer et il faut le prendre comme il vient. Pour ma part, je trouve que l’hiver, qui est désormais derrière nous, a été un très bon hiver à part pour les vendeurs de pneus neige, pour les carrossiers et les plâtriers des services chirurgicaux des hôpitaux. Pas de neige donc pas de fâcheuses glissades sur les routes, pas de tôle froissée et encore moins de bras cassés.
Il y a bien eu une petite période de trois semaines de froid (heureusement que nous sommes en plein réchauffement climatique, sinon on aurait eu des températures encore plus négatives) mais pas de quoi fouetter une belette, et en plus ça arrange les agriculteurs, eux qui prétendent toujours « No geht à s’Ungeziffer hien ! »… bien que ces bestioles-là ne soient pas bêtes non plus. Pourtant, durant cette vingtaine de jours où on nous a continuellement servi des températures polaires, certaines cigales ont bien grelotté des fesses.
Heureusement que pour eux, et pour nous aussi (nous les fourmis), le printemps arrive. Ainsi les cigales pourront à nouveau chanter et se dorer la pilule au soleil tandis que les fourmis en profiteront pour préparer la prochaine saison froide.
J’adore le printemps puisque moi aussi j’hiberne un peu à ma manière. Je lève le pied, j’en fais une tout petit peu moins et ça s’appelle… recharger les batteries.
J’adore le printemps car chaque année c’est une vraie renaissance. Le soleil qui revient, les oiseaux qui rechantent, les fleurs qui repoussent, la sève qui remonte (pas vrai les mecs ?), les terrasses des estaminets qui réapparaissent en même temps que les « bonnes » blondes (genre Météor…bande de nases !).
C’est aussi la dangereuse saison des foulures ophtalmologiques. Chaque année, à la même période, je me tords un œil et souvent même les deux. Vous n’avez jamais remarqué que plus les jours sont courts et plus les jupes sont longues ? Ben là… plus les jours rallongent et plus les jupes raccourcissent ! Alors, assis sur une terrasse avec une bonne blonde entre les doigts, nos yeux (à nous les hommes) ne savent plus où donner de la tête et nous ne savons inévitablement plus à quels « seins » nous vouer… et on se met à rêver !
On en oublierait presque l’essentiel.
On en oublierait presque que nous sommes des fourmis, qu’il faut bosser de plus en plus puisque l’essence est elle aussi de plus en plus chère, que vivre au jour le jour devient de plus ne plus difficile car la crise dont tout le monde parle et que personne ne prend au sérieux érode et grignote inlassablement nos maigres économies.
On en oublierait presque, à la fin de ce mois-ci, le premier tour des élections présidentielles. Et honnêtement, je ne voudrais pas être le prochain président de la République. Il sera inévitablement mauvais car aucun des prétendants ne pourra nous sortir de la mouise dans laquelle nous nous enfonçons de plus en plus.
On en oublierait presque Pâques, un renouveau aussi pour… les agneaux, les poussins, les œufs, le lapin et le chocolat !

Stop ! Assez ! C’est le printemps. Ne parlons pas de choses trop sérieuses car ça ferait trop sérieux. Et puis, la vie et tellement plus agréable si on ne regarde pas plus loin que ce qui nous tord un œil.

Alors, pourquoi ne pas imiter les cigales et buller un moment (mais un moment seulement) sur le coin d’une terrasse en compagnie d’un bon p’tit Pinot noir – même si moi je tends plutôt vers une infusion de houblon à la mousse généreuse – et de ce nouveau numéro de Tonic qui se veut une fois de plus, humoristique et instructif.

Au nom de toute l’équipe, je vous souhaite bonne lecture et un agréable début de printemps. Es gilt…

Claude Schaeffer.

Tonic 156 - Mars 2012

Tonic 156 – Mars 2012

1 mars 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

Reichshoffen :
Son nom ne figure pas sur son acte de naissance

Bining :
L’État au pilori

Mulhouse :
La justice ne croit que ce qui est écrit

Colmar :
Miss Asia à Colmar

Femmes d’Alsace :
Pour l’égalité en politique !

19 mars 2012 :
50ème anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie

Niedermodern :
La gâchette facile

Nothalten :
Deux poids… deux mesures

Rencontre avec…
Jean-Paul Sorg, philosophe

Pôle métropolitain Strasbourg-Mulhouse
Nouveau gadget technocratique ?

Histoires d’ours…
Comment protéger les derniers grands espaces canadiens ?

Colmar :
Écoles mortes

PAGES RÉGIONALES 67 :

La Walck
Logée dans un appartement inhabitable
Zinswiller
75 000 euros ou… la rue !
Marmoutier
Où sont passés les gains ?
Hatten
Le fioul plus cher que le loyer


PAGES RÉGIONALES 68 :

Ensisheim
Encore une victime de ThermoSEME
Ballersdorf
Ambiance…
Altkirch
On nous aurait menti ?!
Bockel, seigneur de Haute Alsace
Seppois-le-Bas
Le joujou fait encore parler de lui

C’ « été » l’hiver…

Cher lecteur, ça fait longtemps qu’on ne s’est plus fait un tête à tête éditorial toi et moi, puisque désormais tu passes ces moments d’intimité un mois sur deux avec Claude Schaeffer qui, j’en suis sûre, a déjà fait tourner les têtes de ces dames… ça va ça va, ne vous bousculez pas mesdames, y’en aura pour tout le monde !

On est en mars, c’est bien ça ? Ouf ! on l’a échappé belle, un peu plus et le mois de février durait toute l’année. Si je t’assure. Figure-toi que j’en ai appris une bonne début février… Tiens-toi bien, je ne sais pas si tu vas supporter la nouvelle. Prêt ? Bon d’accord mais tu l’auras voulu. Eh bien, cette année – retiens la date surtout, février 2012 – il a fait froid en hiver. Je vois d’ici ta mine perplexe et tes yeux exorbités, mais c’est pourtant la stricte vérité. Tu penses bien qu’on en a parlé aux nouvelles du matin, du midi, du soir, avec des flashs spéciaux si de trop gros flocons s’abattaient sur la région… Brrrr ! ça a duré trois semaines. Trois semaines d’angoisse pendant lesquelles on se demandait si Gérard, interviewé par une chaîne de télévision, allait réussir à gratter son pare-brise avant d’aller travailler, si Marcel ne glisserait pas sur le trottoir devant chez lui et si Marguerite, interrogée le lendemain, se rappelait d’avoir eu un jour aussi froid en hiver. Trois semaines à vivre au rythme de terribles intempéries. Trois semaines à braver le froid et à attendre, grelottants, que le journal télé veuille bien nous donner son verdict cinglant : le froid s’est installé, et en plein mois de février ! Si c’est pas une honte ! Mais que fait la police ?
Voilà au moins une actualité accessible pour les journalistes, pour peu qu’on n’ait pas à se les geler trois heures dans la rue à faire des micros-trottoirs. Sinon, j’ai une solution toute trouvée, il suffit de faire ça au printemps, tu mets un peu de neige artificielle par-ci par-là, tu enfiles ta tenue de ski et tu prépares ton sujet pour les trois années à venir. Succès garanti (sauf températures tropicales en plein mois de février, mais dans ce cas arrête de mentir, tu n’es pas en Alsace !), tu feras un malheur tous les ans avec un minimum d’efforts. Audimat garanti.
Plaisanterie mise à part, évidemment on a eu froid cet hiver, peut-être un peu plus que l’année dernière, soit, mais au fond qu’est-ce qui change ? Les victimes sont toujours les mêmes, elles sont « juste » un peu plus nombreuses. Alors oui, on peut parler de météo trois fois par jour, y consacrer 25 minutes du journal et accuser ce vilain vilain vent de Sibérie de tous les maux, il n’en reste pas moins que si personne n’était à la rue, personne ne mourrait de froid, en Alsace ou ailleurs, en décembre, en janvier ou en février. Mais il est plus simple de parler du temps. Moi aussi j’aime bien parler du temps, ça ne mange pas d’pain comme dirait l’autre, et puis c’est divertissant, on en parle avec tout le monde, son voisin, sa boulangère, dans la salle d’attente du médecin… on parle moins des gens qu’on croise en allant bosser, qui dorment sur le trottoir d’en face, transis de froid. En dire quoi ? Que c’est inacceptable ? Révoltant ? Que rien que d’y penser on en a des nausées ? Et après ? Après… on fait comme tout le monde, on passe à autre chose. On ouvre son Tonic et on s’aperçoit que non, rien ne change, on prend les mêmes et on recommence… Ce mois-ci lecteur, j’ai décidé d’accorder quelques pages aux femmes. Non, je ne suis pas une chienne de garde, juste une femme. Une femme. en 2012. Une femme qui souhaite que la parité en politique ne se résume pas à un texte de loi. Une femme qui croit encore en ses rêves. Une femme comme les autres ? Peut-être. Sans doute.
Rien ne change, donc. Nous non plus. Et après ? Après… c’est le printemps. Ma saison préférée. Moi aussi je pourrais parler du temps à longueur de temps, si j’avais le temps. Le temps de penser au temps, le temps de voir défiler le temps. Le temps d’avoir du temps. Du temps pour les autres. Du temps pour mon voisin. Du temps pour ma boulangère. Cela nous permettrait de parler d’autre chose que du temps. Au printemps peut-être, quand le temps sera plus clément. Mais au printemps, profitons plutôt du temps… nous aurons tout le temps, cet hiver, de perdre notre temps.
Puisque décidément rien ne change, si nous trinquions ? Le Pinot Noir est bien meilleur au printemps.

G’sunteit !
Alexandra vallat et toute l’équipe

Tonic 155 - Février 2012

Tonic 155 – Février 2012

1 février 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

Mulhouse :
La justice selon que vous soyez…

Présidentielles :
500 signatures… stop ou encore…

Attention les vélos !
La capitale planétaire à l’heure de la petite arène

Wingen-sur-Moder :
0/20… pour le conseil municipal

Struth :
Le plaisir qui tue

Frohmuhl / Auberge du Donnenbach :
La Com-Com ne remplit pas son rôle !

Schiltigheim :
Nisand au Zoo
Les voeux du maire : bling bling et ceinture

Sites de rencontre :
Du virtuel au réel !

Fessenheim :
Échéance 2012…

Oermingen
Guerre entre voisins

Rosteig :
La palme du mauvais goût

Altkirch :
Jean-Luc Reitzer
« Les gens m’aiment bien, je n’y peux rien ! »

Altkirch en 2012…
Tout un programme !

Mulhouse :
Le klapperstein en furie

Mulhouse :
L’incroyable saccage de la maison de maître !

Ingwiller :
Un bail commercial jamais respecté

M2A : Pas de soldes sur les taxes
À Staffelfelden, la vie n’est pas un long fleuve tranquille…
À Sausheim, toute vérité n’est-elle pas bonne à dire ?

Schaffhouse-Près-Seltz :
On le prive de sa place de parking

Neuwiller-Lès-Saverne :
Des décisions à deux vitesses

Colmar :
Les vœux de Gilbert

Gundershoffen :
Tout est bien qui finit bien !

Oermingen / Centre de détention régional
Des problèmes sanitaires et de sécurité

…Que faire ?

Voilà encore un mois de passé, est maintenant… que faire ?
Sur le calendrier, nous sommes en pleine saison hivernale paraît-il. Je sais, on ne le dirait pas, puisqu’il n’est pas encore tombé le moindre flocon de neige dans notre belle plaine alsacienne mais… que faire ?
Loin de nous déjà, la nuit de la St Sylvestre, les pétards et les fusées pas tirés puisque pas achetés… car trop chers, tout comme le foie gras pas mangé et le champagne pas bu, eux aussi trop chers mais voilà… que faire ?
« Bonne année » s’est-on souhaité le jour de l’an, et on en aura bien besoin en 2012. Sans vouloir faire dans le catastrophisme, je pense que les onze prochains mois ne vont guère être reluisants, mais là pareil… que faire ?
Dans la semaine du 31 décembre dernier, j’ai encore acheté une bouteille de gaz avant que son prix n’augmente et mi-janvier, j’ai même pu payer mon assurance habitation et celle de ma voiture. J’ai réussi à finir mon mois ric-rac, mais maintenant… que faire ?
On dit que nous sommes, une fois de plus, en période de crise, et que celle-là, elle va vraiment durer. Pas besoin de me le dire… je le vois moi-même lorsque je regarde dans mon porte-monnaie. Ces dernières années, j’ai l’impression d’avoir de moins en moins de fric (et ça n’est pas qu’une impression) et j’ai même rangé mon cochon tirelire au fond de mon armoire puisque je n’ai plus rien pour l’engraisser. Chez moi comme chez beaucoup d’autres, les derniers 28 jours du mois sont toujours les plus durs, mais… que faire ?
Sale crise ! Toi qui es en train de lire ce Tonic, tu sais ce qu’est vraiment la crise ? Je vais te le dire ! La crise, c’est lorsque des individus qui ont plein de fric font des conneries et que ceux qui n’en ont presque pas doivent les assumer.
Heureusement que le 22 avril et le 6 mai prochains aura lieu l’élection présidentielle ! Les prétendants se bousculent au portillon. Chacun a dans son bagage un lot de réformes diverses et obligatoires qui vont encore et toujours baisser le niveau de vie d’une majorité des Français. Ainsi, nous pourrons nous-mêmes désigner celui qui va une fois de plus nous entuber durant les 5 prochaines années, donc votons mais… que faire ?

L’autre jour, me sont revenus des souvenirs du temps où j’étais encore le héros de mes propres histoires… il y a une quarantaine d’années déjà !
En cette période-là, lorsque mon grand-père sortait avec une pelle à la main, ou que le vieux tacot branlant du scieur de bois accédait à notre rue, les voisins accouraient tous pour aider, et sans demander leur reste. C’était le temps où les gens se rencontraient, le soir, après le boulot, pour discuter de tout et de rien mais aussi pour s’échanger les idées qui leur permettaient de mieux affronter le dur quotidien dans lequel ils vivaient. Les femmes se passaient des recettes pas chères et se retrouvaient à plusieurs, les samedis après-midi, pour confectionner tartes et gâteaux entre amies. Et, chose presque incroyable… même les enfants jouaient les uns avec les autres.
Personne n’était alors jaloux ou envieux de son voisin. Au contraire, lorsque l’un pouvait aider l’autre, il le faisait sans arrière-pensée… et le jour d’après c’était l’inverse.
En ce temps-là, c’était aussi déjà la crise. De toute façon, pour les pauvres gens… c’est toujours la crise !
Mais ce qu’ils avaient parfaitement compris, c’est que l’entraide, la solidarité et la fraternité sont les meilleures armes pour affronter une période où tout le monde va mal.

Le monde a bien changé depuis, et il ne s’agit pas de revenir en arrière… surtout pas !
Mais notre avenir proche n’est pas rose du tout.
Et comme souvent, nous avons le choix. Faire confiance en nos politiques ou faire confiance aux gens qui nous entourent, que nous connaissons, qui peuvent nous aider et que l’on peut aider…
Nous avons vraiment le choix, mais… que faire ?

Chers lecteurs, toute l’équipe de Tonic magazine s’efforce, mois après mois de rendre votre quotidien un peu plus agréable et… dans cet esprit de solidarité, votre fidélité à notre canard nous le rend bien.

Amitié de tous et… bonne lecture !
Claude Schaeffer