Posts Tagged ‘2010’


Tonic 142 - Décembre 2010

Tonic 142 – Décembre 2010

1 décembre 2010 à 11:52 - Aucun commentaire

Ingwiller
Le terrain de la zone artisanale : suite et fin

Loi Besson
Encore plus bravo à Émile Blessig

Dingsheim / Griesheim-sur-Souffel
Le cadavre a failli tuer la femme de ménage

ThermoSEME
La répression des fraudes pose un lapin

Wouf !
L’Alsace vaut bien un vrai ministre, Mulhouse ne vaut plus un strapontin

Eschbourg
Le fauteuil roulant ne marchait pas !

Des fonds européens pour les langues minoritaires

Orschwihr
Droit de réponse

Sarre-Union
Trompée par sa meilleure amie

Hoenheim
Un ticket de tram à 28,50 euro !

Philippe Richert au Gouvernement :
TONIC vous l’avait annoncé dès le mois de juin !

JMB
La complainte d’un courtisan déchu

Wingen-sur-Moder
La boîte aux lettres est revenue !

Humeur
Je n’aime pas les semaines qui viennent…

À vos marques…

Bining (Lorraine)
Maire ou monarque : bataille pour un terrain

Mosquée à Sarre-Union
Humour et Islam sont-ils compatibles ?

Kingersheim – Richwiller
Des méthodes d’élevage indignes et cruelles

Langues régionales en France
L’intolérance perdure !

Colmar
Les cigognes

Les trois vies de Fred Muller
L’enseignement, le restaurant solidaire et le théâtre

Ca sent le sapin

On perd Noël.

Et le Père perd la boule en va-et-vient grotesques
Dans les rayons de la mort du grand hypermarché.

On perd Noël…
L’œil du gamin blasé scrute les têtes de gondoles.
Jardin tragique du merveilleux.
Toute cette diversité qui assassine le choix…

On perd Noël.
C’est la fête avant l’heure.
Fête à Papa Maman que le gosse enguirlande
Quand ils n’ont pas le sou…

On perd Noël.
Réveillon programmé.
Les cadeaux sans surprise aux papiers bariolés
Entament un tour de piste à l’Obsolète Circus…

On perd Noël
Et le ciel se pourvoit en cassation.
Et le Père perd la boule, prend perpette, fond en l’âme
Et s’endort…
Christian Décamps (Ange)

Cher lecteur, nous voilà en décembre. Fini de faire le malin en string léopard sur les plages alsaciennes (mais si y’a des plages en Alsace, espèce de rabat joie !), cheveux au vent et l’œil brillant. Oublies tes bonnes résolutions de janvier et tes régimes hyperprotéinés de l’été. L’heure est aux tables bien garnies, aux dindes farcies (pas toi, belle-maman), aux vins d’Alsace, aux fromages coulants et autres complices de notre cholestérol.

L’Alsace, terre de traditions, berceau des marchés de Noël où le monde entier se presse. L’Alsace dans son habit de lumière, insolente de beauté sous son manteau blanc, fait rêver les petits et les grands aux quatre coins du monde…

Malheureusement, les jolies petites cabanes aux senteurs de vin chaud, qui faisaient alors la part belle à l’artisanat local, font place depuis quelques années à des étalages de bouffe standardisée, à des munsters industriels, des bijoux made in China et autres produits dénaturés. Véritable vache à lait, le touriste paie plein pot les dérives mercantiles d’un Noël alsacien surmarketé, sans goût, sans odeur, sans saveur…

Strasbourg, où se déversent pourtant des bus entiers de visiteurs, devient le symbole même de cette course au profit. Marcher en file indienne dans des ruelles bondées, manger des tartes flambées insipides accompagnées de vin chaud translucide, voilà à quoi ressemble désormais la période de l’avent, pourtant si riche de sens et porteuse d’espoir.

Où sont passées les spécificités que tout le monde nous envie ?

Particulièrement attachée aux traditions, aux fêtes familiales, aux Noëls de mon enfance, ça fait quelques années que je ne m’aventure plus à faire découvrir à mes invités le marché de Noël strasbourgeois, si loin des valeurs et de la chaleur que j’espère encore trouver dans ces microcosmes.

Rassure-toi lecteur, je n’ai pas viré vieille bique aigrie et tout n’est pas tout noir sous ce manteau blanc. Certains petits villages ont gardé cet esprit de Noël tant attendu, cette ambiance chaleureuse, intimiste, les odeurs de bredele, le goût épicé du vin chaud, ces petits jouets en bois fabriqués maison et cette âme, par essence immatérielle, qui ne s’explique que par le ressenti.

Il serait regrettable que la féerie de Noël laisse place aux seuls enjeux commerciaux des multinationales du jouet et autres cadeaux high-tech. Il serait regrettable que les messages publicitaires de Noël envahissent nos boîtes aux lettres dès le mois de juillet sous couvert de marché concurrentiel et de rentabilité. Il serait regrettable de manger des maennele en septembre parce que les enjeux économiques prennent le pas sur nos traditions. Il serait regrettable que les jolies poupées et les petites voitures déposées dans la botte du père Noël soient remplacées par des bons d’achat Darty, des écrans plats et autres consoles de jeux.

Il serait regrettable de ne plus voir des étoiles dans les yeux de nos enfants.

Il serait regrettable d’avoir des regrets…

Méfiez-vous des contrefaçons et
Joyeux Noël à tous
Alexandra Vallat

Tonic 141 - Novembre 2010

Tonic 141 – Novembre 2010

1 novembre 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

Bernard Stoessel (Centriste) plaide en faveur d’une politique plus ambitieuse en matière de développement du bilinguisme français/allemand à Mulhouse

Mais où est donc Binder ?

Colmar
Le petit Train s’en va…

Keskastel
Une facture d’eau qui s’envole

Colmar
L’Unterer Traenk-Weg froisse les oreilles d’un adjoint au maire

Colmar
Bravo à Grosskost, Herth et Maurer

Pénurie
Songer à l’après-pétrole

Plaine
Friture ou bouillabaisse ?

Moselle – Enchenberg
Le Conseil municipal fait plonger la restauratrice

Je t’aime… moi non plus
Waechter et Bardot

Mosquée à Sarre-Union
Les habitants privés d’appel à la prière ? Mais où sont passés les muezzins ?

Réforme territoriale
L’U.M.P. veut garder l’Alsace, Richert veut l’unifier

Colmar
Avenue Foch ou avenue Fauche

Réforme
À la retraite, Sarko !

Vallée de la Thur
Train-tram : tout faux, sur toute la ligne

Dettwiller
Quand la médecine française défaille, suite et fin ?

Saint-Amarin
Le retour de Jean-Jacques Weber

Sarreguemines
Déchetterie sauvage

Wissembourg
Le amalheur au bout de la route

Henri Stoll, maire de Kaysersberg :
« Les politiques ont la fonction de corriger les injustices sociales »

Schopperten
Vivre avec le syndrome d’Angelman

Reichshoffen
Waffen, SS et caméléon

Coûts de pompes

« Quand la jauge d’essence clignote au rouge, deux solutions s’offrent à celui qui tient le volant : soit rouler doucement pour consommer moins et tenir plus longtemps. Soit au contraire appuyer fort sur l’accélérateur afin d’arriver plus vite à la prochaine station. Enervé de nature, le conducteur du char de l’Etat a évidemment choisi la seconde solution, presser le champignon. Il joue la montre et la fermeté, répète que rien ni personne ne saura stopper sa réforme des retraites ni sa détermination… » (Canard enchaîné, 20 octobre 2010)
Un beau sens de la formule pour une actualité brûlante… Si les pompes sont à sec, nous aussi. Vidés. Le carburant manque. Celui qu’on met dans nos voitures d’une part, pour aller travailler et cotiser pour nos retraites. Bah oui, j’ai pas fait l’ENA mais j’ai compris un truc : pas de boulot, pas de retraites. Pas d’essence, pas de boulot, en tout cas quand t’habites à la campagne et que t’es pas trop amateur de vélo. Ceci dit, les stations autoroutières étaient relativement bien fournies en essence ce week-end, en ce début de vacances de la Toussaint. C’est bien connu, une fois en vacances, la populasse est moins encline à envahir les rues et à manifester sa rage… bien joué !
Les 253 employés de la raffinerie de Reistett sont, eux, définitivement à sec depuis l’annonce de la fermeture prochaine du site. Quel avenir pour ces salariés mis sur le carreau ? Quel avenir pour notre raffinerie ? Mystère…
Je disais donc, le carburant manque, le carburant qui nous permet d’avancer chaque jour avec optimisme et une certaine foi en l’avenir. Ce carburant-là ne s’achète pas, mais il nous faut pourtant gratter les fonds de cuve pour trouver encore une raison de se lever le matin et se transformer en winner des temps modernes. Sans vouloir faire ma rabat joie, c’est pas l’arrivée du froid et de la grisaille qui va arranger tout ça… Quoique, les soirées d’hiver bien au chaud sous le couette, c’est pas mal non plus, à condition de pas être seul avec sa couette ! Mais qui, à part notre chat Robert, voudrait de notre teint lavasse, je vous le demande ?
En attendant, les manifestations, elles, continuent à faire le plein. La rue gronde, les jeunes se soulèvent, les travailleurs s’insurgent, les casseurs cassent, les ordures s’entassent, l’air est irrespirable et les restos du cœur font le plein, eux aussi.
Mais rassurez-vous, Sarkozy voit la vie en rose, si j’ose dire ! Une fois sa réforme des retraites définitivement adoptée au parlement, tout rentrera dans l’ordre et toutes les rues de France retrouveront leur calme. Finie l’insurrection, les syndicats mordront la poussière, les journalistes retourneront dans leurs niches (Ah ils y étaient déjà ?) et les Français dans leurs HLM. Un beau discours télévisé, une petite tape dans le dos, un susucre et c’est reparti pour un tour. Et si le soulèvement actuel allait bien au-delà de la réforme des retraites ? Notre Président le saura en 2012, lorsqu’il voudra, lui aussi, faire le plein… de voix. Gageons que ce jour-là, les cuves seront vides !
Alors, le remède miracle pour éviter les « coûts de pompes » ? Croire en l’homme, malgré tout, croire en nous, aller de l’avant, se battre, ne jamais courber l’échine, voir le soleil derrière les nuages et le bonheur au coin du feu. Et en Alsace, le bonheur au coin du feu tient parfois à peu de choses, un dimanche en famille, un apéro entre amis avec, en guise de carburant, un bon petit verre de Pinot Noir (le blanc ou le gris feront l’affaire aussi !) et la chaleur de ceux qu’on aime. Ajoutez à tout cela quelques gourmandises, le plein de TONIC et vous verrez vous aussi la vie en rose.
Toniquement vôtre,
Alexandra Vallat

Tonic 140 octobre 2010

Tonic 140 – Octobre 2010

1 octobre 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

DOSSIER
Maisons de retraite
Lieux de vie ou zones de fin de vie ?

Sélestat
La première dame fait l’article pour son homme !

Politique
Le lèche-cul boogie-woogie de Bockel

Dettwiller
La mort du judo

Chuchotements
Peut contenir des traces de gauche…

Mulhouse
Boycotter n’a rien d’antisémite

Rosteig
Ecole maternelle : des frais en plus pour le contribuable ?

Hôtellerie
Les pièges de la location par Internet.

Argent public
Rallye de France ou rallye de Loeb ?

Travail frontalier dans la région de Bâle
Haro sur les Français !

Politique sécuritaire
Vous avez dit « expulsions »

Sarre-Union
Bientôt une mosquée ?

Voyage dans les régions bilingues d’Europe :
Sylt (Allemagne), dans le pays frison (Nordfriesland)

Kingersheim – Richwiller
La guerre des mouches

Mulhouse
Les pieds dans le tapis de la vengeance

Zone artisanale d’Ingwiller
Les contribuables lésés ?

Puberg
Une mère indigne

Faits divers
Les histoires judiciaires dramatiques et cocasses de Me Thierry Moser

Colmar
Aux Halles citoyens !

Marche ou g…rêve !

Inutile d’avoir fait Sciences Po pour comprendre qu’en France, l’heure n’est pas vraiment à la rigolade. L’a t’elle jamais été ?
À peine arrivés les prémices de l’automne alsacien (gris, donc, pour faire simple) le pays se mobilise, se soulève, s’insurge. De magouilles politiques en dérives sécuritaires, il semblerait que la démocratie soit de moins en moins à l’ordre du jour et la pilule a bien du mal à passer. Si la plupart des médias courbent l’échine (faut bien bouffer et comme chacun sait, un journaliste ne mord jamais la main de celui qui le nourrit…), les Français (le bas peuple, la plèbe, la populasse, c’est comme vous voudrez), eux, protestent, surtout ceux qu’aucune main ne nourrit plus depuis belle lurette !
La réforme des retraites est LE sujet brûlant du moment, tout le monde est dans la rue (à la rue même, parfois) et de nouvelles journées de grève nationale sont prévues. L’hiver risque d’être chaud, si j’ose dire !
Le but ? Obtenir quelques concessions de la part d’un gouvernement qui n’a pas l’air de vouloir plier (cette fois), ramasser quelques miettes au passage, s’offrir l’espoir d’un avenir meilleur et d’une retraite si difficilement gagnée. Mais quelles solutions proposons-nous au juste pour combler à la fois le monumental déficit des retraites et satisfaire chaque Français dans ses revendications propres ? Pour satisfaire les femmes, les hommes, les jeunes, les moins jeunes, les seniors, les cadres, les ouvriers, les fonctionnaires ? Aucune solution, car aucune ne sera la bonne pour tout le monde.
Alors cette réforme, injustice sociale ou véritable volonté réformatrice pour le bien général ? Une chose est sûre, il va falloir faire (encore) des concessions, mettre (encore) le pied à l’étrier, accepter (encore) de travailler plus pour gagner moins, travailler plus longtemps, travailler plus durement, et arrêter de compter sur un système social qui n’a plus DU TOUT les reins solides.
Que les plus jeunes s’arment de courage et commencent à construire eux-mêmes ce que l’Etat ne pourra plus leur offrir : une retraite digne. Facile à dire avec une économie en berne et un chômage en constante augmentation. Et pourtant…
Nous consacrons dans ce numéro un dossier spécial aux maisons de retraite et à leur manque souvent chronique d’humanité. Quelle place pour les personnes âgées dans notre société ? Avec un coût moyen de 2 200 euros par mois (quel retraité touche une telle pension ?!), ces établissements sont pour certains de véritables mouroirs. Des prestations au rabais, du personnel à bout de souffle, des résidents privés de ce qu’il leur reste de dignité… mais les places sont rares et on se les arrache, quitte pour cela à fermer les yeux sur l’essentiel : le respect de nos aînés ! Nos aînés c’est nous, c’est vous, aujourd’hui, demain ou après-demain. Qu’allons-nous faire dans (de) cette société vieillissante ? Fermer les yeux, comme d’habitude ? Fermer les yeux par peur de l’Autre, de l’étranger, de la différence, de cette personne âgée que nous ne voulons pas devenir, de celui qui ne nous ressemble pas et à qui nous ne ressemblons pas encore ? Fermer les yeux c’est se mentir, c’est s’oublier un instant (mais combien de temps encore ?), c’est ne plus tendre la main, c’est ne penser qu’à soi et vouloir ensuite qu’on pense à nous… Fermer les yeux c’est fermer la porte, c’est vivre seul, c’est vivre mal.
Alors levons-nous, oui, manifestons, allons dans la rue, revendiquons, barricadons les chemins formatés qu’on aimerait nous faire prendre mais n’oublions pas, au passage, de penser à cet Autre qui lui aussi veut faire entendre sa voix, cet Autre qui n’attend qu’une chose, comme vous et moi, qu’on l’écoute et qu’on lui témoigne un peu d’attention, une parole, un geste, un signe d’affection. À quoi bon me direz-vous, aurez-vous plus de retraite au final ? Pas sûr, mais respecter l’autre, son identité, ses différences, c’est déjà avancer. Une goutte d’eau dans l’océan. Une goutte d’eau tout de même.

Pour vous ce nouveau numéro, tricoté main par notre petite équipe…

Toniquement vôtre,
Alexandra Vallat

Tonic 139 - Septembre 2010

Tonic 139 – Septembre 2010

1 septembre 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

CIA
Même la pointure de mes pieds…

Sélestat
Le maire veut reprendre la Bastille !

Mondial de football 2010
Rapprochement franco-allemand lors de la coupe de monde de football 2010 : ces Alsaciens qui soutenaient la « Mannschaft »…

Lemberg
Le parking public est en fait un parking privé

Langue régionale
Nisand, coq d’or – goldener Güller 2010 ?

Lemberg
Le curé avait oublié la messe

Rentrée politique 2010
Patrick Binder sur tous les « fronts »

L’Alsace vache à lait
La trayeuse s’emballe

Mulhouse
Fête de la Concorde

Richert au Gouvernement ?
Les spéculations de Seppi le poulpe !

Steinbourg
Une commune anti associations

Schiltigheim
Le maire dérape. Encore

Gundershoffen
Privé de ses indemnités journalières

Mulhouse
Jean Rottner, « Schweisdissi d’or 2010 »

Orschwihr
Un chemin qui veut faire sa route

Walbourg
Un tour au Petit Four

Neuf-Brisach
Le croisement de toutes les passions

Mulhouse
Un tramway nommé désir !

La Petite-Pierre
Logement insalubre

Les Mulhousiens indésirables à la piscine bobochic d’Habsheim (acte II)

Mulhouse
À cause de la rose

Mulhouse
Cinq boycotteurs devant le tribunal

Daniel Muringer
Ne pas laisser le thème de la culture régionale au Front national

Wasselonne
Le banquier fait encore plonger une entreprise

Mulhouse
Moitié de bassin

Plaine
Avis de tempête

Otterswiller
Briser l’omerta

Colmar
Bons Baisers de Colmar

Une rentrée ROManesque

Cher lecteur, nous revoilà ! Malgré l’été torride que nous avons passé sous le soleil haguenovien (mais non je plaisante, t’as vu du soleil toi ?), tu nous as furieusement manqué. Rappelle-toi le dernier numéro de Tonic. On te parlait des vacances à venir, des blondes bien fraîches (les bières, toujours les bières Robert, du calme), des sandwichs au pâté à Palavas les Flots, des tongs roses en strass achetées en soldes pour épater doudou, des shorty moulants, des terrasses bondées, des doigts de pied en éventail, des derniers régimes à la mode (ha t’as mangé les sandwichs au pâté ? trop tard), des barbecs entre amis, bref, de l’été quoi ! On te parlait aussi des vacances médiatiques, des programmes télé pourris, des rediffusions à gogo, des best of haut de gamme, des humoristes censurés et des vacances ministérielles sur des îles qu’on connaît très bien en cartes postales. Tu avoueras que nos prévisions se sont pour la plupart révélées exactes… À part le soleil qu’on n’a vu qu’un jour sur deux (ou sur trois, je sais plus bien), le reste nous a bien enquiquiné tous les jours. Si si je t’assure, un soir j’ai même failli me suicider aux chamallows trempés dans du chocolat fondu en regardant une rediffusion de « Belle toute nue » sur M6, mais je me suis dit que la vie ne pouvait pas s’arrêter sur une telle vision d’horreur. Alors vers minuit, j’ai fini les chamallows (faut jamais en laisser, on gâche pas la nourriture), rangé mes tongs roses et mon short moulant au fond du placard et je me suis dit « maintenant mômie, ça suffit les conneries, demain tu reprends ton régime Ducon heuuu Dukan et tu vas montrer au monde entier que toi aussi t’as de la volonté. T’as pris 7 kilos cet été ok, mais à partir de septembre ça va dépoter, la nouvelle belle toute nue avec zéro complexe, c’est toi bébé ».

ça y est, on est en septembre. Y’a toujours pas de soleil, j’ai racheté des chamallows et les programmes télé sont toujours aussi propices à l’autodestruction. La différence, c’est qu’en plus on se cogne les bonnes nouvelles de la rentrée !

Selon une enquête de l’UNEF, le coût global de la rentrée scolaire est en augmentation de 3.3%, entre des logements impayables, la montée en flèche du prix des fournitures scolaires, de la nourriture et autres réjouissances. Bien entendu le gouvernement dément (avec le pied gauche dans l’eau des Seychelles et le droit dans de la vase sécuritaire, c’est pas étonnant), en assurant que la hausse des prix est pile poil à la hauteur de l’inflation, soit environ 1,6%. Tout va bien citoyens, circulez y’a rien à voir. Ceci dit, cette année ça tombe bien pour les élèves de seconde qui, même s’ils le voulaient, ne pourraient pas payer leurs manuels scolaires. C’est une règle de base, on ne peut acheter ce qui n’existe pas encore. Chouette, ils vont avoir deux mois pour économiser et payer plein pot des livres qu’ils n’utiliseront que deux trimestres. Vive la réforme des lycées et le retard des programmes du gouvernement ! Petits veinards… Remarque on comprend que ça ait capoté niveau rentrée scolaire, notre Sarko tout puissant était trop occupé à renforcer sa politique sécuritaire. Sa finesse, sa classe et son respect de l’autre nous étonneront toujours : « Les ROMS dehors », « Casse-toi pov’ con, bouge de là ou je te fous dans un charter avec tes potes ». Cette nouvelle tentative de « karchérisation » est si élégante qu’elle a même réussi à choquer Benoît XVI ! Si même le pape – avec qui on pensait avoir touché le fond de la cuve conservatrice – s’insurge de telles mesures, l’heure est grave. Un truc nous rassure quand même, Philippe de Villiers est lui en parfaite adéquation avec cette promesse de grand nettoyage. Ouuuuf, on a eu peur.

Quoi ? Je t’ai une fois de plus saoulé avec des trucs pas drôles ? Je fais que râler ? Tu voulais quand même pas que je te raconte mon dernier week-end avec belle-maman non ? Toi aussi t’aurais eu envie de te suicider aux chamallows, c’est dire…

Lecteur, je te laisse sur cet air frais de rentrée et sur la lecture du Tonic de septembre. Tu verras, malgré quelques crises de chocolat fondu et un été à Haguenau Plage, notre petite équipe s’est démenée pour t’offrir tout ce qu’elle a dans le ventre, de l’humour,  beaucoup d’amour et des bonbons !

Bonne rentrée à tous.

Alexandra Vallat

Tonic 138 – Juillet/Août 2010

Tonic 138 – Juillet/Août 2010

1 juillet 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

Mussig
Apologie du décibel

Guebwiller
Festival « Bilingo » en faveur de la langue régionale, 5ème !

Climbach
Tous logés à la même enseigne ?

Denis le Rouge hésite entre
le look Rambo et Indiana Jones…

Quand la « Musik » est bonne…

Mulhouse
Alpinisme obligatoire au zoo

Geudertheim
Une commune en « serré » !

Harskirchen
Attentat à la nature

Mulhouse
Un bilinguisme affiché !

Le FN patine en Alsace et se fissure

Région Lorraine : Meisenthal
Des ralentisseurs en pleine montée !

Vente par correspondance
Que le haut à mettre !

Jean-Marie Bockel est t’il toujours connecté ?

Acte de naissance d’« Eltern Alsace »,
en présence de Marcel Bauer, Maire de Sélestat

Rosteig
L’école maternelle en sursis ?

Geudertheim
La fin de l’Arbre Vert

Eschbourg
Pas de retraite pour les militaires ?

Hatten
Un homme détruit

Kaltenhouse
Bonjour Monsieur le Maire !

Ecologie
Rallye or not Rallye ?

Kunstkartoffelacker 2010

Délégation alsacienne reçue au Südtirol

Dettwiller
Quand la médecine française défaille

Mulhouse
Bravo Michèle !

L’extraordinaire itinéraire de
Roger Hassenforder le Magnifique

Oberhoffen-sur-Moder
Discrimination ?

Mulhouse
Les improbables œuvres de Tobias Rehberger

Puberg
La promesse de Richert… 10 ans déjà !

Restauration
Baisse de la TVA… les restaurateurs nous prennent pour des cons !

Sélestat
Détonations guerrières et droit à la tranquillité

Radar
« Sarkozy, je te vois ! » (1)

Gries
Tremblement de terre : suite et fin

Crise
Partons en vacances, vite, car la rentrée sera chaude

Les vacances de l’humour

ça y est, cher lecteur, l’été pointe le bout de son nez. Après un printemps apocalyptique, le ciel a décidé de nous laisser un petit coin de ciel bleu et l’occasion de mettre enfin les tongs roses et le petit shorty tout en strass achetés en solde l’été dernier. Bon ok j’ai jamais acheté ça (mon homme me dit que je ressemble à un roulé de porc là-dedans… mauvaise langue va) mais quand même, ça fait du bien d’oublier pour un temps les mi-bas (très sexy, ça aussi) et les bottines en peau de zèbre. Vive les terrasses de café, les piscines, les odeurs de monoï, les bonnes blondes bien fraîches (du calme Robert, je parle des bières), les soirées à rallonge et les vacances. Les vacances… c’est quoi de nouveau ce truc ? Ah oui, c’est le moment de l’année où t’as le droit de rien faire du tout, de te lever à midi si t’as envie et t’es payé quand même c’est ça ? Y’a des jours comme ça, où j’me dis que la vie est belle… Ok ok, je suis d’accord avec toi, à part le soleil rien n’a changé, tout le monde il est pourri, la crise continue à nous faire les fonds de tiroir et t’as franchement envie de tirer dans le tas, mais garde ça pour l’automne. De toute façon les plus pourris ont déjà pris leurs billets d’avion pour les Seychelles, et nous, on a tout juste les moyens d’aller s’entasser sur les plages du Sud avec la glacière remplie de sandwichs au pâté. Quoi et alors, le pâté c’est bon aussi… parfois… quand y’a rien d’autre.
Les vacances, c’est aussi un vide médiatique abyssal… Chaque année c’est la même rengaine mais j’arrive encore à m’étonner d’un tel néant, bah oui, quand je te parlais de mes racines blondes, je te mentais pas. À la télé comme à la radio, on t’assomme de rediffusions et autres best-of sortis tout droit du soutien-gorge de Loanna. Si encore les télévisions et radios publiques nous offraient le reste de l’année des programmes acceptables, je sais pas moi, des films qui datent pas des années 80, des enquêtes qui sortent des traditionnels « Cindy, 16 ans, veut se faire liposucer », « les jeunes et la prostitution », « j’ai épousé le premier mari de ma mère », des émissions de radio qui ne parlent pas uniquement de fesses et de concours de pets, je serais prête à pardonner ces deux mois d’été pathétiques. Mais là…se farcir des best-of d’ « extraordinaires talents », de « confessions intimes » et autres fonds de poubelle, c’est une insulte à l’intelligence et un manque de respect manifeste. Si c’était pas aussi grave, ça pourrait presque être drôle, mais l’humour ma bonne dame, ça aussi ça se perd. Regarde un peu ce qui se passe sur Radio France, qui n’a pas attendu l’été pour creuser son vide médiatique… Stéphane Guillon et Didier Porte se sont faits virer comme des malpropres parce que l’humour, paraît t-il, a des limites. Lesquelles au juste ? Celles du pouvoir en place, à deux ans à peine des prochaines élections présidentielles ? Ces moments d’humour caustique, ces joutes verbales à la fois brillantes et décomplexées me donnaient l’impression de vivre dans un pays libre. Ce n’était qu’un leurre. Dommage. Dommage pour eux, dommage pour nous, dommage pour la liberté de la presse et pour cette saison médiatique qui tiendra une fois de plus ses grandes promesses de médiocrité.

On te propose donc, lecteur, de passer l’été en Alsace, radio et télévision éteintes, à savourer ton nouveau Tonic, un peu plus touffu que d’habitude… vacances oblige ! Chez nous pas de best-of, pas de remâché, pas de vieux fonds de placards mais du frais et du croustillant, servi sur un plateau. Comme tous les ans, on se retrouve début septembre pour de nouvelles aventures et une rentrée en fanfare.
En attendant, bons baisers de toute l’équipe et bonnes vacances !

Alexandra Vallat

Tonic 137 - Juin 2010

Tonic 137 – Juin 2010

1 juin 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

Brunstatt
Un glissement de terrain affecte la carrière

Beinheim
Agression d’un garde-pêche

Gries
Tremblement de terre !

Sarre-Union
Pris en flagrant délit

À la tienne !
Le racket des bourrés

Football
À quand une équipe d’Alsace ?

Sélestat
Ville d’art, d’histoire et d’effet d’annonce

Wingen-sur-Moder… ou presque !
Un “Heilig” pas trop saint

Mulhouse
Jean Grimont aura une vraie rue

Wimmenau
Pollution sauvage

Strasbourg
Objets perdus aux objets trouvés

Mulhouse
La guerre des commerces aura-t-elle lieu ?

Pays de la Petite Pierre
Service donné… service… pas rendu !

Richert prend du galon ?

Habsheim
Les Mulhousiens indésirables à la piscine bobo-chic

Concessions automobiles
Où sont les vendeurs ?

La CGT attaque Binder

À force de marcher sur la tête,
il va finir par nous pousser des pattes !

Huningue
36 ans pour divorcer

Wingen sur Moder
Plus de boîte aux lettres !

Vendenheim
Par jalousie, le voisin devient : « malade imaginaire »

Altkirch
Plouf

Mulhouse
Un débat sur le bilinguisme traduit une belle unanimité au Conseil municipal de Mulhouse

Commémoration
Des Bleuets pour Sarkozy

Saâles
Village vert

Mulhouse
Jean Rottner sait-il faire un bon café ?

Chuchotements mulhousiens

Solidarité
SCHELTERBOX : une nouvelle action phare du ROTARY

Mulhouse
Faut pas prendre les électeurs mulhousiens pour des cons

Je m’aime toi non plus

Avec l’arrivée de l’été (on y croit), viennent les bonnes odeurs de barbecues, le farniente en terrasse et les apéros… En ce moment, la mode est aux apéros géants organisés par Facebook. Une arrivée en fanfare pour une fin prématurée, avec la mort d’un jeune homme à Nantes, tombé d’un pont avec plus de deux grammes d’alcool dans le sang à la suite d’un de ces rassemblements. Les médias se déchaînent, Facebook est pointé du doigt et vas-y que je te sorte l’artillerie lourde, des psychologues, des sociologues spécialisés en nouvelles technologies, tout ça pour en arriver à une conclusion innovante, déconcertante, un véritable scoop : les jeunes boivent de l’alcool et se déchaînent lorsqu’ils se retrouvent pour un apéro… Wouatch ça m’en bouche un coin ! Il semble pourtant que depuis la nuit des temps, chaque être humain sait se mettre en danger comme un grand sans l’aide d’Internet, d’un livre, d’un film ou d’un concert de Marilyn Manson. Je me rappelle d’apéros à rallonge plutôt mouvementés dans ma jeunesse (il y a un siècle et demi environ) sans facebook, où le diabolo menthe ne coulait pas à flots, sans que l’on nous ait incité à la débauche ou poussé au vice.
Qu’importe, c’est à nouveau l’occasion d’ouvrir grand les parapluies et d’en appeler au principe de précaution, au contrôle, au flicage, d’encadrer et de sécuriser le périmètre. Restez chez vous pour vous alcooliser et tuez-vous sur votre balcon, ça fera moins désordre ! Le couperet tombe, désormais ces rencontres devront être encadrées par la police et se dérouler sans alcool, youhou, tout de suite on se bouscule moins au portillon, c’est bizarre. Pourtant, personne ne s’indigne autant des rassemblements après les matchs de foot, qui finissent pour certains en véritables orgies, la casse en plus ! ça doit être pour la bonne cause, sport national oblige.
Non, vous n’avez pas devant vous une inconditionnelle de Facebook, que je n’utilise qu’à dose homéopathique. Au contraire, le terme pompeux de « réseau social » est parfaitement oxymorique. Je parlerais plutôt de « réseau de nombrils » où chacun, tel narcisse, admire son image et se plaît à la renvoyer aux autres avec une stupéfiante impudeur. Sous couvert de partage et d’échanges, on raconte sa journée, on parle de ses humeurs, on informe ses « amis » (drôle de terme, là encore…) de ses bobos, de quel soutien gorge on a mis aujourd’hui et de quel slip on emmènera en week-end demain pour l’anniversaire de mamama. Quel fabuleux reluiseur d’ego (oui madame, moi aussi j’ai le droit d’inventer des mots) à l’heure où on se sent comme un mouton mollasse, diminué au rang de travailleur laborieux dans un monde en crise. Eh oui, rester planté sur facebook, c’est moins cher que d’aller boire un verre entre amis (les vrais), où tu vas payer au bas mot 3 euros ta bière ! Et une bière c’est quoi, 20 minutes dans une soirée, pas rentable le truc. Eh oui, plus que jamais, le temps c’est de l’argent, ou peut-être que gagner de l’argent prend plus de temps, ouais ça doit être ça… Et si en plus on veut donner un euro pour une association histoire de se donner bonne conscience et pouvoir partir à Palavas les Flots l’esprit tranquille, tu vois le truc, faut économiser mon gars. Bref, c’est quand même ballot, alors que ce « réseau social » virtuel veut sortir de derrière ses écrans pour boire un coup, badaboum, c’est la claque, le scandale, on remballe tout et on se remet à son ordi pour partager des histoires passionnantes de crèmes anti-rides et de kilos en trop. Remarquez, c’est la saison, va bientôt falloir se mettre en maillot et être plus beau que son voisin de plage. Pas gagné. Du calme, je parle pour moi.
Alors Facebook, véritable outil de communication ou arme de destruction massive des rapports humains ? À chacun de se faire son cocktail… sans alcool.
Nous, notre cocktail détonant c’est Tonic, on fait le forcing alors même que la presse écrite se vautre lamentablement dans les bas-fonds de la crise financière. On sait que tu seras là, lecteur, pour nous lire, entre deux bières ou entre deux blogs, qu’importe, car les liens qui nous unissent n’ont, eux, rien de virtuel.

Alexandra Vallat

Tonic 136 - Mai 2010

Tonic 136 – Mai 2010

1 mai 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

Mulhouse
Le projet controversé de déménagement de l’Office du Tourisme

Mulhouse
La comm, ça déconne à la ville de Mulhouse

Mulhouse
Le grand vizir Izrottnergood toujours pas
calife à la place du calife El Bockel

Évènement
6ème édition réussie du festival « Augenblick », consacré, en Alsace, au cinéma d’expression allemande

Wingen-sur-Moder
Musée Lalique: Gaspillage de l’argent public ?

Oberhoffen-sur-Moder
La nature détruite ?

Seltz
Violation d’une urne mortuaire

Alerte !
Séisme en Alsace !

Ammerschwihr
Il faut sauver les sophoras d’Ammerschwihr

Région de Sarreguemines
Non à la centrale

A qui la patate chaude ?
Qui va se brûler les pattes avec la patate?

Sélestat
L’UNESCO va-t-elle labelliser la Bibliothèque Humaniste ?

Saverne
Logement insalubre

Enseignement bilingue :
Les perspectives de la rentrée 2010 dans le département du Haut-Rhin

Mulhouse
Au théâtre ce soir

Mulhouse
les grandes manoeuvres ont commencé

Preuschdorf
Privé de ses droits de travailleur?

Colmar
Leçon d’arithmétique

La Petite-Pierre
Le maire se croyait au-dessus de la loi

Colmar
Radars aux feux tricolores

Association
« Franck, un rayon de soleil »

Plaine
Les lois selon Saint Pierre !

La tête dans les nuages

Tu vois cher lecteur, je t’avais pas menti en annonçant l’arrivée du printemps, du soleil, des belles pépés en jupes courtes (on laisse les culottes courtes au monde ecclésiastique. Amen) et des Jacky en 205 turbo touch’, sono à fond et toutes fenêtres ouvertes. Dans une autre vie, je serai médium. Dans celle-ci, j’écris cet éditorial les doigts de pied en éventail devant une plâtrée d’asperges made in Alsace, accompagnée de jambons et d’une mayo made in grosses fesses. Et alors ? J’ai jamais dit que je ferais partie des pépés en jupes courtes moi, j’ai pas de Jacky pour aller avec de toute façon. Je disais quoi au juste ? Ah oui, que le printemps était arrivé et que le ciel alsacien était sans nuages.
Oui bon, je te l’accorde, y’a bien des petits restes de nuage islandais par-ci par-là et mes voisins partis à la Réunion il y a un mois ne sont toujours pas rentrés. Nous, la seule réunion qu’on connaisse, c’est celle qu’on fait chaque lundi dans le bureau d’à côté. Hé ouai que veux-tu, c’est le seul voyage qu’on peut se payer quand on bosse dans la presse… la presse indépendante en plus ? Ho merde ça fait froid dans l’dos d’un coup.
Ceci dit, pour une fois on n’était pas mécontents de pas faire partie des nantis. Franchement, faire 10 jours de camping à Roissy pour rentrer en Alsace un jour peut-être, à moitié desséchés (bah oui y’a pas de vin d’Alsace à Roissy non ? faut suivre un peu !), coincés dans un charter avec des rangées de chaussettes qui puent et au bord de la crise de nerfs, c’est moyen moyen.
N’empêche qu’il nous a bien eu le volcan islandais Eyjafjöll (brrr y’a des jours je suis heureuse de travailler dans la presse écrite et pas à la radio !) ; l’espace aérien européen paralysé, des pertes financières colossales, un bordel incommensurable, et ça s’agite, et ça s’énerve, et ça panique, et ça fait moins l’malin! Enfin, heureusement que la SNCF a été raisonnable en arrêtant ses grèves, histoire de prendre le relais et d’assurer un trafic ferroviaire normal… mais non j’déconne, ha quelle blagueuse je fais ! Vous pensiez quand même pas que la SNCF allait faire son boulot en pleine panique générale ? Nooooonnnnnn la SNCF a préféré camper (mais pas à Roissy) sur ses positions et continuer la grève coûte que coûte, après moi le déluge ! Au lieu de s’en mettre plein les fouilles, de sortir (un tout petit peu) le pays du marasme et de redorer son image, la SNCF fait grève. Pléonasme, quand tu nous tiens ! Gageons qu’elle révisera sa copie lorsqu’elle sera soumise aux règles du privé, à savoir 50% de personnels en moins, des journées à rallonge et des trains pourris, faute de moyens. À ce moment-là il sera trop tard et je serai pas la première à leur faire un don.
Bah pourquoi je m’énerve avec la SNCF, c’était pas prévu dans l’édito ça ! C’est pas grave, ce petit hurlement primaire m’a un peu (juste un peu) décrispée, pas vous ?
Bref, tu vois, on peut s’agiter dans tous les sens avec de gros billets, des copains en yacht, une belle pépé en jupe courte (elle prend pas de mayo avec les asperges et elle a le Jacky qui va avec, tout s’explique) et une Rolex au poignet, ça change rien, tu bouges pas mon gars, et t’attends que le nuage passe, comme tout le monde (sauf que tu fais pas de camping à Roissy, certes) !
Voilà, j’ai commencé à parler d’asperges et je me retrouve à faire une crise de tension nerveuse à cause d’un nuage même pas alsacien.
Mais tu verras, chez nous aussi il s’en passe de bien bonnes. D’ailleurs, l’équipe « tonique » n’est pas partie en vacances (ouf) et n’a pas fait grève (c’est quoi ça au juste ?) pour t’offrir, une fois encore, 48 pages bien gratinées.
En attendant le prochain numéro, profite bien du soleil et pas de folies. Quoique…

Alexandra Vallat

Tonic 135 - Avril 2010

Tonic 135 – Avril 2010

1 avril 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

SDEA
Ah la crise !

Mulhouse
Un révoltant 78 m

Asswiller
Un maire peu coopératif

Mulhouse
Le « shunt de Mulhouse » nominé pour l’Oscar
du plus grand gaspillage d’argent public !

Mulhouse
l’arrivée du règne de «JR» 1er

Brumath / Mommenheim
Taup’Attack

Lutterbach
De dénucléarisée à pénitentiarisée

Goetzenbruck
Le maire fait les poubelles

Voyage à Bruxelles
L’autre capitale européenne bilingue

Témoignage
Pas toujours cool, la vie de soignante en maison de retraite…

Plaine
Faites demi-tour dès que possible !

Strasbourg
Dress code ou dress con ?

Schiltigheim
Jugé sans preuves

Altkich
Bon point pour les zones bleues

Rencontre
L’Alsace de Martin Graff

Commerces
Fermeture fin février d’une 6ème boutique de la Porte Jeune

Climbach
On est dans l’caca !

Mulhouse
Les dessous de la politique

Sélestat
Il faut soutenir le maire de Sélestat !

Schiltigheim
Un chien empoisonné

Altkirch
Zone rouge

Nos politiques
NOUS n’avons rien à attendre d’eux…

Rauwiller
De juré à condamné

Vie associative
« Les enfants de Tchernobyl »

Régionales 2010
La gauche rate son rendez-vous historique avec l’Alsace

Osterputz

L’Alsace a failli basculer à gauche. Tu vas me dire, j’ai failli gagner au loto cette semaine aussi, et la semaine d’avant. Bah si j’t’assure, si j’avais eu les bons numéros j’aurais gagné. J’ai failli rencontrer Johnny Depp, et partir aux Maldives, et être belle, riche et célèbre. Sauf que j’étais pas au bon endroit au bon moment, c’est tout. L’Alsace a failli basculer à gauche donc. Il semblerait plutôt que l’Alsace ait failli tout court. A croire qu’on n’aime pas trop le rose par ici, et pourtant même la Corse (la Corse quoi, la CORSE !) a mis comme tout le monde son petit tutu rose après 26 ans de grand écart à droite, c’est dire… Mais en Alsace (et surtout dans le Bas-Rhin) on persiste et on signe, la gauche se prendra une droite, quoi qu’il arrive. Niveau Osterputz politique c’est pas vraiment ça mais après tout, droite ou gauche, quelle importance ? On finit toujours du mauvais côté de toute façon, comme aux caisses des supermarchés ou sur l’autoroute, c’est comme ça, tu peux rien y faire, c’est systématiquement l’autre file qui avance plus vite que la tienne. De quoi se les arracher (les cheveux), je sais. Bref, tout ça pour dire qu’on ne manquera jamais de serials loosers en Alsace, que la droite se prenne ou non sa fessée.
L’Osterputz, on l’a fait un peu dans Tonic (hé pas de panique, un tout p’tit peu), histoire de faire honneur au printemps, synonyme de renouveau. Certaines rubriques s’en vont, d’autres débarquent, mais rassure-toi lecteur, Tonic restera le canard impertinent que tu aimes depuis 13 ans. Simplement, et pour ne pas faire dans la caricature, nous ne manquerons pas de décerner le prix de vilain petit canard méritant (gagné cette fois par le maire de Goetzenbruck) à ceux qui le valent bien. Quant à ceux qui nous cherchent vraiment des noises, ils se retrouveront sur le podium des rois de la mare, avec le canard d’or décerné au plus gratiné ! Et là ma bonne dame, ça va CH…
Mertalors je m’emporte.
Je parlais d’Osterputz donc. Pour Tonic compte sur nous, mais pour le grand nettoyage de printemps à la maison, y’a plus personne, et je parle aussi au nom de Patricia (ma collaboratrice devant l’éternel), aussi faignasse que moi! Non mais franchement, dis-moi pourquoi on irait faire bobonne, vider toutes les armoires, passer la serpillière et faire briller les vitres alors qu’on peut se gaver d’œufs de pâques fourrés au praliné, avachies sur la terrasse ? Hé oui c’est l’arrivée des beaux jours, du soleil, des asperges, des tartes à la rhubarbe, des fraises, des jolies filles en mini jupes (moi ça me parle pas, mais je pense à la testostérone de Joël et Philippe, nos infographistes devant l’éternel), des balades en forêt, des barbecues entre amis, des virées en amoureux… Bref, tu l’auras compris, c’est le temps de tout sauf de l’Osterputz. Qu’ils décalent ça en novembre par exemple, ça nous fera des vacances.
En attendant, lis ton Tonic au soleil avec une bière bien fraîche et n’oublies pas les spargels tu verras à quel point la vie peut être belle. Elle l’est pour nous, à chaque nouveau numéro que nous pouvons t’offrir.
Et un Tonic, un !

Alexandra Vallat

Tonic 134 - Mars 2010

Tonic 134 – Mars 2010

1 mars 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

Haguenau
Nous avons testé un magnétiseur

Kaltenhouse
Des hallucinations pour le maire ?

Cité Barberousse
Les aventures de Coco

On vous l’avait dit !
Des vacances aux frais de la princesse (NOUS !)
pour les potentats locaux

Mulhouse
Un tramway nommé malaise

Mulhouse
Les travaux ont tué le tabac

Sarre-Union
Les pompiers de Sarre-Union se les gèlent

Mulhouse
La ministre de la Justice dit comment
poursuivre les boycotteurs

Mulhouse
Bruits de couloir

Alsace Bossue
Un élu exécuté

Obernai
Astérix chez des bouchers

Nord Alsace
Arnaque à la Sécurité Sociale

Crédit Mutuel
Tel est pris qui croyait prendre

Tchou tchou
Roland Ries, le grand européen !

Erreur médicale
Une justice sous influence

Colmar
Ordre National du Mérite

Mulhouse habitat
1,4 millions de perte de loyers

Schilick
Schellige esch e Hundsnàtion

Mulhouse
Chuchotements mulhousiens

Lutterbach
Dénucléarisée, renucléarisée et bientôt incarcérée

N’attendons pas que l’on nous jette la cacahuète !
Aux urnes Alsaciens

Niedersoultzbach
La précarité : un emploi àtemps plein ?

Régionales et régionalisme
Y’a du boulot !

Tournez immédiatement à gauche !

Les vœux de bonne année, c’est fait. Les crêpes, c’est fait. La Saint Valentin, c’est fait (ou pas). Les alertes à la neige, c’est fait (ou pas).
Nous restent le soïwater et les élections régionales, autant dire qu’on n’est pas sorti de l’auberge. Tiens, à ce propos, il semblerait que l’Alsace ait mis son clignotant à gauche et que l’UMP risque d’aller droit dans le mur. C’est pourtant pas les derniers dans l’art de contourner les obstacles… à croire que le chauffeur est bourré, va savoir ! Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs, ou les bœufs dans la charrue je sais plus…
On a bien essayé de savoir ce que chaque parti propose à l’Alsace dans les six prochaines années, si si je t’assure, même qu’on a organisé un dîner-débat (p.31) à ce sujet et qu’on a laissé parler tout le monde… même les moins drôles. Question d’équité. Et des questions, on en a posé plein justement, des questions de citoyens lambda, des questions d’Alsaciens en manque de réponses, des questions d’Alsaciens qui ont peur, des questions d’Alsaciens qui ont encore de l’espoir, des questions de tous les jours, des questions d’Alsaciens en manque d’Alsace.
Des réponses, on n’en a pas eu beaucoup. Déjà faut réussir à décrypter tous ces messages alambiqués. Accroche-toi Jeannot ! Je sais pas toi, mais moi je me sens jamais aussi blonde que pendant un discours politique. Du coup, je me suis refait ma couleur au cas où, et je trimballe partout mon diplôme du BEPC. Bah oui mon pote, tu peux venir avec tes phrases à rallonge, moi aussi j’ai été à l’école ! Hé ouai je sais, ça en jette.
J’en étais où ? Ha oui, la droite, la gauche, le centre et leurs promesses pour l’Alsace. On parle de parlement alsacien, d’autonomie financière, de bilinguisme, de drapeau Rot un Wiss, on parle d’une Alsace forte, à la fois indépendante et à la hauteur des enjeux européens, mais le fond du discours s’enlise dans d’ordinaires guerres politiciennes.
Pas de réelle avancée, donc. Pas de proposition décoiffante, rock n’roll, bouleversante, impertinente ! A une semaine des élections, pas vraiment de quoi envisager un Conseil régional décomplexé et prêt à en découdre. Tout juste de quoi raccommoder les morceaux avec quelques poncifs revisités et une coiffe à la Hansi.
Mertalors, qu’est-ce qu’elle est pessimiste cette fille, pas rigolote du tout, faites-la taire ! Bah oui, ça doit être la pluie, faut dire que la météo en Alsace, c’est pas vraiment ce qui nous sort de la sinistrose.
Allez, c’est décidé, pendant une heure on ne pense plus ni à la politique, ni aux courses à faire, ni au temps (celui qu’il fait et celui qui passe), ni à la crise, ni à tous ces trucs pas marrants qui nous donnent ce teint de serpillière usée. Que celles et ceux qui ont un teint de pêche nous pardonnent et nous donnent leur recette beauté.
Pendant une heure, on (toute l’équipe TONIC) va penser à toi, lecteur, qui nous donne chaque matin l’envie de sortir du lit. On va penser à notre belle Alsace, si unique, si particulière, si riche de tous les possibles. On va penser au printemps, au ciel bleu, au soleil et aux miracles dont nous serons capables si nous unissons nos forces.

Le compte à rebours a commencé. Plus que 59 minutes. Accompagnons cette trêve d’un verre de Pinot Noir.

Gsundheit !

Alexandra Vallat

Tonic 133 - Février 2010

Tonic 133 – Février 2010

1 février 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

Régionales
L’Alsace, une région qui en a !

Ungersheim
Le maire épinglé par la Chambre régionale des comptes

Saverne
Arrangements entre élus contre des Savernois

Schweighouse
Y a-t-il un maire dans la ville ?

Schilick
Prolifération de maires « nuisand »

Saverne
Une plainte contre les gendarmes pour menace
de mort et tentative de violence volontaire

Pfaffenhoffen
Désespéré, il se coupe un doigt et l’envoie à Sarko

Mietesheim
Les chasseurs tirent dans la maison, les gendarmes
font un faux document d’instruction pour les protéger

Grand Mulhouse
La question des indemnités dans le collimateur des citoyens

Mulhouse
Calamity Striffler fait justice elle-même

Altkirch
On prend les mêmes, et on recommence !

Histoire
Finger weg von unsere elsässische « Feldgraue » !

Régionales
Que reste-t-il du centre ?

Keskastel
Le maire a tout faux

Régionales
Le bordel à l’UMP

Colmar
On pédale dans la choucroute

Nouvelle pauvreté
ça n’arrive pas qu’aux autres

Bindernheim
Eloge de la connerie

Haguenau
Claude Sturni et les élections régionales

Sélestat
Une ville qu’on amoche !

Mulhouse
Arlette prédit la victoire du PS en 2014

Elkoubi
Le Besson de Roland Ries

Surtout ne pleurez pas !

Je ne veux pas partir comme un voleur, je vous ai toujours tout dit : Voilà je quitte Tonic.
Fini les engueulades des lecteurs mécontents, fini le tribunal de Saverne.
On m’a proposé un boulot ‘’no stress’’ … aux DNA. Fallait bien que ça arrive un jour !
Le bonheur. Maintenant je m’occupe du secteur de l’Outre-Forêt, il ne se passe jamais rien et quand il se passe quelque chose, le chef me dit « laisse tomber ». Cool.
Le premier jour, ils m’ont mis dans un bureau gris que je partage avec trois collègues. Certes, on est un peu à l’étroit entre les trois bureaux époque Louis de Funès et le bar réfrigéré. Cool quand même.
Mais le boulot est sympa, j’ai même reçu un stylo DNA, un appareil photo et une boîte de cirage !
Premier reportage : les 95 ans de Madeleine a la maison de retraite à côté de Woerth.Tout le monde est prêt, les infirmières fraîchement repoudrées, le directeur avec une belle cravate violette, des fleurs partout. Tout le monde sourit lorsqu’une petite femme en bleu dit ‘’mais où est Madeleine ?’’
Pendant une heure, on la cherche, heureusement en partant elle roule sur une flaque de liquide que venait de laisser un autre centenaire, ce qui nous permet de suivre les traces de sa chaise roulante. On la retrouve finalement au fond du jardin sous 30 cm de neige. Pour la photo c’était pratique, elle avait tellement froid, qu’elle ne bougeait plus.
Le temps que tout le monde se remaquille, Madeleine avait décongelé. Elle refusait de tenir sa tête droite, malgré la promesse de gâteaux.
Nous avons été obligés de la scotcher. Au premier essai, la perruque restait accrochée sur le repose-tête, Madeleine laissant tomber sa tête et son dentier.
Pour le second essai pas de problème, on a tout scotché ensemble, la perruque, le dentier et Madeleine. Il faisait presque nuit et en noir et blanc dans le journal, personne n’a rien remarqué. On a déscotché Madeleine et toute souriante, elle a rejoint sa chambre.
La première journée était passée. Cool.
Le deuxième jour, le chef me dit « prends la boîte de cirage et va à l’inauguration des sanisettes ». Quand j’arrive, un monsieur se met à me suivre partout et curieusement, dès que je sors mon appareil photo, il sourit. Le pauvre, de toute évidence il a un grain. Par pitié, je lui passe une couche de cirage, il est heureux.
Au moment de couper le ruban, je demande où est monsieur le député. On me montre le mec plein de cirage. Il tient la pose, les ciseaux et clic, c’est dans la boîte !
Je termine le reste de la journée avec tous les invités et un énorme buffet. Cool.

Écoute cher lecteur, si tu me connais bien, tu n’as pas cru un seul instant à cette histoire. Et si tu ne me connais pas, tu vas apprendre à le faire car chez nous, c’est que du costaud, du vrai. Quand on parle d’une mamie, c’est pour dénoncer une maltraitance. Quand on parle d’un élu, c’est parce que dès le dernier petit-four avalé, il est parti avec la caisse.
Alors si tu veux de la vraie, de la bonne info pure et dure, achète Tonic !

Biss bol
T. H.
« Et nous, on sent le gaz ? »
Le reste de l’équipe