Tonic 157 - Avril 2012

Tonic 157 – Avril 2012

1 avril 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

ZOOM SUR… :
Lampe fluorescente… Danger ?

Niederbronn-les-Bains :
Un billet de train à 170,50 euros

Pollution à bining…
le problème toujours pas résolu !

Mulhouse :
Le klapperstein en furie

Universités de Strasbourg et de Mulhouse :
Vers un mariage de raison ou de passion ?

Le Dalai Lama,
persona non grata à Metz !

Rencontre :
André Chamy, avocat de combat

M2A :
Des bus écolos ?

Wingen-sur-Moder :
Il trie… et pourtant on lui refuse sa poubelle

Puberg :
Le chasseur confond cheval et sanglier

Fessenheim :
Piscine nucléaire

Mulhouse :
« Querelle d’Allemands » au « Herre Owe » ?

DOSSIER :
Derrière les murs

PAGES RÉGIONALES 67 :
Bischwiller et environs :
Syndicat mixte Intercommunal pour l’Enlèvement des Ordures Ménagères
Une rupture de contrat abusive !
Bitche (Lorraine)
Un don du sang qui tourne mal
Nothalten
Décharge sauvage ?
Soucht (Lorraine)
Grimpez, grimpez… les p’tits vieux !

PAGES RÉGIONALES 68 :
Altkirch
Une nouvelle dynamique ?
Mulhouse
Collection particulière ou le fait du prince
Altkirch
Tous les coups sont permis !
Patrimoine architectural mulhousien
Les chefs d’œuvre en péril

C’est le printemps

So, der esch weder erum ! Je parle de l’hiver, et il était temps.
Encore un qui est derrière nous alors que personnellement je ne m’attarde pas trop sur les saisons, et encore moins sur la météo et le temps qu’il fait, puisque de toute manière on ne pourra jamais le changer et il faut le prendre comme il vient. Pour ma part, je trouve que l’hiver, qui est désormais derrière nous, a été un très bon hiver à part pour les vendeurs de pneus neige, pour les carrossiers et les plâtriers des services chirurgicaux des hôpitaux. Pas de neige donc pas de fâcheuses glissades sur les routes, pas de tôle froissée et encore moins de bras cassés.
Il y a bien eu une petite période de trois semaines de froid (heureusement que nous sommes en plein réchauffement climatique, sinon on aurait eu des températures encore plus négatives) mais pas de quoi fouetter une belette, et en plus ça arrange les agriculteurs, eux qui prétendent toujours « No geht à s’Ungeziffer hien ! »… bien que ces bestioles-là ne soient pas bêtes non plus. Pourtant, durant cette vingtaine de jours où on nous a continuellement servi des températures polaires, certaines cigales ont bien grelotté des fesses.
Heureusement que pour eux, et pour nous aussi (nous les fourmis), le printemps arrive. Ainsi les cigales pourront à nouveau chanter et se dorer la pilule au soleil tandis que les fourmis en profiteront pour préparer la prochaine saison froide.
J’adore le printemps puisque moi aussi j’hiberne un peu à ma manière. Je lève le pied, j’en fais une tout petit peu moins et ça s’appelle… recharger les batteries.
J’adore le printemps car chaque année c’est une vraie renaissance. Le soleil qui revient, les oiseaux qui rechantent, les fleurs qui repoussent, la sève qui remonte (pas vrai les mecs ?), les terrasses des estaminets qui réapparaissent en même temps que les « bonnes » blondes (genre Météor…bande de nases !).
C’est aussi la dangereuse saison des foulures ophtalmologiques. Chaque année, à la même période, je me tords un œil et souvent même les deux. Vous n’avez jamais remarqué que plus les jours sont courts et plus les jupes sont longues ? Ben là… plus les jours rallongent et plus les jupes raccourcissent ! Alors, assis sur une terrasse avec une bonne blonde entre les doigts, nos yeux (à nous les hommes) ne savent plus où donner de la tête et nous ne savons inévitablement plus à quels « seins » nous vouer… et on se met à rêver !
On en oublierait presque l’essentiel.
On en oublierait presque que nous sommes des fourmis, qu’il faut bosser de plus en plus puisque l’essence est elle aussi de plus en plus chère, que vivre au jour le jour devient de plus ne plus difficile car la crise dont tout le monde parle et que personne ne prend au sérieux érode et grignote inlassablement nos maigres économies.
On en oublierait presque, à la fin de ce mois-ci, le premier tour des élections présidentielles. Et honnêtement, je ne voudrais pas être le prochain président de la République. Il sera inévitablement mauvais car aucun des prétendants ne pourra nous sortir de la mouise dans laquelle nous nous enfonçons de plus en plus.
On en oublierait presque Pâques, un renouveau aussi pour… les agneaux, les poussins, les œufs, le lapin et le chocolat !

Stop ! Assez ! C’est le printemps. Ne parlons pas de choses trop sérieuses car ça ferait trop sérieux. Et puis, la vie et tellement plus agréable si on ne regarde pas plus loin que ce qui nous tord un œil.

Alors, pourquoi ne pas imiter les cigales et buller un moment (mais un moment seulement) sur le coin d’une terrasse en compagnie d’un bon p’tit Pinot noir – même si moi je tends plutôt vers une infusion de houblon à la mousse généreuse – et de ce nouveau numéro de Tonic qui se veut une fois de plus, humoristique et instructif.

Au nom de toute l’équipe, je vous souhaite bonne lecture et un agréable début de printemps. Es gilt…

Claude Schaeffer.



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