Tonic 155 - Février 2012

Tonic 155 – Février 2012

1 février 2012 à 12:00 - Aucun commentaire

Mulhouse :
La justice selon que vous soyez…

Présidentielles :
500 signatures… stop ou encore…

Attention les vélos !
La capitale planétaire à l’heure de la petite arène

Wingen-sur-Moder :
0/20… pour le conseil municipal

Struth :
Le plaisir qui tue

Frohmuhl / Auberge du Donnenbach :
La Com-Com ne remplit pas son rôle !

Schiltigheim :
Nisand au Zoo
Les voeux du maire : bling bling et ceinture

Sites de rencontre :
Du virtuel au réel !

Fessenheim :
Échéance 2012…

Oermingen
Guerre entre voisins

Rosteig :
La palme du mauvais goût

Altkirch :
Jean-Luc Reitzer
« Les gens m’aiment bien, je n’y peux rien ! »

Altkirch en 2012…
Tout un programme !

Mulhouse :
Le klapperstein en furie

Mulhouse :
L’incroyable saccage de la maison de maître !

Ingwiller :
Un bail commercial jamais respecté

M2A : Pas de soldes sur les taxes
À Staffelfelden, la vie n’est pas un long fleuve tranquille…
À Sausheim, toute vérité n’est-elle pas bonne à dire ?

Schaffhouse-Près-Seltz :
On le prive de sa place de parking

Neuwiller-Lès-Saverne :
Des décisions à deux vitesses

Colmar :
Les vœux de Gilbert

Gundershoffen :
Tout est bien qui finit bien !

Oermingen / Centre de détention régional
Des problèmes sanitaires et de sécurité

…Que faire ?

Voilà encore un mois de passé, est maintenant… que faire ?
Sur le calendrier, nous sommes en pleine saison hivernale paraît-il. Je sais, on ne le dirait pas, puisqu’il n’est pas encore tombé le moindre flocon de neige dans notre belle plaine alsacienne mais… que faire ?
Loin de nous déjà, la nuit de la St Sylvestre, les pétards et les fusées pas tirés puisque pas achetés… car trop chers, tout comme le foie gras pas mangé et le champagne pas bu, eux aussi trop chers mais voilà… que faire ?
« Bonne année » s’est-on souhaité le jour de l’an, et on en aura bien besoin en 2012. Sans vouloir faire dans le catastrophisme, je pense que les onze prochains mois ne vont guère être reluisants, mais là pareil… que faire ?
Dans la semaine du 31 décembre dernier, j’ai encore acheté une bouteille de gaz avant que son prix n’augmente et mi-janvier, j’ai même pu payer mon assurance habitation et celle de ma voiture. J’ai réussi à finir mon mois ric-rac, mais maintenant… que faire ?
On dit que nous sommes, une fois de plus, en période de crise, et que celle-là, elle va vraiment durer. Pas besoin de me le dire… je le vois moi-même lorsque je regarde dans mon porte-monnaie. Ces dernières années, j’ai l’impression d’avoir de moins en moins de fric (et ça n’est pas qu’une impression) et j’ai même rangé mon cochon tirelire au fond de mon armoire puisque je n’ai plus rien pour l’engraisser. Chez moi comme chez beaucoup d’autres, les derniers 28 jours du mois sont toujours les plus durs, mais… que faire ?
Sale crise ! Toi qui es en train de lire ce Tonic, tu sais ce qu’est vraiment la crise ? Je vais te le dire ! La crise, c’est lorsque des individus qui ont plein de fric font des conneries et que ceux qui n’en ont presque pas doivent les assumer.
Heureusement que le 22 avril et le 6 mai prochains aura lieu l’élection présidentielle ! Les prétendants se bousculent au portillon. Chacun a dans son bagage un lot de réformes diverses et obligatoires qui vont encore et toujours baisser le niveau de vie d’une majorité des Français. Ainsi, nous pourrons nous-mêmes désigner celui qui va une fois de plus nous entuber durant les 5 prochaines années, donc votons mais… que faire ?

L’autre jour, me sont revenus des souvenirs du temps où j’étais encore le héros de mes propres histoires… il y a une quarantaine d’années déjà !
En cette période-là, lorsque mon grand-père sortait avec une pelle à la main, ou que le vieux tacot branlant du scieur de bois accédait à notre rue, les voisins accouraient tous pour aider, et sans demander leur reste. C’était le temps où les gens se rencontraient, le soir, après le boulot, pour discuter de tout et de rien mais aussi pour s’échanger les idées qui leur permettaient de mieux affronter le dur quotidien dans lequel ils vivaient. Les femmes se passaient des recettes pas chères et se retrouvaient à plusieurs, les samedis après-midi, pour confectionner tartes et gâteaux entre amies. Et, chose presque incroyable… même les enfants jouaient les uns avec les autres.
Personne n’était alors jaloux ou envieux de son voisin. Au contraire, lorsque l’un pouvait aider l’autre, il le faisait sans arrière-pensée… et le jour d’après c’était l’inverse.
En ce temps-là, c’était aussi déjà la crise. De toute façon, pour les pauvres gens… c’est toujours la crise !
Mais ce qu’ils avaient parfaitement compris, c’est que l’entraide, la solidarité et la fraternité sont les meilleures armes pour affronter une période où tout le monde va mal.

Le monde a bien changé depuis, et il ne s’agit pas de revenir en arrière… surtout pas !
Mais notre avenir proche n’est pas rose du tout.
Et comme souvent, nous avons le choix. Faire confiance en nos politiques ou faire confiance aux gens qui nous entourent, que nous connaissons, qui peuvent nous aider et que l’on peut aider…
Nous avons vraiment le choix, mais… que faire ?

Chers lecteurs, toute l’équipe de Tonic magazine s’efforce, mois après mois de rendre votre quotidien un peu plus agréable et… dans cet esprit de solidarité, votre fidélité à notre canard nous le rend bien.

Amitié de tous et… bonne lecture !
Claude Schaeffer



Commentaire

*