Tonic 153 - Décembre 2011

Tonic 153 – Décembre 2011

1 décembre 2011 à 12:00 - Aucun commentaire

Strasbourg…
Village planétaire

Meisenthal :
Guerre entre voisins : un cadeau de mauvais goût

Wittelsheim :
Quand Epson grille sa dernière cartouche

Mulhouse :
Mais où est donc passé Binder ?

Strasbourg :
La dignité par le travail

Schweighouse-sur-moder :
Police nationale : abus de pouvoir ?

Ungersheim :
Laissez tourner le carrousel !

Colmar :
Les démons du vandalisme

Colmar :
Cher Papa Noël…

Steinbourg :
Internet : au temps du moyen âge !

Chuchotements mulhousiens

Terres à l’envers (suite) :
La mousse locale aux abonnés absents

Marienthal :
Les bizarreries de la rue Marchal

Colmar :
Gilbert et le Conseil Municipal des Enfants de Colmar

Haguenau :
Quand les commerçants trinquent

DOSSIER : CRESUS Alsace
Un autre regard sur le surendettement

> PAGES RÉGIONALES 67
> Pfalzweyer
> Les ordures en pleine nature
> Weyer
> Nuisances sonores : la radio prend l’eau !
> Wingen sur moder – Wimmenau
> Piste cyclable ou autoroute ?
> Sarrebourg
> Scandaleux comportement à la morgue

> PAGES RÉGIONALES 68
> Soultzmatt
> Droit dans le mur
> Mulhouse
> Aurait-on condamné Gandhi et Luther King à Mulhouse ?
> Staffelfelden
> M2A mon Amour
> Altkirch
> L’Alsace au fond d’une tasse
> Mulhouse
> Es ist Weihnachten…

Marre !

Marre de l’automne, du brouillard, de la pénombre, des phares en plein jour, des rois de la conduite qui roulent à 2 sur l’autoroute en prévision de l’hiver (les mêmes qui vont tous les dimanches matins à la piscine en même temps que moi alors qu’ils pourraient y aller le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi, le samedi et qui se font des longueurs tranquilou bilou sur le dos pendant que j’essaie de pas me noyer), marre de faire semblant de pas voir que certains crèvent de faim, marre d’en avoir marre qu’on me prenne ma ligne d’eau alors que je fais semblant de pas voir que certains crèvent de faim.
Marre de toutes ces publicités hypocrites qui te disent quoi manger (cinq fruits et légumes par jour, on sait. Et pour ceux qui crèvent de faim ?), comment manger, combien manger, à quelle heure, à quel endroit, avec qui, tout en nous vendant de la mal-bouffe à la pelle, des tonnes de gras, de sucres, qu’on finira par s’empiffrer avec frénésie devant la télé parce que c’est comme ça, parce que c’est pratique, rapide, rassasiant, rassurant, et parce que si on ne les avale pas, ces tas de triglycérides en devenir, qui va se ruer sur les régimes hypocaloriques, hyperprotéinés, hyperchers, hypermachintoimême qu’on va nous vendre à compter du 1er janvier 2012, 00h01 ? En tout cas, pas ceux qui crèvent de faim. Marre de toutes ces dindes cathodiques peroxydées sur talons hauts qui feraient prendre des vessies pour des lanternes au premier primate venu, pour peu qu’elles se soient fait tirer… les rides, bande de primates ! Marre des bonnes résolutions de fin d’année, surmarketées, surfaites, qu’on ne tient jamais parce que NON, on n’a pas envie de les prendre, on ne veut être ni plus beau, ni plus intelligent, ni plus sportif, ni moins fainéant, mais ça fait toujours classe d’en prendre, tout en sabrant une bonne petite veuve (le champagne, je précise) entre amis. Ceux qui crèvent de faim n’en prennent pas, eux, de bonnes résolutions. Pas classe, quoi, z’ont aucun respect pour les traditions.
Les traditions… j’veux dire les marchés de Noël alsaciens made in Taïwan, les vins chauds lavasses, les choucroutes spéciales touristes (tu jettes tout dans de l’eau bouillante et tu sers), les supermarchés pleins à craquer, les courses le dimanche, les « f’tami » lancés à tout va au bout des allées parce que des centaines d’empêcheurs de tourner en rond ont eu la bonne idée d’être dans le même magasin que moi, le même dimanche à la même heure alors qu’à coup sûr, ils auraient pu y aller le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi, le samedi ! Le dimanche c’est réservé, c’est ma piscine, mon magasin, mon vin chaud lavasse, parce que moi bien sûr, c’est pas pareil. Moi j’ai pas le temps tu comprends, ni de penser à la crise, ni à la dette française, ni à la dette de mon voisin, moi je suis surbookée et j’ai des cadeaux à faire tu comprends, un repas de Noël à préparer, un sapin à décorer, du champagne à acheter, un régime détox à concocter pour début janvier, bref, tu vois quoi, j’peux pas penser à tout, et surtout pas aux trucs pas importants. Je sais, y’a la banque alimentaire tout ça, on m’en a parlé, il paraît que certains crèvent de faim. Là j’ai pas vraiment le temps mais laisse un message sur mon i-phone, promis l’année prochaine ça fera partie de mes résolutions.

Joyeuses fêtes à tous. Profitez de chaque instant.
Alexandra Vallat et toute l’équipe



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