Tonic 149 – Juillet/Août 2011

Tonic 149 – Juillet/Août 2011

1 juillet 2011 à 12:00 - Aucun commentaire

Bilinguisme :
Gambsheim : Pas de site bilingue
Colmar : La guerre des langues

Mulhouse :
On se mobilise pour sauver la maison Weber

Saint Amarin :
Le coup de gueule d’un routier alsacien

Otterswiller :
Seppele ne digère pas sa défaite

Vieille ville de Mulhouse :
Ô Schreck, le retour de la bagnole !

Goxwiller :
Lotissement « Les Petits Champs » : Les pieds dans l’eau

Mulhouse :
Appelez-moi Riedweg !

Rottner n’a pas digéré Ramadan

Docteur Eugène Ricklin… D’r sundgauer Leeb

Haguenau :
Coup de pouce ou coup de massue ?

Mulhouse :
Les grandes manœuvres ont commencé !

Schweighouse et environs :
Le pouvoir du médecin conseil

Colmar :
Percée des Nénuphars : Un premier pas vers l’urbanisation complète du quartier !

Wingen-Sur-Moder :
Musée Lalique : pas d’invitation pour Tonic

Sélestat :
Éloge de la diversité

Mulhouse :
Le Kulturführer a eu la peau du directeur de la Filature

Fessenheim :
Rien à craindre, Bockel est là

Wangen :
Où sont passées les chouettes effraies ?

Rallye des Gazelles 2012 :
Sandrine et Laetitia dans les starting-blocks

Alsace-Moselle :
Hommes d’église : pourris par la soif du pouvoir ?

Mulhouse :
Louvoyer un jour, louvoyer toujours…
L’eau lourde … ou la connerie lourde ?

Sundgau :
Une politique touristique particulière

Goxwiller :
Vertes prairies

Rencontre :
Il est minuit, docteur Schittly

Andolsheim :
Le chemin de la colère

Schoenbourg :
Une impasse privée, payée par le contribuable

Wimmenau :
Spolié par la nièce de Philippe Richert

Quels mots pour nos maux ?

35° à l’ombre. Pas vraiment une température pour s’activer les neurones, résoudre des équations, se préparer à polytechnique ou chercher à sauver le monde. Tout juste de quoi s’avachir dans une chaise longue et faire du gras en se gavant de cônes glacés au chocolat (pourquoi au chocolat ? parce que tout ce qui se mange devrait être au chocolat, et je veux rien entendre).
Remettons nos ambitions et nos projets grandiloquents à plus tard, quand la glace (au chocolat) aura fini de fondre au soleil, quand nos peaux bronzées ne seront plus qu’un beau souvenir, quand… quand ? Quand cesserons-nous de subir, passifs et désabusés, ce monde à la dérive ? Un jour peut-être, un jour d’orage où l’insolence prendra le dessus sur l’indolence.
Une chose est sûre, de là où il est, DSK (Der Sitz im Keffi… merci à Pascklin pour cette trouvaille !) n’est pas responsable des derniers soubresauts de l’actualité.
Dans ses chefs d’accusation, ne figureront ni le sinistre destin réservé aux jolies joggeuses, ni les bagarres d’adolescents qui finissent en bain de sang à la sortie du collège. Sauf preuve du contraire, il n’est pour rien dans les fuites du Baccalauréat et la prolifération de la bactérie Escherichia coli. Eh non, il n’est pas responsable non plus de massages de pieds non consentis (il le prend bien autrement, son pied), ni même du décès de Columbo ou de l’arrivée prématurée de la canicule.
Comme quoi, faut toujours voir le côté positif des choses… Mais bon, ça nous en fait une belle (de jambe) de savoir que DSK n’est pas la cause de tous nos maux. Il n’en reste pas moins que les mots manquent pour les définir (les maux), et j’ai beau continuer avec assiduité ma cure de chocolat (j’ai une volonté parfois, c’est impressionnant), je me lève chaque matin en me demandant quelle sera la catastrophe du jour : la toxicité des graines germées ? de l’aspartame ? des concombres ? des poissons élevés aux hormones ? des poulets en batteries ? du chocolat (non pitié pas ça !) ? Ok ok, faut plus rien manger. Un esprit sain dans un corps sain, c’est ma nouvelle devise. Sauf que… j’ai pas vraiment l’impression qu’aller courir dans les bois, une contrex à la main, soit vraiment la condition sine qua non pour avoir un corps sain, l’essentiel étant surtout de le garder en vie, le corps. Pour l’esprit sain (à ne pas confondre avec le Saint Esprit), faudra revenir aussi. Comment avoir un esprit sain alors qu’on sait d’avance ce qu’on va nous servir tout l’été ? Des campagnes pour la présidentielle aux émissions de télé-réalité, en passant par la promo des derniers régimes à la mode et l’arrivée de nouvelles bactéries tueuses (Marine est démasquée !), y’a pas vraiment de quoi se rouler de bonheur sur son canapé. DSK (encore lui) échappera au moins à la grande comédie politique qui se prépare aujourd’hui en coulisses. Le scénario est toujours le même et pourtant, on continue à y croire, un peu, parce qu’il le faut bien, parce que cesser d’espérer c’est cesser de vivre. On se demande bien quelle tête va avoir notre futur super héros (super héroïne ? Non, faut pas déconner), celui qui nous sortira du chômage, de la peur, de la délinquance, et qui saura dire aux vilains qu’ils sont pas gentils du tout. Par contre on a bien une idée pour les résultats à l’élection de super connard, ça se bouscule au portillon et j’ai comme l’impression qu’il y aura plusieurs gagnants.
L’été sera chaud. Un verre de Pinot Noir s’impose.

Belles vacances à toi, lecteur, et savoure comme il se doit ce nouveau Tonic. Rendez-vous au mois de septembre pour une rentrée qui s’annonce mouvementée !
Alexandra Vallat



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