Tonic 141 - Novembre 2010

Tonic 141 – Novembre 2010

1 novembre 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

Bernard Stoessel (Centriste) plaide en faveur d’une politique plus ambitieuse en matière de développement du bilinguisme français/allemand à Mulhouse

Mais où est donc Binder ?

Colmar
Le petit Train s’en va…

Keskastel
Une facture d’eau qui s’envole

Colmar
L’Unterer Traenk-Weg froisse les oreilles d’un adjoint au maire

Colmar
Bravo à Grosskost, Herth et Maurer

Pénurie
Songer à l’après-pétrole

Plaine
Friture ou bouillabaisse ?

Moselle – Enchenberg
Le Conseil municipal fait plonger la restauratrice

Je t’aime… moi non plus
Waechter et Bardot

Mosquée à Sarre-Union
Les habitants privés d’appel à la prière ? Mais où sont passés les muezzins ?

Réforme territoriale
L’U.M.P. veut garder l’Alsace, Richert veut l’unifier

Colmar
Avenue Foch ou avenue Fauche

Réforme
À la retraite, Sarko !

Vallée de la Thur
Train-tram : tout faux, sur toute la ligne

Dettwiller
Quand la médecine française défaille, suite et fin ?

Saint-Amarin
Le retour de Jean-Jacques Weber

Sarreguemines
Déchetterie sauvage

Wissembourg
Le amalheur au bout de la route

Henri Stoll, maire de Kaysersberg :
« Les politiques ont la fonction de corriger les injustices sociales »

Schopperten
Vivre avec le syndrome d’Angelman

Reichshoffen
Waffen, SS et caméléon

Coûts de pompes

« Quand la jauge d’essence clignote au rouge, deux solutions s’offrent à celui qui tient le volant : soit rouler doucement pour consommer moins et tenir plus longtemps. Soit au contraire appuyer fort sur l’accélérateur afin d’arriver plus vite à la prochaine station. Enervé de nature, le conducteur du char de l’Etat a évidemment choisi la seconde solution, presser le champignon. Il joue la montre et la fermeté, répète que rien ni personne ne saura stopper sa réforme des retraites ni sa détermination… » (Canard enchaîné, 20 octobre 2010)
Un beau sens de la formule pour une actualité brûlante… Si les pompes sont à sec, nous aussi. Vidés. Le carburant manque. Celui qu’on met dans nos voitures d’une part, pour aller travailler et cotiser pour nos retraites. Bah oui, j’ai pas fait l’ENA mais j’ai compris un truc : pas de boulot, pas de retraites. Pas d’essence, pas de boulot, en tout cas quand t’habites à la campagne et que t’es pas trop amateur de vélo. Ceci dit, les stations autoroutières étaient relativement bien fournies en essence ce week-end, en ce début de vacances de la Toussaint. C’est bien connu, une fois en vacances, la populasse est moins encline à envahir les rues et à manifester sa rage… bien joué !
Les 253 employés de la raffinerie de Reistett sont, eux, définitivement à sec depuis l’annonce de la fermeture prochaine du site. Quel avenir pour ces salariés mis sur le carreau ? Quel avenir pour notre raffinerie ? Mystère…
Je disais donc, le carburant manque, le carburant qui nous permet d’avancer chaque jour avec optimisme et une certaine foi en l’avenir. Ce carburant-là ne s’achète pas, mais il nous faut pourtant gratter les fonds de cuve pour trouver encore une raison de se lever le matin et se transformer en winner des temps modernes. Sans vouloir faire ma rabat joie, c’est pas l’arrivée du froid et de la grisaille qui va arranger tout ça… Quoique, les soirées d’hiver bien au chaud sous le couette, c’est pas mal non plus, à condition de pas être seul avec sa couette ! Mais qui, à part notre chat Robert, voudrait de notre teint lavasse, je vous le demande ?
En attendant, les manifestations, elles, continuent à faire le plein. La rue gronde, les jeunes se soulèvent, les travailleurs s’insurgent, les casseurs cassent, les ordures s’entassent, l’air est irrespirable et les restos du cœur font le plein, eux aussi.
Mais rassurez-vous, Sarkozy voit la vie en rose, si j’ose dire ! Une fois sa réforme des retraites définitivement adoptée au parlement, tout rentrera dans l’ordre et toutes les rues de France retrouveront leur calme. Finie l’insurrection, les syndicats mordront la poussière, les journalistes retourneront dans leurs niches (Ah ils y étaient déjà ?) et les Français dans leurs HLM. Un beau discours télévisé, une petite tape dans le dos, un susucre et c’est reparti pour un tour. Et si le soulèvement actuel allait bien au-delà de la réforme des retraites ? Notre Président le saura en 2012, lorsqu’il voudra, lui aussi, faire le plein… de voix. Gageons que ce jour-là, les cuves seront vides !
Alors, le remède miracle pour éviter les « coûts de pompes » ? Croire en l’homme, malgré tout, croire en nous, aller de l’avant, se battre, ne jamais courber l’échine, voir le soleil derrière les nuages et le bonheur au coin du feu. Et en Alsace, le bonheur au coin du feu tient parfois à peu de choses, un dimanche en famille, un apéro entre amis avec, en guise de carburant, un bon petit verre de Pinot Noir (le blanc ou le gris feront l’affaire aussi !) et la chaleur de ceux qu’on aime. Ajoutez à tout cela quelques gourmandises, le plein de TONIC et vous verrez vous aussi la vie en rose.
Toniquement vôtre,
Alexandra Vallat



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