Tonic 136 - Mai 2010

Tonic 136 – Mai 2010

1 mai 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

Mulhouse
Le projet controversé de déménagement de l’Office du Tourisme

Mulhouse
La comm, ça déconne à la ville de Mulhouse

Mulhouse
Le grand vizir Izrottnergood toujours pas
calife à la place du calife El Bockel

Évènement
6ème édition réussie du festival « Augenblick », consacré, en Alsace, au cinéma d’expression allemande

Wingen-sur-Moder
Musée Lalique: Gaspillage de l’argent public ?

Oberhoffen-sur-Moder
La nature détruite ?

Seltz
Violation d’une urne mortuaire

Alerte !
Séisme en Alsace !

Ammerschwihr
Il faut sauver les sophoras d’Ammerschwihr

Région de Sarreguemines
Non à la centrale

A qui la patate chaude ?
Qui va se brûler les pattes avec la patate?

Sélestat
L’UNESCO va-t-elle labelliser la Bibliothèque Humaniste ?

Saverne
Logement insalubre

Enseignement bilingue :
Les perspectives de la rentrée 2010 dans le département du Haut-Rhin

Mulhouse
Au théâtre ce soir

Mulhouse
les grandes manoeuvres ont commencé

Preuschdorf
Privé de ses droits de travailleur?

Colmar
Leçon d’arithmétique

La Petite-Pierre
Le maire se croyait au-dessus de la loi

Colmar
Radars aux feux tricolores

Association
« Franck, un rayon de soleil »

Plaine
Les lois selon Saint Pierre !

La tête dans les nuages

Tu vois cher lecteur, je t’avais pas menti en annonçant l’arrivée du printemps, du soleil, des belles pépés en jupes courtes (on laisse les culottes courtes au monde ecclésiastique. Amen) et des Jacky en 205 turbo touch’, sono à fond et toutes fenêtres ouvertes. Dans une autre vie, je serai médium. Dans celle-ci, j’écris cet éditorial les doigts de pied en éventail devant une plâtrée d’asperges made in Alsace, accompagnée de jambons et d’une mayo made in grosses fesses. Et alors ? J’ai jamais dit que je ferais partie des pépés en jupes courtes moi, j’ai pas de Jacky pour aller avec de toute façon. Je disais quoi au juste ? Ah oui, que le printemps était arrivé et que le ciel alsacien était sans nuages.
Oui bon, je te l’accorde, y’a bien des petits restes de nuage islandais par-ci par-là et mes voisins partis à la Réunion il y a un mois ne sont toujours pas rentrés. Nous, la seule réunion qu’on connaisse, c’est celle qu’on fait chaque lundi dans le bureau d’à côté. Hé ouai que veux-tu, c’est le seul voyage qu’on peut se payer quand on bosse dans la presse… la presse indépendante en plus ? Ho merde ça fait froid dans l’dos d’un coup.
Ceci dit, pour une fois on n’était pas mécontents de pas faire partie des nantis. Franchement, faire 10 jours de camping à Roissy pour rentrer en Alsace un jour peut-être, à moitié desséchés (bah oui y’a pas de vin d’Alsace à Roissy non ? faut suivre un peu !), coincés dans un charter avec des rangées de chaussettes qui puent et au bord de la crise de nerfs, c’est moyen moyen.
N’empêche qu’il nous a bien eu le volcan islandais Eyjafjöll (brrr y’a des jours je suis heureuse de travailler dans la presse écrite et pas à la radio !) ; l’espace aérien européen paralysé, des pertes financières colossales, un bordel incommensurable, et ça s’agite, et ça s’énerve, et ça panique, et ça fait moins l’malin! Enfin, heureusement que la SNCF a été raisonnable en arrêtant ses grèves, histoire de prendre le relais et d’assurer un trafic ferroviaire normal… mais non j’déconne, ha quelle blagueuse je fais ! Vous pensiez quand même pas que la SNCF allait faire son boulot en pleine panique générale ? Nooooonnnnnn la SNCF a préféré camper (mais pas à Roissy) sur ses positions et continuer la grève coûte que coûte, après moi le déluge ! Au lieu de s’en mettre plein les fouilles, de sortir (un tout petit peu) le pays du marasme et de redorer son image, la SNCF fait grève. Pléonasme, quand tu nous tiens ! Gageons qu’elle révisera sa copie lorsqu’elle sera soumise aux règles du privé, à savoir 50% de personnels en moins, des journées à rallonge et des trains pourris, faute de moyens. À ce moment-là il sera trop tard et je serai pas la première à leur faire un don.
Bah pourquoi je m’énerve avec la SNCF, c’était pas prévu dans l’édito ça ! C’est pas grave, ce petit hurlement primaire m’a un peu (juste un peu) décrispée, pas vous ?
Bref, tu vois, on peut s’agiter dans tous les sens avec de gros billets, des copains en yacht, une belle pépé en jupe courte (elle prend pas de mayo avec les asperges et elle a le Jacky qui va avec, tout s’explique) et une Rolex au poignet, ça change rien, tu bouges pas mon gars, et t’attends que le nuage passe, comme tout le monde (sauf que tu fais pas de camping à Roissy, certes) !
Voilà, j’ai commencé à parler d’asperges et je me retrouve à faire une crise de tension nerveuse à cause d’un nuage même pas alsacien.
Mais tu verras, chez nous aussi il s’en passe de bien bonnes. D’ailleurs, l’équipe « tonique » n’est pas partie en vacances (ouf) et n’a pas fait grève (c’est quoi ça au juste ?) pour t’offrir, une fois encore, 48 pages bien gratinées.
En attendant le prochain numéro, profite bien du soleil et pas de folies. Quoique…

Alexandra Vallat



Commentaire

*