Tonic 133 - Février 2010

Tonic 133 – Février 2010

1 février 2010 à 12:00 - Aucun commentaire

Régionales
L’Alsace, une région qui en a !

Ungersheim
Le maire épinglé par la Chambre régionale des comptes

Saverne
Arrangements entre élus contre des Savernois

Schweighouse
Y a-t-il un maire dans la ville ?

Schilick
Prolifération de maires « nuisand »

Saverne
Une plainte contre les gendarmes pour menace
de mort et tentative de violence volontaire

Pfaffenhoffen
Désespéré, il se coupe un doigt et l’envoie à Sarko

Mietesheim
Les chasseurs tirent dans la maison, les gendarmes
font un faux document d’instruction pour les protéger

Grand Mulhouse
La question des indemnités dans le collimateur des citoyens

Mulhouse
Calamity Striffler fait justice elle-même

Altkirch
On prend les mêmes, et on recommence !

Histoire
Finger weg von unsere elsässische « Feldgraue » !

Régionales
Que reste-t-il du centre ?

Keskastel
Le maire a tout faux

Régionales
Le bordel à l’UMP

Colmar
On pédale dans la choucroute

Nouvelle pauvreté
ça n’arrive pas qu’aux autres

Bindernheim
Eloge de la connerie

Haguenau
Claude Sturni et les élections régionales

Sélestat
Une ville qu’on amoche !

Mulhouse
Arlette prédit la victoire du PS en 2014

Elkoubi
Le Besson de Roland Ries

Surtout ne pleurez pas !

Je ne veux pas partir comme un voleur, je vous ai toujours tout dit : Voilà je quitte Tonic.
Fini les engueulades des lecteurs mécontents, fini le tribunal de Saverne.
On m’a proposé un boulot ‘’no stress’’ … aux DNA. Fallait bien que ça arrive un jour !
Le bonheur. Maintenant je m’occupe du secteur de l’Outre-Forêt, il ne se passe jamais rien et quand il se passe quelque chose, le chef me dit « laisse tomber ». Cool.
Le premier jour, ils m’ont mis dans un bureau gris que je partage avec trois collègues. Certes, on est un peu à l’étroit entre les trois bureaux époque Louis de Funès et le bar réfrigéré. Cool quand même.
Mais le boulot est sympa, j’ai même reçu un stylo DNA, un appareil photo et une boîte de cirage !
Premier reportage : les 95 ans de Madeleine a la maison de retraite à côté de Woerth.Tout le monde est prêt, les infirmières fraîchement repoudrées, le directeur avec une belle cravate violette, des fleurs partout. Tout le monde sourit lorsqu’une petite femme en bleu dit ‘’mais où est Madeleine ?’’
Pendant une heure, on la cherche, heureusement en partant elle roule sur une flaque de liquide que venait de laisser un autre centenaire, ce qui nous permet de suivre les traces de sa chaise roulante. On la retrouve finalement au fond du jardin sous 30 cm de neige. Pour la photo c’était pratique, elle avait tellement froid, qu’elle ne bougeait plus.
Le temps que tout le monde se remaquille, Madeleine avait décongelé. Elle refusait de tenir sa tête droite, malgré la promesse de gâteaux.
Nous avons été obligés de la scotcher. Au premier essai, la perruque restait accrochée sur le repose-tête, Madeleine laissant tomber sa tête et son dentier.
Pour le second essai pas de problème, on a tout scotché ensemble, la perruque, le dentier et Madeleine. Il faisait presque nuit et en noir et blanc dans le journal, personne n’a rien remarqué. On a déscotché Madeleine et toute souriante, elle a rejoint sa chambre.
La première journée était passée. Cool.
Le deuxième jour, le chef me dit « prends la boîte de cirage et va à l’inauguration des sanisettes ». Quand j’arrive, un monsieur se met à me suivre partout et curieusement, dès que je sors mon appareil photo, il sourit. Le pauvre, de toute évidence il a un grain. Par pitié, je lui passe une couche de cirage, il est heureux.
Au moment de couper le ruban, je demande où est monsieur le député. On me montre le mec plein de cirage. Il tient la pose, les ciseaux et clic, c’est dans la boîte !
Je termine le reste de la journée avec tous les invités et un énorme buffet. Cool.

Écoute cher lecteur, si tu me connais bien, tu n’as pas cru un seul instant à cette histoire. Et si tu ne me connais pas, tu vas apprendre à le faire car chez nous, c’est que du costaud, du vrai. Quand on parle d’une mamie, c’est pour dénoncer une maltraitance. Quand on parle d’un élu, c’est parce que dès le dernier petit-four avalé, il est parti avec la caisse.
Alors si tu veux de la vraie, de la bonne info pure et dure, achète Tonic !

Biss bol
T. H.
« Et nous, on sent le gaz ? »
Le reste de l’équipe



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